La fin de l’année approche à grand pas et comme d’habitude, on ne peut pas dire que ce mois de décembre soit riche en sortie. Toutefois, il n’est pas exclus de trouver son bonheur afin de le glisser sous le sapin. Lesquels sont-ils ? C’est ce que nous allons voir dans un instant avec les sorties des jeux de décembre 2023.
Les sorties des jeux de décembre 2023
Batman Arkham Trilogy – (Switch) – 1er décembre 2023
La trilogie Arkham arrive sur Switch. Affrontez les méchants les plus emblématiques de l’univers de l’homme chauve-souris.
Dragon Quest Monsters : Le Prince des Ombres – (Switch) – 1er décembre 2023
Le Prince des Ombres est de retour et peu de personnes sont capables de le battre. L’un d’entre eux se nomme Psaro et ce dernier est victime d’une malédiction. Désormais, il est incapable de verser le sang des monstres. Cela dit, à cœur vaillant rien d’impossible. En effet, le jeune homme a l’idée de devenir meneur de monstre et de constituer sa propre armée de créature. Voyagez à travers le monde pour trouver des monstres toujours plus puissants et avoir une armée que personne ne peut vaincre.
Disney Dreamlight Valley – (PC / PS4 / PS5 / Xbox One / Xbox Series / Switch) – 5 décembre 2023 (fin accès anticipé)
Dreamlight Valley est un monde où vivent en paix les personnages de Diney et Pixar. Malheureusement, cette bonne entente est troublée par un mal qui se nomme l’Oubli. Des Épines nocturnes ont poussé dans toute la contrée et privé cet endroit magique de tous les merveilleux souvenirs qui y étaient rattachés. N’ayant nulle part où aller, les habitants se sont enfermés à double tour dans le Château des rêves. C’est à vous, un humain qu’incombe de restaurer cette paix.
Disney Dreamlight Valley DLC A Rift in Time – (PC / PS4 / PS5 / Xbox One / Xbox Series / Switch)– 5 décembre 2023
Découvrez l’Île de l’Éternité, avec de nouveaux biomes, mais également de nouvelles fonctionnalités. Si vous avez eu l’accès anticipé et que vous avez déjà terminé le jeu, profitez-en pour vous plonger une nouvelle fois dans ce monde magique.
Incarnez un Na’vi qui a été élevé depuis sa plus tendre enfance avec des humains. En effet, cette pette âme innocente a été arraché aux siens alors qu’il était un jeune enfant. Il ignore tout de ses origines et de son peuple, pourtant, il fait parti des derniers représentants du très respecté clan Sarentu, un clan que tout le monde pensait disparu depuis des années.
Les Sims 4 : À Louer – (PC / PS5 / Xbox Series) – 7 décembre 2023
Découvrez Tomarang, un monde pittoresque niché dans un paysage tropical luxuriant avec une ville animée. Devenez locataire, propriétaire, ou mieux, construisez vous même votre habitation. Et oui, il est désormais possible de bâtir différents édifices dont des maisons de ville, des duplex, des appartements, ou encore des résidences.
Incarnez un astronaute extra-terrestre qui visite un système solaire. Cependant quelque chose ne tourne pas rond. En effet, toutes les 22 minutes le soleil se transforme en Supernova et toute forme de vie disparaît. Vous devez trouver les secrets qui se cachent derrière cette situation avant que les choses n’empirent.
The Day Before – (PC) – 7 décembre 2023 (accès anticipé)
Découvrez le prochain MMO de survie. Un virus a été libéré et la majorité de l’humanité s’est transformée en zombie. Tentez de survivre seul ou en groupe, mais attention, les humains en ont après vos ressources. Cachez les bien et ne vous reposez surtout pas. On ne sait jamais qui peut nous trahir.
Découvrez l’Institut Myrtille, une académie un peu particulière se trouvant au milieu de l’océan. Par ailleurs, une immense réserve naturelle se trouve en son centre avec à l’intérieur une multitude de Pokémons. Qui sait quels secrets cache cet endroit et quel lien il partage avec la Zone Zéro.
Voilà qui est tout pour les sorties des jeux de décembre 2023. N’hésitez pas à nous dire le quel vous plait le plus en commentaire.
Disponible depuis le 06 novembre dernier, The Invincible est le tout premier jeu du studio polonais StarwardIndustries, fondé par des vétérans ayant travaillé sur The Witcher 3, Dead Island ou encore Dying Light. Que vaut donc ce Walking Sim de l’espace aux inspirations rétrofuturistes un peu « Firewatch » sur les bords ? Lisez notre test pour le découvrir.
Regis, we have un petit problème
Avant tout, il faut savoir que TheInvincibleest plus ou moins (enfin, plutôt moins que plus) adapté d’un roman éponyme de l’écrivain polonais StanislawLem, publié en 1968. Auteur prolifique dans sa Pologne natale, dont l’œuvre la plus connue à l’internationale reste Solaris. Roman dont le cinéaste StevenSoderbergh a tiré une adaptation avec GeorgesClooney dans le rôle-titre. Faut-il avoir lu le livre pour profiter de TheInvincible?
Absolument pas, la preuve, on a pu s’en passer pour ce test. En fait, il n’est même pas nécessaire de connaitre l’existence du livre, mais ça permet à votre rédacteur d’étaler sa prétendue culture et ça suffit à lui donner des paillettes dans les yeux. Au moins, ceux qui auront joué le jeu voudront peut-être découvrir le roman ? comme on va le voir, StarwardIndustries en donne en tout cas l’envie. En fait, il ne s’agit pas totalement d’une adaptation directe, puisque les évènements qui y sont relatés ici se déroulent plutôt en parallèle du roman, à un autre moment.
Nous y incarnons Yasna, une astrobiologiste qui se réveille sur une planète pleine de sable du nom de Regis III (et non pas Tutooine, ce qui aurait été fort cocasse de la part d’un studio nommé Starward.) Son équipage a disparu et il va donc lui falloir tenter de les retrouver, en plus bien évidemment de comprendre comment elle a pu se réveiller sur cette planète et ce qu’il s’y trame. On ne dira pas grand-chose de l’histoire (ce serait quand même bête de gâcher l’intérêt premier d’un jeu narratif) mais on souligne que celle-ci se montre assez captivante et devrait vous tenir en haleine entre 5 et 7 heures.
Firewatch de l’espace
The Invincible se présente comme un walking sim. Comprenez par là que vous allez devoir marcher, beaucoup, et que les éléments de gameplay sont très peu nombreux. Des jumelles, une carte qui fait office de boussole, un détecteur de métaux et un traceur de données aléatoires, voilà le matériel qui servira à Yasna au cours de son périple. Mais malgré ces accessoires qui laissent entendre une part belle à l’exploration, nous avons constaté durant notre test que The Invincible se veut très dirigiste. Le Game Over est juste impossible et se perdre est assez rare, puisque les zones sont relativement fermées, ce qui est assez dommage, mais nous y reviendrons.
Notre spationaute en herbe n’est pas totalement seule puisqu’elle est accompagnée de Novik, l’astrogateur (ou commandant du vaisseau) par radio interposée. Ce dernier va la guider tout au long de l’aventure, faisant aussi office de guide pour les joueurs, en mal de solitude. Un procédé qui ne manque pas de rappeler celui d’un petit chef-d’œuvre vidéoludique, Firewatch, lui aussi walking sim de son état, mais en forêt. Mais on est assez loin de la richesse et de la complexité relationnelle entretenue par Henry et Delilah dans Firewatch, que ce soit par leur manque de profondeur ou celui des dialogues.
Mais la relation fonctionne tout de même comme on le disait grâce à un très bon doublage (proposé ici en anglais sous-titrés français, pas de VF intégrale) et parce que de la même manière que son modèle, le personnage de Novik parvient quand même à instaurer une présence presque rassurante durant l’aventure de Yasna, tranchant avec la solitude que lui procure (ainsi qu’à nous, pauvres joueurs) la solitude de RégisIII. Ce sentiment n’empêche toutefois pas une certaine lassitude de vite peser sur nos épaules.
The Walking Dead Space
Qui dit Walking Sim dit longue marche. Bon, on dit aussi « Rover » après quelques heures de jeu, mais c’est essentiellement de la marche. Avec un tel concept, l’ennui peut toujours très vite pointer le bout de son pied, n’en déplaise à Hideo Kojima, et malheureusement, c’est ce qu’il se passe dans The Invincible. La progression est en effet très dirigiste et les interactions sont quasiment inexistantes, si ce n’est avec des personnages ou objets qui, s’ils ne sont pas toujours inanimés, manquent cependant de vie. De quoi pousser plus loin le sentiment de solitude ? certes, mais surtout le manque de dynamisme général du récit.
Malgré la nécessité presque évidente de créer un sentiment de solitude avec la lenteur du jeu, il faut dire que celle-ci joue plutôt contre elle, mais n’aurait pas été autant prise à défaut si l’implication du joueur était plus poussée. Pas d’énigmes particulières à résoudre, d’ennemis à terrasser, de camps de méchants à infiltrer, ni 150 choix à faire ou 150 chemins à emprunter, puisque le scénario comme le tracé est en fait entièrement balisé. Enfin, presque entièrement. Parce que du choix, il y en a un peu à vrai dire. Dans la narration, comme les chemins à prendre justement. Un peu.
En effet, à plein de reprises dans le jeu, Yasna va pouvoir prendre des décisions durant ses appels radios avec Novik. Souvent, il s’agira juste de répondre quelque chose d’aléatoire aux remarques de notre commandant. À un moment où le jeu se voudra quand même plus ouvert, il sera aussi possible de prendre des chemins différents pour découvrir de petits aspects inédits de l’histoire. Pour avoir essayé plusieurs runs, on peut toutefois affirmer que ces choix ne changent en fait quasiment rien, si ce n’est les cases d’une BD interactive résumant le parcours des joueurs/ Yasna et c’est surtout la fin du jeu qui se montrera globalement généreuse sur cet aspect.
Une direction artistique qui flatte la rétine
Au lancement, TheInvincible ne paie pas vraiment de mine avec son style graphique 3D coloré et cel-shadé qui trahit instantanément le milieu indépendant auquel il appartient. Mais il ne faut que quelques pas et moins d’une heure pour vite réaliser l’étendue de la beauté qu’a à nous offrir The Invincible. La planète RegisIII a beau être intégralement, ou presque, recouverte de sable, avec ses étendues d’eau par-ci par-là, elle fait une très forte impression avec ses effets météorologiques, ses effets de particules étonnamment détaillés pour une production de cet acabit, autant que la qualité globale des éclairages. Et on ne parle pas des très nombreux panoramas offerts par la planète, qui n’ont pas grand chose à envier à Starfield.
Un aspect que les développeurs ont vraisemblablement souligné puisque le jeu s’épure de toute forme de HUD, pour ne mettre en avant que le casque de notre héroïne, agrémenté du micro qui lui permet d’établir sa communication avec notre astrogateur de service. Ceci sans compter un mode photo, simple, mais efficace. Les développeurs ont même poussé le sens du détail au point de créer de la buée à l’intérieur du casque, lorsque après une (très très) brève course, Yasna s’essouffle. Dommage que cette beauté visuelle ne donne pas au jeu suffisamment d’éléments pour découvrir les 11 fins du jeu. On en a découvert 3 et ce n’est franchement pas si mal.
Résumé de notre test de The Invincible
The Invincible n’est pas l’aventure narrative la plus mémorable de l’année. En termes de walking sim, le soft souffre également de détails qui lui font défaut, même pour le genre. Le gameplay est assez peu engageant et les choix sont comme souvent assez illusoires puisqu’ils mènent globalement toujours au même schéma si ce n’est sur la fin. Mais en dépit de sa lenteur et de son manque trop prononcé de punch, The Invincible propose ce petit on-ne-sait-quoi qui fait que ça fonctionne globalement bien.
Est-ce dû à son histoire, thriller qui parvient à se montrer captivant avec sa portée philosophique ? à la qualité de ses doublages ? à la beauté de cette planète sableuse qu’est Regis III ? ou alors un peu de tout ça à la fois ? Suffisant à le noter comme une franche réussite, peut-être pas, mais à surveiller Starward Industries comme un studio qui pourrait bien compter dans un avenir proche, assurément.
The Invincible est disponible depuis le 06 novembre 2023 sur PS5, XboxSeriesX|S et PC
Points forts
C’est très beau
Une histoire captivante…
très bon doublage
différentes fins suivant les choix
L’alchimie entre Yasna et Novik…
Points faibles
Gameplay trop peu engageant même pour le genre
… qui manque tout de même de dynamisme
Les choix en cours de jeu n’ont pas vraiment d’impact
… malgré un manque de profondeur et de subtilité dans leurs personnalités et interactions.
Édité par le spécialiste des jeux pour enfants Outright Games en collaboration avec Hasbro, Transformers Earthspark Expedition est le premier jeu de la licence basé sur la série animée du même nom. Développé par les Espagnols de Tessera Studios, le titre est destiné à un public assez jeune. L’histoire met en scène le célèbre Autobot Bumblebee dans une mission pour sauver le monde. Est-ce que cette nouvelle aventure Transformers peut plaire aux enfants ?
Un robot contre tous
Le personnage principal est parfaitement choisi pour faire plaisir aux enfants. En effet, Bumblebee est l’un des Autobots les plus cool, que ce soit avec son mode de combat ou sa carrosserie américaine lorsqu’il est en forme de voiture. Découvrir Transformers Earthspark Expedition aux commandes du héros est parfait pour une initiation aux jeux d’action-aventure.
Comme toujours dans la licence Transformers, la planète Terre est en danger. Le héros jaune emblématique prend la route pour contrecarrer les plans du Dr Meridian, plus connu sous le nom de Mandroid. Afin de mener à bien sa mission, l’Autobot va devoir explorer trois biomes différents et réduire l’emprise de Mandroid sur ces lieux. En effet, le méchant diabolique fait des fouilles pour retrouver des cubes de technologie Cybertronienne et veut s’en servir pour détruire tous les humains ainsi que les robots. De plus, Mandroid a réussi à se trouver des alliés de choix en piratant certains autres robots extra-terrestres comme Grimlock ou Skullcruncher. Cette trame narrative, bien que simple, est parfaitement adaptée au jeune public, avec des moments héroïques et des dialogues captivants. En parlant de dialogues, ceux-ci sont doublés en français et possèdent quelques touches d’humour, ce qui les rend plaisants à écouter et permet de garder l’attention du joueur.
Transformers Earthspark Expedition permet aux joueurs de faire évoluer Bumblebee grâce à un arbre de talents à la façon d’un RPG. Il est possible d’augmenter la vie du héros ainsi que d’autres compétences. De plus, vous pouvez également débloquer de nouvelles attaques et combos pour que les combats ne soient pas trop répétitifs. Pour ce faire, vous allez devoir réussir des missions dans les biomes que vous visitez afin de récupérer des cartes mères qui seront nécessaires à l’évolution de Bumblebee. Cette évolution, aussi légère soit-elle, fait ressentir une progression tout au long de l’aventure.
Trois endroits à sauver
Le titre est divisé en trois parties : un lieu désertique qui fait penser au Texas, un autre plus asiatique comme la Thaïlande et un troisième se rapprochant du pôle Nord. Chaque endroit a son lot de quêtes à faire, mais il s’agit souvent des mêmes objectifs : réussir une course contre-la-montre, libérer un camp en venant à bout des ennemis qui y résident, ou encore escorter et protéger une antenne pendant sa transmission radio. Tout un tas d’objets sont éparpillés sur les maps, comme des cartes à collectionner ou des glyphes. Une jauge sur le dessus de votre ATH vous indique à quel point les forces de Mandroid ont été mises à mal et à partir d’un certain seuil, la base principale du vilain est débloquée. Dans cette base plus importante, Bumblebee devra affronter le boss qui y réside pour récupérer les cubes Cybertroniens.
Chaque fois qu’il récupère un cube, le héros jaune débloque un nouveau pouvoir qui lui donne accès à des lieux qu’il lui était impossible d’atteindre auparavant. Par exemple, dès la première zone, vous pouvez voir qu’il y a des crochets sur certaines hauteurs. Cependant, afin de les atteindre, il vous faudra débloquer le grappin. Pour les joueurs voulant finaliser le jeu totalement, il faudra revisiter d’anciennes zones avec ces nouveaux pouvoirs. Il faut compter environ 6h pour terminer la trame principale et une dizaine d’heures pour tout faire.
Sur le plan visuel et sonore, le titre peine un peu. Graphiquement, Transformers Earthspark Expedition est coloré et attrayant pour les enfants, mais ça manque de finesse et quelques bugs peuvent venir entacher l’expérience. Pour ce qui est de l’ambiance sonore, les musiques sont sympas, mais chaque micro-action du héros, comme sauter, fait réaliser le même son à Bumblebee, ce qui peut devenir exaspérant à la longue. Il faut ajouter à ça quelques problèmes de caméra.
Quand Bumblebee sort les poings
Même si les combats sont simples, nous n’avons jamais eu l’impression de nous ennuyer pendant ce test de Transformers Earthspark Expedition. Les ennemis sont assez variés ainsi que le nombre de combos disponibles, ce qui joue en faveur du titre. Les combats contre les boss sont également tous différents et demandent aux joueurs d’utiliser toutes les capacités du héros. En effet, Bumblebee va devoir esquiver certaines attaques au bon moment afin de pouvoir riposter.
1 de 2
Bumblebee peut soit attaquer à distance grâce à un tir laser, soit combattre au corps à corps. Si le héros frappe plusieurs fois le même adversaire, une barre se remplit. Une fois cette barre remplie, l’ennemi en question est étourdi. Des mécaniques simples, mais c’est parfait pour initier le public cible à ce genre de jeux.
Conclusion sur notre test de Transformers Earthspark Expedition
En résumé, ce titre est une aventure bien réalisée de la part de Tessera Studios. Avec un héros attachant, des dialogues sympas à écouter, un gameplay adapté et une histoire simple, il n’y a pas de doute qu’il va pouvoir satisfaire les plus jeunes joueurs. Même si quelques défauts sont présents, ils n’empêchent pas Transformers Earthspark Expedition d’être un bon achat pour votre enfant.
Transformers Earthspark Expedition est disponible depuis le 13 octobre 2023 sur PlayStation 4/5, Xbox One et Series X/S, Nintendo Switch et PC.
Naughty Dog a officiellement annoncé via un trailer une version remastérisée pour The Last of Us Part 2 sur PS5. Ce dernier sortira le 19 janvier 2024 et proposera même du contenu supplémentaire.
The Last of Us Part 2 Remastered sortira le 19 janvier avec un nouveau contenu
Après des mois de rumeurs, NaughtyDog a officiellement annoncé la sortie de The Last of Us Part 2 Remastered. Le titre sortira sur PS5 le 19 janvier 2024 et sera téléchargeable pour les possesseurs de la versionPS4 via une mise à jour moyennant un coût supplémentaire de 10 €. Outre la mise à jour graphique, technique et la prise en charge des fonctionnalités DualSense, un tout nouveau contenu sera également proposé. Pour l’aspect technique, le jeu sera jouable en 4K native en fidélité ou bien en 1440P upscalé en mode performance et avec un mode VRR en bonus, à condition d’être équipé de la fameuse norme HDMI 2.1, en outre, nous aurons aussi droit à des ombres améliorés, de nouveaux détails d’animation et des améliorations textures.
Mais pour justifier ce nouveau passage en caisse, Naughty Dog à cru bon de rajouter certain bonus. Des bonus tels que des skins à débloquer pour les personnages et les armes et surtout des « Niveaux perdus » et le nouveau mode de jeu No Return. Les « Niveaux perdus » sont 3 passages ayant été supprimés du jeu original que l’on pourra donc jouer ici. Ils devraient permettre d’en découvrir un peu plus sur l’histoire. Une option paramétrable permettra de rajouter les commentaires des développeurs et acteurs/actrices du jeu.
Le mode No Return permettra quant à lui de jouer différents personnages de l’histoire, chacun avec son propre style, nous dit-on, dans un mode survie à la sauce roguelike. Ce dernier bénéficiera d’une certaine rejouablité, par la variété des personnages, mais aussi des rencontres et chemins aléatoires à emprunter. Ajoutons enfin l’arrivée du mode speedrun ainsi que d’un mode guitare libre pour les férus d’instruments virtuels.
Précommandes ouvertes dès le 5 décembre, une édition WLF disponible
Si on connait le montant que les possesseurs de la version PS4 devront ajouter, on ne connait pas encore le prix à payer pour ceux qui ne disposent pas du tout de The Last of Us Part 2dans leur bibliothèque, mais le prix devrait sans doute être révélé à l’ouverture des précommandes, qui débuteront le 05 décembre. Etant donné l’avantage pour les possesseurs PS4, le prix ne devrait pas, cette fois-ci, être sujet à polémique, contrairement au cas The Last of Us Part 1, sorti l’an dernier sur PS5(et un peu plus tard sur PC).
Pour terminer, notons l’arrivée d’une version physique collector, répondant au nom d’édition WLF. Cette dernière, dont le prix est inconnu, mais pourrait être similaire à celui de Firefly(l’édition collector de Tlou Part 1), qui coûtait alors la bagatelle de 100€. Nous retrouverons ici un boitier steelbook avec le jeu (physique ou digital, difficile à confirmer pour l’heure) et les différents contenus bonus téléchargeables, ainsi que les 47 cartes que pouvait collecter Ellie au cours de son aventure, ou encore 4 pins et enfin un badge brodé de la WLF.
Netflix veut continuer de séduire les joueurs mobiles en enrichissant son catalogue déjà plein de 80 jeux. C’est ainsi que le studio au N rouge, a annoncé la sortie d’une dizaine de titres qui seront prochainement disponibles sur la plateforme, dont trois qui ont particulièrement marqué la scène indé : Hades, Braidet Death’sDoor.
Hades sortira l’année prochaine, sur IOS
Netflix tenterait-il de mieux faire passer la pilule de l’augmentation des prix d’abonnements ? Quoi qu’il en soit, le géant du streaming a profité de sa désormais traditionnelle et incontournable Geeked Week qui avait lieu du 06 au 12 novembre, pour rappeler sa volonté de se faire une place de choix dans le milieu du gaming mobile. Ainsi, parmi la dizaine de titres qui ont été annoncés pour les prochains mois, 3 retiennent l’attention : Hades, l’un des tout meilleurs jeux de 2020, Braidet Death’s Door.
De quoi célébrer aussi l’arrivée pour 2024 de HadesII, qui s’est glissé parmi les nommés aux Games Awards 2023. Notons toutefois que ce portage ne devrait concerner que les utilisateurs IOS (Apple). Aucune communication n’a été faite au sujet de versions Android. Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas, Hadès est un action/RPG de type roguelite dans lequel le joueur incarne Zagreus, prince des Enfers et fils d’Hadès, qui tente de fuir le royaume de ce dernier pour le monde des mortels. Un excellent titre qui a su séduire notamment par son gameplay aux petits oignons, sa direction artistique et ses personnages séduisants
Braid et Death’s Door également au programme
Autre chef-d’œuvre de la scène indé, Braidsera également disponible dans une édition Anniversary l’année prochaine. Sorti en 2008 et devenu un classique instantané, Braidnous met aux commandes de Tim, un homme qui se met en tête de sauver une princesse prisonnière d’un château. Si le titre a séduit les fans pour son double/triple sens de lecture et son twist final, il a surtout été très fortement apprécié pour son game design et ses mécaniques liées à l’espace temps.
Le dernier jeu de cette liste, Death’s Door, sorti en 2021, est un metroidvania mâtiné d’un soupçon de Zelda dans lequel vous incarnez la faucheuse personnifié chargé de faire passer les âmes de vie à trepas. Mais lors de sa dernière mission, notre faucheuse va découvrir un monde ou la mort est un terme peu familier. La date de sortie précise de ces trois jeux n’a pas été confirmée, mais ce qu’elle confirme en revanche, c’est la volonté de Netflix de s’offrir une place confortable dans le milieu du gaming mobile. D’ailleurs, le géant du streaming concourt d’une certaine manière aux Game Awards cette année, puisque le jeu Terra Nil, dont la version mobile est distribuée par Netflix, est justement nommé dans la catégorie meilleur impact.
Comme à l’accoutumée, Playstationnous livre ses jeux mensuels qui viennent alimenter le catalogue du Playstation Plus pour les abonnés Extra et Premium. Au programme : le remaster action-RPG Dragon’s Dogma (idéal pour l’essayer avant la prochaine sortie du second volet), le jeu de zombie Dead Island Riptide et en prime Teardown jouable dès le jour de sa sortie officielle. Voici donc la liste complète des jeux offerts sur le PS Plus de Novembre 2023, qui seront disponibles dès ce mardi 21 novembre (excepté Teardown, lancé depuis le 15 novembre).
Les jeux offerts de novembre 2023
Teardown, PS5
Teardown est un jeu de puzzle bac à sable développé par Tuxedo Labs. Vous êtes propriétaire d’une entreprise de démolition et le but sera de suivre des objectifs précis pour mener à bien vos missions. Détruire tout ce qui vous entoure de différentes façons sera votre tâche principale dans l’aventure.
Dragon’s Dogma : Dark Arisen, PS4
Cet Action-RPG en solo édité par Capcom, vous emmène dans un monde fantastique. Vous pourrez allier combat et phase d’exploration libre dans un gigantesque monde ouvert. Prenez les commandes de l’insurgé et découvrez l’univers de Gransys, peuplé de créatures légendaires comme des dragons ! Tous les DLC auparavant sortis sont inclus avec l’extension Dark Arisen.
Dead Island Riptide Definitive Edition, PS4
Suite du premier opus, vous incarnez dans ce FPS, un homme qui tente de survivre sur une île face à des zombies assoiffés de sang. Fabriquez des armes de fortune et tentez de découvrir ce qui se cache sur l’île derrière cet étrange virus.
Mobile Suit Gundam : Extreme vs. Maxi Boost On, PS4
Ce jeu est un portage de la version arcade de 2016. C’est un jeu d’action en équipe 2 contre 2 dans lequel le joueur contrôle des Mobile Suits issues de nombreux titres Gundam !
Superliminal, PS4 et PS5
Résolvez des énigmes dans ce puzzle-game où la perspective des objets et de ce qui vous entoure joue un rôle prédominant.
Eiyuden Chronicle : Rising, PS4 et PS5
Ce jeu de type action-RPG se déroule dans le même univers que le jeu Eiyuden Chronicle : Hundred Heroes. Vous découvrirez le passé des héros de ce dernier à travers des combats épiques. Par ailleurs, vous construirez et améliorerez votre ville détruite par un séisme.
Nobunaga’s Ambition : Taishi, PS4
À travers ce jeu de simulation et de stratégie historique, prenez la tête de plusieurs clans afin de faire grandir votre pays.
Alternate Jake Hunter : Daedalus The Awakening of Golden Jazz, PS4
Dans ce prequel de la série Jake Hunter, suivez la jeunesse du détective Jinguji Saburo. Ce dernier part aux Etats-Unis pour élucider le mystérieux décès de son grand-père. Recherchez des indices et menez des interrogatoires dans ce thriller narratif.
River City Melee Mach!, PS4
Prenez part à des combats jusqu’à 4 joueurs en simultané dans ce jeu d’action édité par Arc System Works. 30 équipes, 180 personnages et plus de 250 techniques spéciales différentes sont à retrouver !
Les jeux offerts exclusifs aux abonnés Premium de novembre 2023
Grandia, PS4 et PS5
Prenez les commandes de Justin, un jeune garçon déterminé à devenir un grand aventurier. Celui-ci reçoit alors une pierre magique qui le plonge au cœur d’un périple épique. Il devra percer le mystère d’une civilisation perdue dans les méandres du temps. Redécouvrez ce RPG classique de la PS1.
Jet Moto, PS4 et PS5
Dans ce jeu de course initialement sorti sur PS1, prenez le contrôle de motos futuristes pilotable sur la terre, la glace, dans les airs et sur l’eau. Confrontez-vous à 19 autres pilotes sur 10 circuits différents aussi dangereux que périlleux.
Là-Haut, PS4 et PS5
Basé sur le film d’animation Disney Pixar du même nom, le jeu était sorti initialement sur PSP, Là-Haut vous emmène dans une aventure dépaysante avec Carl Fredricksen et l’explorateur Russell. Notre duo embarque alors pour un périple fou au cœur des jungles de l’Amérique du Sud.
Klonoa Phantasy Reverie Series, PS4 et PS5
Klonoa Phantasy Reverie Series est un jeu de plateforme en 3D à défilement horizontal qui regroupe 2 épisodes de la saga. Il commémore le 25e anniversaire du premier opus de la série avec les versions remastérisées de Klonoa: Door to Phantomile sorti sur PS1 et Klonoa 2: Lunatea’s Veil sorti sur PS2.
PaRappa The Rapper 2, PS4
Empêchez une invasion de nouilles de s’abattre sur la ville grâce à PaRappa The Rappeur et son pouvoir du Rap dans ce jeu de rythme. Redécouvrez ce grand classique sorti sur PS2 connu pour son ton amusant et décalé.
Vous n’êtes certainement pas passé à côté de l’un des phénomènes de cette année 2023 qui est Baldur’s Gate III. Même si nous n’y avez pas joué, vous en avez certainement entendu parler. Le titre rafle les plus gros prix sur son passage, la preuve avec les Joystick Awards. Cependant, un gros point noir persistait : l’absence d’une édition physique.
Une édition Deluxe physique arrive pour Baldur’s Gate III
Bien qu’il faille attendre les Game Awards 2023 pour avoir des nouvelles de la version Xbox du jeu, les joueurs sur cette plateforme ne sont pas pour autant mis de côté. En effet, il y en a pour absolument toutes les plateformes, même chez Microsoft.
Cette édition Deluxe va être disponible au cours du premier trimestre 2024. Le jeu tiendra sur deux disques pour la version sur PlayStation et trois pour les versions Xbox. Toutes les mises à jour seront présentes, cela explique donc le volume importante de données. La version PC aura également le droit à sa petite boîte CD sous forme DVD et proposera un programme d’installation, le tout accompagné d’une clé Steam. Le tout sera contenu dans une magnifique boîte. De plus, des bonus physiques et dématérialisés seront disponibles pour chaque commande dont voici la liste.
Le contenu physique
La bande originale du jeu sur 3 CDs
Une carte en tissu
Deux patchs en tissu
32 stickers
Un poster de Baldur’s Gate 3
Le contenu Digital de Baldur’s Gate III
Un pack d’objets issus de Divinity: Orignal Sin II
Un pack de chansons de barde
Un thème de dés exclusif
Des peintures de Rivellon
La bourse de l’aventurier
La bande originale en version numérique
L’artbook en version numérique
Les fiches de personnage en version numérique
Les précommandes sont déjà ouvertes et disponibles uniquement sur le site de Larian Studio. Le prix de base est de 79,99€, hors frais de port. Avec ces derniers le prix peut grimper jusqu’à 99,99 €. Si jamais vous arrivez trop tard, Larian Studio affirme que le contenu sera réapprovisionné de manière régulière.
Les fans commencent à huer toutes les séries The Witcher sur Netflix. En effet, entre le changement d’acteur, la prise de liberté sur le lore, surtout avec L’Héritage du sang, on ne peut nier qu’un massacre est entrain d’être commit. Toutefois, le film animé le cauchemar du loup redresse la barre. La bonne nouvelle vient de surgir des profondeurs marines The Witcher Le Chant des Sirènes prépare son arrivée.
The Witcher Le Chant des Sirènes arrive pour 2024
Enfliez votre plus beau ciré et embarquez pour une aventure mouvementée en haute mer. Geralt de Riv donne la chasse aux créatures marines. Notre sorceleur préféré est appelé pour enquêter sur les disparitions d’un petit village côtier.
En parallèle, humain et habitant des mers commencent à en avoir marre les uns des autres. En effet le conflit dure depuis une centaine d’année, trop c’est trop. Chaque peuple est prêt à prendre les armes pour protéger les siens. Comment est ce que Geralt et ses comparses vont réussir à apaiser cette tension ? La réponse sera certainement dans ce film.
Ce film animé est inspiré de la nouvelle A Little Sacrifice qui prend place entre entre le cinquième et sixième épisode de la série.
Côté doublage, dans la VO on retrouve une nouvelle fois Doug Cockle qui donne sa voix au grand héros depuis le tout premier jeu. Yennefer et Jaskier quant à eux seront incarnés respectivement par Anya Chalotra et Joey Batey. En ce qui concerne le casting VF, nous n’avons aucune information au niveau des acteurs.
A la réalisation ou trouvera le studio sud-coréen Studio Mir à qui l’ont doit Le Cauchemar du Loup.
The Witcher Le Chant des Sirènes sera disponible sur Netflix fin 2024, sans plus de précision sur la date de sortie.
Initialement sorti sur Google Play et Apple Store, Animal Hospital débarque sur nos consoles de salon. Édité par l’entreprise française Nacon et développé par Tivola Games, Animal Hospital est un jeu de simulation dans lequel les joueurs doivent gérer une clinique vétérinaire. Le titre s’adresse à un public assez jeune par sa simplicité. Est-ce que ce nouveau jeu de Tivola Games vaut le détour pour les plus jeunes d’entre nous ?
La clinique a besoin de vous
Animal Hospital vous propose de choisir entre six personnages que vous ne pouvez pas modifier. Après avoir sélectionné l’un d’eux, la petite histoire commence. Le vétérinaire que vous incarnez vient à peine d’être diplômé et se voit remettre les clés de la clinique où sa grand-mère soignait tout un tas d’animaux différents. Il reçoit ces fameuses clés anonymement et au fur et à mesure que vous avancez dans la partie, certains collègues s’associent à vous pour essayer de trouver qui vous a envoyé ces clés. Même si le public cible est assez jeune, moins de 10 ans, il faut quand même que le jeune joueur sache lire pour comprendre car les dialogues ne sont pas doublés en français.
Un gameplay qui a du chien ?
Si par chien on entend redondant comme des aboiements, alors on peut considérer qu’il a du chien. En effet, les mécaniques dans Animal Hospital sont simples et peu variées. Ce qui peut tout à fait convenir à un public plus jeune ou à des joueurs débutants, mais qui pourrait laisser les joueurs plus expérimentés sur leur faim. La prise de décision est au minimum, se réduisant souvent à appuyer sur les boutons au bon moment quand vous devez administrer des soins. Cependant, la progression à travers le jeu et le déblocage graduel de nouvelles sections de la clinique, grâce à l’expérience acquise et à l’argent dépensé, apportent une certaine satisfaction. Pour réussir à monter de niveau, vous devez accomplir une mission qui vous est attribuée comme soigner un nombre d’animaux précis ou encore débloquer une nouvelle salle dans votre bâtiment.
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Gestion de la clinique et des soins
Votre aventure est divisée en journée de travail. Chaque matin, lorsque la clinique ouvre ses portes, un nombre d’animaux est prévu. Et oui, on ne débarque pas sans rendez-vous dans Animal Hospital. Comme pour un vrai vétérinaire, ça peut aller d’une simple tique que vous devez enlever à une pneumonie qu’il vous faudra soigner. Pour les maladies plus graves, il est possible de débloquer plusieurs chambres pour vos patients à quatre pattes afin d’en prendre soin sur plusieurs journées.
À force de fournir des soins, vous gagner des pièces qui vont vous permettre d’acheter du matériel comme de la pommade, des bandages, des croquettes… De plus, ces pièces peuvent également servir à décorer votre clinique et à acheter de nouveaux appareils pour être le plus performent et moderne possible, comme un scanner par exemple. Ça ajoute un peu de diversité, mais ça ne vous sortira pas de l’impression que vous faites toujours la même chose.
Il faut compter environ 5h de jeu pour terminer l’histoire principale. Ce qui fait du jeu un titre très cher pour ce qu’il est (40€).
Animal Hospital, un jeu presque cute
Tivola Games n’a pas misé sur les graphismes… En le considérant comme un jeu initialement prévu pour les téléphones et tablettes, les graphismes sont simplistes et décalés par rapport aux attentes des joueurs sur les consoles de salon. En effet, les textures et les animations ne sont pas à la hauteur des standards actuels. Les animaux restent assez minions et c’est sans nul doute ce que les enfants en bas âges vont penser. Pour ce qui est de la musique, c’est pareil car le disque ne change jamais ainsi que les bruitages.
Conclusion sur notre test d’Animal Hospital
Le titre peut se montrer intéressant pour les jeunes joueurs mais le prix est trop élevé pour ce qu’il apporte. Si vous achetez Animal Hospital à votre enfant, il y a de fortes chances que lui aussi trouve le jeu répétitif à souhait. Ajoutons à ça, les graphismes et l’ambiance sonore qui ne sont pas au rendez-vous, il y a de forte chance de trouver mieux sur le marché à ce prix-là.
Animal Hospital est disponible depuis le 19 novembre sur PlayStation 4/5 Xbox Serie One et X/S ainsi que sur Nintendo Switch.
20 ans après sa dernière apparition dans un jeu vidéo, AlexMurphy revient sous la houlette de Teyon, les responsables du médiocre Rambo the video game (et du plus réussi Terminator Resistance) pour un nouvel hommage au cinéma d’action 80’s. La bonne nouvelle, comme on va le voir dans ce test, c’est que Robocop : Rogue City poursuit sur ce chemin salvateur, confirmant que Rambon’était peut-être rien de plus qu’une erreur du débutant.
La loi de Murphy
Robocop : Rogue City situe son action entre le deuxième et le troisième film de la saga. De quoi se mettre les fans dans la poche. La Vieille Detroit est toujours une zone de non-droit, avec ses ruelles mal famées, tandis que la Nuke, la drogue synthétique au centre du second volet, n’a pas été éradiquée. Bref, Robocop a encore du ménage à faire. Pour commencer, rendez-vous dans un studio de télévision, ou un gang de punk n’a rien trouvé de mieux que de retenir des otages pour attirer l’attention d’un « nouveau venu dans la ville » qui se présentera comme le principal antagoniste.
Mais pas le temps de tergiverser. Robocop est surtout là pour faire parler son Auto9. Ça tombe bien, les ennemis qui pullulent dans le studio que nous allons nettoyer n’ont vraisemblablement pas vu les films et ne savent donc pas que Roboflic n’est pas qu’une vulgaire boîte de conserve. C’est ainsi qu’au cours d’une aventure longue de 10h (15 pour le 100%), Murphy va headshot du gangster de nanar. Soyons franc, si l’ambiance est très fidèle, l’histoire ne raconte rien de franchement intéressant. Même les tentatives de traiter le côté humain d’Alex Murphy n’apportent rien, de même que les choix de dialogues. Mais elle reste dans l’esprit des films et joue à fond la carte du clin d’œil. On ne demande pas mieux.
On sera toutefois ravi des nombreux clins d’œils et de l’hommage appuyé à la saga. Voir et surtout entendre de nouveau Peter Weller dans le rôle qui l’a révélé est un pur régal, tout comme retrouver les lieux, personnages et ennemis iconiques. Le commissariat est reproduit par exemple avec une fidélité déconcertante, même si l’on y reprochera me manque d’intérêt en termes de level design. On aurait aussi à redire sur le doublage assez inégal. Si Peter Weller est toujours aussi bon, c’est un peu plus mitigé pour le reste du casting, jouant souvent avec des intonations forcées.
Le meilleur Detroit
Pour ce qui est des graphismes et de la mise en scène, ça souffle le chaud et le froid. Dès que Robocop entre en scène, sortant de sa fameuse Ford Taurus, le titre nous flatte la rétine. L’Unreal Engine 5 restitute superbement les effets de lumières et les reflets, surtout dans les séquences de nuit. Tandis que l’ambiance noire et dystopique des films sont parfaitement restitués. Mais on devine assez vite les limites imposées par le budget. Les rues de Detroit sont un peu trop vides, les textures sont assez pauvres et les visages des protagonistes paraissent très lisses. Mais qu’importe le budget, le but premier était de faire un jeu Robocopet Teyon ne s’est pas loupé sur ce coup-là
Alex Murphy a beau avoir la démarche d’un robot sorti d’un vieux film d’action, il défouraille à tout-va. Ça explose des têtes, ça jette des ordinateurs cathodiques, ça choppe des ennemis pour les éclater contre un mur et de jolis petits ralentis aléatoires nous permettent de bien profiter de ces actions. Ralentis qui interviennent systématiquement lorsque nous défonçons des portes, afin de prendre les adversaires par surprise. Il faut aussi dire que l’aspect explosif doit beaucoup aux décors partiellement destructibles. Décors qui sont d’ailleurs la seule couverture de notre héros, qui ne peut ni se baisser, ni même courir ou sauter (si ce n’est dans des phases scriptées)
Et forcément, tout le problème dans le fait d’incarner un tel personnage est là : on se retrouve avec des mécaniques un peu trop vieilles dans le domaine du FPS. De fait, les non-adeptes et autres fans de Call of Duty devraient avoir un peu plus de mal à y trouver leurs comptes. On notera aussi l’ironie de voir les ennemis agir plus machinalement encore que notre policier de métal. Ces derniers répètent systématiquement les mêmes mouvements ou parcours, quand ils ne se contentent pas de vider leurs chargeurs tout en restant statiques.
Robot Playing Game
Mais un autre élément est aussi là pour pousser plus loin l’immersion, à savoir la dimension RPG. Le problème, c’est qu’elle n’apporte strictement rien et ne semble être là que parce que c’est un peu devenu une norme dans tous jeux d’actions modernes. Nous pouvons choisir nos réponses durant les phases de dialogues. Mais dans les faits, elles ne changeront strictement rien au déroulé des évènements, si ce n’est les réponses données à la psychologue de l’OCP, qui bouleverseront la fin, mais même là de façon anecdotique.
C’est ainsi qu’entre une ou deux missions, notre justicier de fer va dresser des PV, arrêter des criminels du dimanche, ramasser des doses de duke ou autres documents qui n’amèneront qu’une seule chose : faire monter l’XP. Seulement, dès le début, Robocop fait montre de sa brutalité et par conséquent, la montée en puissance ne se ressent quasiment pas. On s’interroge également sur l’utilité d’avoir d’autres armes que le traditionnel Auto9. Si l’on exclut certains moments qui nécessiteront davantage l’utilisation d’une arme à lunette, il y a peu de chances que nous utilisions autre chose que l’arme mythique de Murphy, disposant de munitions illimités et que l’on pourra en plus rendre de plus en plus puissante (et celle-ci se ressent pour le coup)
Le problème global avec cette dimension RPG, c’est qu’elle vient casser le rythme très pêchu des scènes d’actions et si on pouvait espérer qu’elle masquerait un peu la redondance générale, elle ne fait qu’y ajouter du poids. On ne fera pas autant de reproches aux séquences d’investigations, même si elles sont assez mécaniques dans l’ensemble, parce que encore une fois, ça reste quelque peu dans l’esprit de Robocop. Et c’est clairement ce sur quoi les développeurs ont tenu à se concentrer.
Résumé de notre test de Robocop : Rogue City
Robocop : Rogue City est un véritable hommage à la saga cinématographique, que ce soit au niveau de l’ambiance dystopique ou de la violence graphique. Teyon n’a fait aucune concession sur le rendu. Incarner Robocop procure un plaisir indéniable pour tout fan de la licence. Mais il faut bien admettre que si ces derniers ont de quoi être comblé, ce ne sera pas le cas de tous. Robocop : Rogue City souffre peut-être de mécaniques de FPS trop vieilles pour séduire au délà.
À une époque où la mode est aux fasts FPS, Robocop : Rogue City opère un retour en arrière qui ne séduira pas tout le monde. Il faut aussi dire que ses mécaniques RPG n’apportent pas grand-chose. Elles ont au contraire tendance à ajouter une couche dans la redondance générale, déjà appuyée par le manque de vie à Detroit. On se dit franchement qu’un gameplay et un level design plus linéaire aurait vraiment bénéficié au titre. Mais dans sa proposition, Robocop: Rogue City s’avère être un jeu honnête et passionné. Un titre qui fleure bon l’hommage aux années 80 et on regrettera surtout que Teyon n’a pas bénéficié d’un budget plus conséquent, car on imagine sans peine ce qu’ils auraient pu faire avec.
Robocop Rogue City est disponible depuis le 2 novembre 2023 sur PC, PS5 et Xbox Series
Points forts
On incarne Robocop !
Un respect de la licence qui crève les yeux
Le Unreal Engine 5 assez bien exploité…(direction artistique, lumières)
Les gunfights, véritable défouloir old school…
Peter Weller excelle de nouveau dans le rôle principal
L’histoire qui fait le pont entre le deuxième et troisième film
Quelques idées narratives intéressantes…
La montée en puissance de l’Auto9
Points faibles
On incarne Robocop…
Les zones de jeu qui manque un peu trop de vie
La dimension RPG, qui enlève plus qu’elle n’apporte
… mais pas toujours (textures grossières, visages lisses)
Peut-être un peu trop old school pour les non adeptes de la saga