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Test Dragon Quest VII Reimagined: une grande épopée à travers le temps

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Après la refonte de la trilogie Roto en HD-2D, c’est au tour de Dragon Quest VII d’être « Reimagined » pour une refonte complète. L’un des épisodes les plus décriés de la licence revient ici pour la seconde fois, 25 ans après l’opus original sur PlayStation et 10 ans après un premier polissage sur Nintendo 3DS, qui occasionnait alors la première sortie du jeu sur le territoire Européen. Voici notre test de Dragon Quest VII Reimagined.

Test Dragon Quest VII Reimagined: un jeu qui a-Melyor l’original

En mauvais adeptes que nous sommes, nous n’avons jamais mis la main sur Dragon Quest VII, qu’importe la version. Aussi, quand votre serviteur à eu l’opportunité de poser ses mains sur ce test de Dragon Quest VII Reimagined, la question fut «Pourquoi pas le 4, 5 et 6 d’abord ?? Ce sont des rigolos chez Square Enix  !» D’intenses recherches internet d’environ 18 secondes nous ont donné la réponse: plusieurs projets sont en cours et celui-ci était fini avant les autres. Voilà, explication simple pour justifier cet ordre de sortie, qui semble bien aléatoire pour le commun des mortels.

On commence donc notre test de Dragon Quest VII Reimagined sur l’île de Melyor et plus précisément dans la baie d’Alevin. Dans ce petit coin pas piqué des hannetons, qui constitue apparemment la seule île de toute la terre plate, vit le jeune fils d’un pêcheur, star locale des lieux et accessoirement adepte obsessif des anchois. Ce jeune chétif, qui n’as pas du tout la tête de l’emploi d’un gars qui pourrait, au hasard, sauver le monde des ténèbres, se voit bien découvrir le monde en naviguant sur les sept mers. Son voyage ne va pas le décevoir, puisque le monde, il y en a effectivement EU un,  bien au délà de cette seule île.

Demo Dragon Quest VII Reimagined screenshot

D’autres îles bloquées dans le passé que notre héros, accompagné de ses deux amis très haut placés (le fils du roi et la fille du maire) vont tenter de débusquer et révéler aux yeux du monde, dans une grande aventure à travers l’espace et le temps pour révéler aux yeux du petit monde que non, ce dernier ne se limite pas à une île de consommateurs de poissons. La structure narrative reprend alors peu ou prou le même schéma: on trouve, des tablettes de pierre, parfois par terre, parfois en guise de fêve dans notre part de galette, on les reconstitue dans une temple dédié et on visite les îles qui en découlent pour les révéler au présent, non sans avoir résolu leur conflits d’abord.

Une longue quête à travers le temps pour réparer le monde

Si la structure narrative paraît de prime abord redondante ou au mieux épisodique, c’est sans compter sur deux éléments qui viennent nuancer la donne: des mini-récits de plus en plus approfondis et un élément moteur commun qui vient donner du liant à toutes ces tragédies. C’est déjà l’un des points brillants justement. Dragon Quest VII Reimagined a beau partir sur une direction artistique chatoyante et enfantine, faite de personnages plus ou moins chibi (et basés sur de véritables poupées modelées et reproduites numériquement pour l’occasion ) et de décors en diorama, les thèmes traités sont étonamment matures.

Les récits ne se finissent pas toujours sur des happy end à l’extrême et beaucoup de sujets, comme le deuil, l’héritage ou encore les croyances religieuses reviennent souvent. Plus on avance dans le jeu, plus la narration gagne en profondeur, bien que cela prenne souvent le temps. Le tout est appuyé par une mise en scène efficace et de très bonnes performances vocales. Et ce n’est pas seulement le scénario qui prends ce temps mais aussi les mécaniques de jeu. Peut-être avons nous passé beaucoup trop  de temps sur le farming mais il n’empêche que l’une des mécaniques centrales du gameplay, à savoir le système de double vocation a mis pas loin d’un tiers de l’aventure avant de nous être proposé, dans un contexte pour le moins surprenant.

Dragon Quest VII Reimagined screenshot PS5

D’ailleurs, avant de revenir plus en profondeur sur ce système de double vocation, on revient sur l’une des plus importantes frustrations du jeu: son accessibilité. Déjà, et peut-être que le farming est toujours en cause mais est arrivé un moment où nous roulions sur tout le jeu, au point que certains combats de boss ne dépassaient pas les 3 min (en ultra accéléré) et ou un simple coup d’épée permettait d’anéantir d’un coup d’un seul les monstres se baladant sur la map, au prix d’un apport en points exp bien moindre que sur un combat traditionnel. L’autre coté accessible, vient de notre exploration où, comme ci le jeu avait peur de nous perdre 2 min, il nous indique le chemin, tel les nombreux panneaux indiquant la présence d’Odile de Rey à l’aéroport dans La Cité de la Peur.

Choisir ses vocations

Là, on en vient maintenant au système de vocations et la façon dont il s’enrichit tout au long de l’aventure. Le principe de base est simple: une vocation donne accès à une compétence passive qui donne un buff soit à nos alliés, soit à nous-même,  et au fur et à mesure que l’on avance dans les niveaux, on débloque diverses compétences nécessitant plus ou moins de PM. Puis arrivé un moment où nous avons alors la possibilité de changer de vocations à la volée, jusqu’à atteindre cette phase où l’on pourra en choisir deux en simultanés.

Dragon Quest VII Reimagined screenshot PS5

À partir de là, ça devient un véritable festin en terme de synergie et de combinaisons d’attaques. Sans compter que le tout rend superbement bien à l’écran, en terme d’animations. C’est d’ailleurs ce qui a rendu le fait de rouler sur le jeu, à quelques longues exceptions prêtes un peu frustrant. Puisque à plusieurs reprises, ça a saqué chez nous cette impression de montée en puissance et de synergie efficace. Et précisons que, contrairement aux opus HD-2D, nous n’avons pas non plus passé des journées entières sur le farming.

Mais il n’en reste pas moins que la proposition reste très efficace, d’autant plus que nos personnages disposent de classes qui les prédisposent naturellement à certaines vocations. À de nombreuses occasions d’ailleurs, nous aurons l’opportunité de ramasser des cœurs de monstres. Des orbes qui, une fois equipées, apportent un bonus supplémentaire, si celles-ci s’accordent bien à une compétence ou une vocation en particulier. Par exemple, l’une d’elles permettait d’augmenter la puissance de notre concentration de force, idéale à appliquer sur Killyan et sa compétence de « tension ».

Exploration en deux temps

Au fil de notre aventure, nous débloquons donc diverses îles, à explorer tantôt dans leur version passé, tantôt dans leur version présent. En revanche, dommage que les phases d’exploration en bateau ne ramènent pas au sentiment d’evasion d’un Windwaker par exemple. Pour un jeu qui vante le mérite de l’exploration par les océans, ça le fait moyen. Le jeu a beau nous guider un peu trop pour son propre bien, l’exploration reste tout de même superbement évasif et la structure intelligemment agencée. Notez d’ailleurs que outre les téléportations illimités, un autre mode de déplacement intervient plus tard dans l’aventure, permettant alors l’accès a des zones alors inaccessibles mais nous vous laissons le soin de la découverte.

Dragon Quest VII Reimagined screenshot PS5

Certaines parties des îles ne sont par exemple pas toujours accessibles et l’on y revient alors, avec le bon outil pour accéder aux parties secrètes. La direction artistique est d’ailleurs renforcée par une technique très propre, avec de très bons jeux de lumières et des décors qui brillent dans leur détails. Quant à la fluidité, sur PS5, on l’a très très rarement pris en défaut. En revanche, nous aurions aimés que le level design joue davantage avec cette double temporalité, même si cela arrive mais plutôt dans le développement narratif.

Peut-être que certaines choses nous ont échappé mais les près de 50h que nous ont nécessité l’aventure ne nous ont pas permis de fouiller le jeu de fond en comble, mais le contenu est présent, entre mini-jeux, secrets à découvrir et quêtes annexes impliquant parfois des îles aux histoires moins consistantes mais toujours avec cette petite richesse émotionnelle si particulière. Une richesse émotionnelle qui nous a traversé durant toute notre aventure, petite par son esthétique, grandiose par sa nature, ponctué par les sublimes compositions orchestrales de Kōichi Sugiyama.

Resumé de notre test de Dragon Quest VII Reimagined

Plein de questions se sont posées avant que l’on se lance dans ce test de Dragon Quest VII Reimagined. La direction artistique ne va t’elle pas rendre le jeu trop enfantin ? Pourquoi le 7 d’abord, d’autant plus s’agissant à fortiori de l’un des épisodes les plus décriés de la licence ? Bien sûr, nous avions eu une partie des réponses dans la démo mais c’est une fois le jeu complet entre les mains que l’on a compris ce qui motivait réellement cette version repensée. Aussi mignonne soit-elle, la direction artistique rend honneur au chara design si reconnaissable de feu Akira Toriyama et les thèmes traités tranchent subtilement avec le choix esthétique réalisé.

Derrière, nous composons avec un système d’exploration bougrement bien pensé, permettant notamment de voyager sur deux lignes temporelles et le système de combat, au coeur duquel se trouve le concept de vocations, gagne en richesse et en souplesse au fil de notre quête. Tout n’est pas parfait, en cause notamment une facilité un peu déconcertante et une aventure qui nous guide beaucoup trop. Mais par sa naïveté apparente et franchement rafraîchissante, Dragon Quest VII Reimagined s’impose, avec ses personnages attachants comme pas deux et sa narration de plus en plus riche et aux thèmes étonamment matures et profonds, comme un voyage marquant à bien des égards.

Dragon Quest VII Reimagined sera disponible le 05 février 2026 sur PC, PS5, Nintendo Switch 1|2 et Xbox Series X|S.

Les points forts:

  • Une direction artistique mignonne tout plein et qui flatte la rétine
  • Une exploration intelligemment pensée
  • Le système de vocations qui s’enrichit au fil de l’aventure
  • Des personnages attachants et hauts en couleurs
  • Une narration aux thèmes matures, qui gagne en richesse et en profondeur
  • Une très bonne mise en scène
  • Le doublage de très bonne facture
  • Les musiques de Kōichi Sugiyama
  • Une accessibilité bienvenue et optionnelle (accélération des combats, téléportation)

Les points faibles :

  • Ça met un peu de temps a démarrer
  • Une aventure qui nous prend beaucoup trop par la main
  • Les phases en bateau auraient pu être plus excitantes et évasifs, compte tenu du contexte narratif
  • Décidément, on y arrive pas avec le chara design de Killyan
  • En mode normal, pas besoin de forcer le farming pendant des journées pour rouler sur le jeu.

Les Belges de Dynasty remportent la toute première édition de Red Bull Three 2 One

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Le temps d’une journée, le Terminal 1 de Bruxelles s’est transformé en véritable arène futuriste. Entre voitures volantes, accélérations fulgurantes et buts spectaculaires, les meilleurs joueurs belges de Rocket League se sont affrontés dans un format inédit imaginé par Red Bull : le Three 2 One.

Et au bout du suspense, c’est l’équipe belge Dynasty qui a marqué l’histoire en devenant la première formation à remporter cette nouvelle compétition.

Composée de Jochen Weyts (Wingene), Mauro Ongena (Gand) et Zeno Sterkens (Vosselaar), l’équipe s’est imposée après une série de rencontres intenses face à cinq autres équipes belges. En plus du trophée, les vainqueurs repartent avec un prize pool de 1 500 euros ainsi que trois écrans gaming AGON by AOC.

Un format Rocket League totalement repensé

Ce qui distingue Red Bull Three 2 One des tournois classiques, c’est avant tout son système de jeu. Ici, il ne suffisait pas d’être performant en 3 contre 3. Chaque confrontation se jouait en “best of 5”, avec une alternance entre des matchs en 1vs1, 2vs2 et 3vs3.

Une mécanique qui a complètement changé la manière d’aborder les rencontres.

Les équipes devaient constamment réfléchir à la meilleure composition possible selon le mode de jeu : quel joueur aligner en duel ? Quel duo fonctionne le mieux en 2vs2 ? Faut-il miser sur l’agressivité ou sur la défense ?

Pour Dynasty, cette dimension stratégique a clairement fait la différence.

« Ce format apporte une dimension supplémentaire vraiment intéressante. Il faut réfléchir à qui on fait jouer et à quel moment. Cela change complètement la dynamique d’un match », expliquent Jochen, Mauro et Zeno après leur victoire.

Habitués aux compétitions de haut niveau, les trois joueurs ont rapidement trouvé leurs automatismes et imposé leur rythme tout au long du tournoi.

Atow impressionné par le niveau belge

La compétition a également attiré l’attention d’un invité de marque : Atow, l’un des meilleurs joueurs belges de Rocket League. Le joueur professionnel évolue aujourd’hui chez la structure française Karmine Corp, l’une des équipes les plus populaires de la scène européenne.

Présent à Bruxelles pour soutenir l’équipe de son frère, éliminée en demi-finale justement par Dynasty, Atow a salué le niveau affiché durant l’événement.

« J’ai vu de très belles parties aujourd’hui. Le niveau était élevé et certains buts m’ont vraiment impressionné. Dynasty s’est démarquée, même si ces joueurs ont déjà l’habitude du niveau européen. »

Le joueur belge s’est aussi réjoui de voir une scène locale toujours active :

« Je suis surtout content de voir que la communauté belge continue de progresser. Il y a encore beaucoup de potentiel. Mon conseil reste simple : jouez, jouez, jouez ! »

Une production spectaculaire

L’événement ne s’est pas contenté d’offrir du spectacle sur le terrain virtuel. Tout avait été pensé pour créer une ambiance digne des grandes compétitions internationales d’esport.

Les joueurs évoluaient sur des configurations identiques équipées d’écrans AGON by AOC 610 Hz AG246FK6, tout en utilisant leurs propres périphériques afin de conserver leurs habitudes de jeu.

Le tournoi était également retransmis en direct sur la RTBF Ixpé, mais aussi sur YouTube et Twitch via le créateur de contenu néerlandais Twisty, à l’origine du concept Three 2 One.

Une nouvelle formule qui pourrait s’imposer

Avec son mélange de stratégie, de flexibilité et de spectacle, Red Bull Three 2 One a réussi son entrée sur la scène Rocket League. Le format casse les habitudes du 3vs3 classique et pousse les équipes à montrer une palette beaucoup plus complète de compétences.

Au vu du succès de cette première édition belge et de l’engouement du public en ligne, il ne serait pas étonnant de voir cette formule revenir rapidement dans d’autres pays européens.

Et pour Dynasty, une chose est déjà sûre : leur nom restera associé à la toute première page de l’histoire du Red Bull Three 2 One.

Soluce Cthulhu : The Cosmic Abyss – Résoudre l’énigme de la galerie de la chute

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Après les méandres du Temple, Cthulhu : The Cosmic Abyss, de l’éditeur Nacon, (notre test ici) enchaîne avec une séquence plus narrative mais tout aussi exigeante dans son chapitre 4. En rebroussant chemin, Noah accède enfin à une zone inédite : la Galerie de la Chute, un lieu chargé de mémoire… et de symboles. Suivez notre soluce de Cthulhu : The Cosmic Abyss pour résoudre l’énigme.

Une salle tournée vers l’Histoire

Dès votre arrivée, le jeu change de rythme. Ici, pas de labyrinthe mouvant, mais une énigme basée sur la compréhension du lore. Quatre stèles bordent la pièce, chacune racontant un fragment d’un événement clé : l’emprisonnement de Cthulhu par les Yith.Soluce Cthulhu The Cosmic Abyss

Commencez par analyser chaque stèle. Prenez le temps de lire et d’assimiler les informations : ce puzzle repose entièrement sur votre capacité à reconstituer une chronologie cohérente.

Au bout du couloir, vous découvrirez un réceptacle à quatre emplacements. En revenant vers les stèles, un nouvel élément apparaît : des palets posés devant chacune d’elles. Le lien est immédiat — vous devez associer chaque palet à sa place dans une frise chronologique.

Soluce de Cthulhu : The Cosmic Abyss – Enigme de la galerie de la chute

Le principe est simple sur le papier : reconstruire l’ordre des événements. Mais comme souvent dans The Cosmic Abyss, les descriptions restent volontairement ambiguës, mêlant mythologie et visions fragmentées.

L’ordre attendu suit une progression narrative classique :

  • Un lieu
  • Un événement déclencheur
  • Une conséquence
  • Puis un aboutissement

La solution complète :

Si vous souhaitez avancer sans tâtonner, voici l’ordre correct pour placer les palets dans le réceptacle, de gauche à droite :

  1. R’lyeh La Sombre
  2. La Capture
  3. Le Sommeil
  4. Le Réveil

Une fois les éléments correctement positionnés dans le bon ordre, le mécanisme s’active immédiatement.

La récompense ne tarde pas : les portes situées à droite et à gauche s’ouvrent, dévoilant un nouveau passage et marquant la fin de cette énigme.

Vous pouvez également suivre notre soluce vidéo :

Soluce Cthulhu : The Cosmic Abyss – Comment traverser le couloir des secrets ?

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Dans le chapitre 3 : Le Temple, Cthulhu : The Cosmic Abyss, de l’éditeur Nacon, (notre test ici) abandonne toute illusion de progression linéaire pour plonger le joueur dans l’un de ses puzzles les plus déroutants : le Couloir des Secrets. Un labyrinthe mental autant que spatial, où l’observation prime sur l’orientation pure. Suivez notre soluce de Cthulhu : The Cosmic Abyss pour avoir comment traverser le couloir des secrets.

Une énigme basée sur la perception

À première vue, le couloir semble fonctionner comme un dédale classique. Pourtant, tourner au hasard ou tenter de cartographier les lieux mène rapidement à l’échec. La clé se trouve dans une règle simple, presque ésotérique, donnée par le jeu lui-même :

“L’initié doit aller de l’avant s’il apprend quelque chose, et se retourner s’il ne le fait pas.”

Cette phrase résume toute la logique du puzzle. Ici, progresser ne dépend pas d’un chemin fixe, mais de votre capacité à interpréter l’environnement.

Soluce de Cthulhu : The Cosmic Abyss – Traverser le couloir des secrets

Deux éléments principaux doivent guider vos choix :

  • Les stèles : si une pièce contient une stèle que vous pouvez analyser ou qui révèle une information, c’est un signe clair de progression. Continuez tout droit.
  • L’absence de découverte : si la salle ne propose rien de nouveau — aucun symbole, aucune interaction — alors vous êtes sur une fausse piste. Il faut faire demi-tour.
  • Un détail supplémentaire peut vous aider : les courants d’énergie présents dans certaines salles orientent subtilement le bon chemin. Ils agissent comme un fil d’Ariane visuel pour les joueurs attentifs.

    En appliquant strictement cette logique d’apprentissage, on obtient une séquence précise permettant de sortir du labyrinthe :

  • Demi-tour
  • Tout droit
  • Demi-tour
  • Tout droit
  • Tout droit
  • Demi-tour

Ce parcours n’est pas arbitraire : il reflète exactement les moments où le jeu considère que vous “apprenez” quelque chose… ou non. En tout cas, à la fin de votre chemin vous trouverez l’antichambre.Soluce Cthulhu The Cosmic Abyss

Vous pouvez également suivre notre soluce vidéo :

Soluce Cthulhu : The Cosmic Abyss – Comment ouvrir le portail ?

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Dans Cthulhu : The Cosmic Abyss de l’éditeur Nacon (notre test ici), l’horreur ne surgit pas frontalement : elle s’insinue, lentement, à mesure que le joueur assemble des fragments de vérité. Dès le chapitre 1, intitulé : L’Éveil, une énigme cristallise cette philosophie : ouvrir un portail scellé dans le sous-sol d’une maison, à l’aide d’indices disséminés dans l’environnement. Suivez notre soluce de Cthulhu : The Cosmic Abyss pour savoir comment ouvrir le portail dans le chapitre 1.

Soluce Cthulhu : The Cosmic Abyss – Ouvrir le portail

Tout commence dans une pièce attenante au bureau de Mei. Sur le sol et sur un bureau, 5 feuilles éparpillées attendent d’être examinées et replacées au bon endroit. Leur rôle n’est pas anodin : elles permettent de reconstituer une fresque murale incomplète qui vous donnera l’indication des objets à utiliser pour ouvrir le portail.Soluce Cthulhu The Cosmic Abyss

  • 3 feuilles sur le sol : au pied du mur où se trouve la fresque
  • 2 feuilles sur le bureau (une à retourner) : derrière la fresque, dans la même pièce

Une fois correctement repositionnées, ces feuilles révèlent un schéma précis. Ce dernier ne donne pas une réponse directe, mais indique la logique à suivre : l’utilisation de pierres spécifiques dans le sous-sol.

Ce passage agit comme un filtre : il oblige à observer, manipuler et comprendre plutôt que simplement collecter.

Les pierres : la clé du mécanisme

Une fois la fresque complétée, l’enquête bascule. Le joueur comprend que deux pierres sont nécessaires pour activer le portail situé au sous-sol.

Grâce au sonar et à la fréquence « Minéral », il devient plus facile de repérer ces objets dans l’environnement.

Voici leur emplacement exact :

  • Basalte (pierre de gauche)
    → Située à la tête du matelas, dans la pièce où se trouve la fresque murale.
  • Quartz fusionné (pierre de droite)
    → Localisée dans le bureau de Mei, parmi les objets à analyser.

Une fois les deux pierres récupérées, il suffit de retourner au sous-sol et de les placer dans les emplacements correspondants. Le mécanisme s’active alors, détruisant la substance étrange et ouvrant enfin le portail.

Vous pouvez également suivre notre soluce vidéo :

Test Saros : un tps qui éclipse la concurrence ?

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Après avoir séduit et surtout traumatisé les joueurs avec Returnal, le studio finlandais Housemarque revient enfin aux affaires avec Saros, sa nouvelle exclusivité PlayStation 5. De la SF cryptique, une planète hostile et une structure qui sent bon la boucle infernale :  Saros est-il un Returnal 2 qui ne dit pas son nom, ou une vraie nouvelle proposition ? réponse dans notre test.

Test Saros : les carcasses de Carcosa

Carcosa est une planète bien étrange, mais avant tout, on ne peut plus bénéfique pour la société Soltari. Elle regorge de Lucénite, une énergie dont une simple goutte équivaudrait à 10 tonnes de carburant ou un truc dans le genre. Ni une ni deux et comme toute société diabolique pensant avant tout à son intérêt au détriment des vies humaines, elle dépêche donc plusieurs équipes afin d’extraire cette matière révolutionnaire. Mais le contact a été mystérieusement coupé et c’est désormais autour de l’Echelon IV d’être dépêché sur place, dans le but d’enquêter sur cette rupture soudaine de communication.

Arjun Devraj, notre héros est donc l’un de ces membres. Très vite, on prend conscience de l’étrangeté temporelle et atmosphérique de ces lieux ô combien infernaux. On comprend aussi qu’une civilisation y a vécue et est aujourd’hui portée disparue. Pour couronner le tout, une sorte d’éclipse (le titre du jeu y fait référence) est de la partie et, en plus de bouleverser le comportement des monstres de passage, les rendant notamment plus fort encore, alterne aussi le discernement des membres d’Echelon IV.

Saros gameplay screenshot ps5

Arjun va donc devoir enquêter sur tout ça, tout en cherchant des réponses à une quête personnelle, dont nous tairons tous les tenants et aboutissants. L’histoire et la narration de Saros ont davantage de mise en scène par rapport à Returnal, notamment via davantage de cinématiques. Mais elle reste au global toujours aussi cryptique et demande une implication poussée, passant par des journaux et autres logs audios, qui permettront de mieux saisir les enjeux. Mais la finalité de tout ça à le mérite, avec un minimum d’implication, de proposer une conclusion plus concrète, plus claire et abordant certaines thématiques d’actualité.

Un gameplay toujours exigeant, mais plus permissif

Comme avec son prédécesseur, c’est dans son gameplay que Saros fait la différence. Tout en assumant son héritage. Il est toujours question d’un véritable ballet d’ennemis et d’orbes lumineuses et colorées en tout genre et le titre parvient constamment, et c’est admirable, à conserver non seulement une fluidité parfaite et une lisibilité qui l’est tout autant. Mais dans Saros, Housemarque y ajoutent plusieurs paramètres qui vont rendre l’expérience plus grisante, plus permissive, mais pas moins punitive.

Niveau accessibilité, on retrouve donc un arbre d’amélioration, appelée matrice d’armure, qui permet d’obtenir des améliorations passives et permanentes, offrant ainsi plus de puissance au fil des essais et des morts.  Pour obtenir ces améliorations, vous devrez récupérer de la Lucénite, que vous pourrez récupérer sur les ennemis que vous éliminerez. Toutefois, si le fait de mourir vous ramène au Passage, lieu qui sert de hub et de point de départ, cela vous fait également perdre une bonne partie de votre précieuse ressource, alors mieux vaut faire preuve de prudence dans certains cas et rentrer au bercail via des téléporteurs. Pour autant, le jeu ne se veut pas moins exigeant qu’un Returnal.

Saros reste toujours aussi punitif et il faudra régulièrement étudier le terrain, les mouvs ennemis et bien lire les patterns des boss pour espérer en sortir vainqueur. À cela s’ajoute d’ailleurs les Modificateurs Carcosiens. Des modificateurs qui permettent d’activer des bonus ou malus censés faciliter ou, au contraire, contraindre davantage la progression.  Ne vous attendez pas non plus à ce qu’ils renversent vos parties.  Certes, elles s’en retrouvent un peu plus facilités (il faudra quand même attendre quelques heures avant de les débloquer) mais pour pouvoir valider ces modificateurs bénéfiques, vous devrez contrebalancer en activant des modificateurs exigeants.

Ça permet d’équilibrer davantage tout en proposant un défi un poil plus accessible. Mais le must du gameplay de Saros, c’est indéniablement son bouclier. Plus que de simplement servir à se protéger d’attaques (bien que ce ne soit pas toujours le cas), ce dernier est aussi un absorbeur de dégâts et on peut même dire que le cœur du gameplay tourne autour de ce bouclier. D’une part, absorber les attaques vous permet de les reconvertir en énergie pour arme énergétique, mais par la suite, vous pourrez également les renvoyer sous forme d’ondes sismiques. Bref, le jeu peut souvent vous encourager à foncer dans le tas, avec modération.

Vivre. Mourir. Recommencer

Tout comme sa prédécesseure, Carcosia est une planète aussi hostile que changeante, où le temps ne suit aucune logique linéaire. Les 5 biomes qui composent l’univers sont interconnectés, offrant ainsi à terme l’occasion de les tenter d’une traite, sans repasser par le Passage, obligatoire lors d’un premier run, narration oblige. Le level design semble parfois curieux, en plaçant par exemple des plateformes bondissantes de manière un peu trop aléatoire.

Mais qui dit Roguelike dit forcément multitudes d’armes et l’arsenal de Saros se veut plutôt convainquant sans être ce qu’il y a de plus généreux dans le genre.  En gros, vous retrouverez principalement 5 armes scindées en 3 catégories. C’est surtout dans leurs tirs secondaires, activables en appuyant à moitié sur L2, que ces dernières tirent leur épingle du jeu et si beaucoup nous ont parues inégales, vous trouverez forcément votre favorite suivant vos runs. Runs que vous démarrerez toujours avec la dernière arme récupérée, avec le niveau de maitrise au plus bas.

Saros gameplay screenshot ps5

Pour la changer, il vous faut simplement ouvrir des conteneurs (certains nécessitant une Clé Carcosienne trouvable dans d’autres conteneurs) et espérer tomber dessus. Leur niveau de puissance dépend de votre niveau de maitrise, que vous pourrez améliorer via la matrice d’armure. Ces conteneurs proposent également des reliques passives qui, là aussi, peuvent aider à faciliter votre progression. Vous êtes toutefois limités en nombre de reliques (tout ayant droit à une proposition assez généreuse quand même) et en mode éclipse, choisir des reliques contraint également à consentir à quelques sacrifices.

Mais en bref, Saros vous offre une large possibilité en termes de modulation, sans jamais renier l’exigence que l’on attend d’un tel jeu. Vous aurez aussi la possibilité de recommencer les biômes autant que vous voulez et d’une part, on vous le conseille pour découvrir tous les chemins, qui ne sont pas accessibles lors des premiers runs et aussi parce que ce sera obligatoire si vous voulez récupérer tous les journaux audios et écrits, nécessaires à la compréhension de l’histoire.

Une eclipse radieuse

On va terminer ce test de Saros sur la note technique et, oui, c’est beau. C’est beau et surtout c’est extrêmement fluide. 15h de jeu nous ont été nécessaires pour voir le bout du chemin, soit plus de 55h en temps nécessaire par manque de talent de votre serviteur (et c’est loin d’être le pire score…) et à aucun moment, nous n’avons surpris le jeu vaciller, ou alors à des moments tellement rares et discrets que les noter serait vraiment chercher la toute petite aiguille dans l’énorme botte de foins. La direction artistique, entre architecture mécanique et organique nous a également fait de l’œil, perfectionnée par l’atmosphère aussi belle que lugubre de Carcosia.

Là où on aura à redire, ce sera plutôt sur certaines textures, en particulier sur le visage des protagonistes et leurs expressivités pas franchement convaincants, y compris en ce qui concerne Arjun. Enfin, si on ne le souligne quasiment plus dans nos tests, du fait d’une utilisation gadget la plupart du temps, Saros rentre indéniablement dans le très haut du panier des meilleures utilisations de la Dualsense. Autant dire d’ailleurs que les fonctionnalités propres à la manette de Sony demeurent ici carrément indispensables. Précisons par ailleurs que nous avons testé le jeu sur une PS5 classique.

Résumé de notre test de Saros

Si Saros avance dans les pas de Returnal, il améliore sa formule avec une narration un peu moins cryptique et surtout en offrant une difficulté à la carte et au global une expérience plus accessible sans pour autant renier l’expérience ardue que l’on attends dans un jeu estampillé Housemarque. Ce n’est pas le roguelike le plus généreux qui soit mais en s’ouvrant un peu plus qu’aux joueurs de niche, avec son gameplay fluide et son système de bullet ballet, offrant un véritable feu d’artifice visuel dans une danse effrénée d’orbes, de dash et autres contre-attaques, vous risquez d’avoir du mal à lâcher la manette.

Et lorsque vous arrivez enfin aux termes d’un combat contre un boss, que vous avez mis un peu (trop) de temps à vaincre car vous n’aviez pas totalement assimilé ses patterns, ça vous procure un de ces plaisirs rares d’accomplissement. Ceux-là même qui nous rappellent pourquoi on adore s’infliger ce qui s’apparente à de la torture mentale.

Saros sera disponible le 30 avril 2026 en exclusivité sur PlayStation 5.

Les points forts

  • Une difficulté « à la carte » grâce aux reliques, aux améliorations permanentes et aux modificateurs de Carcosia.
  • Une narration un peu plus engageante et moins cryptique que Returnal…
  • Dans le haut du panier sur l’utilisation de la Dualsense
  • Direction artistique au top et véritable bullet ballet lumineux et coloré, qui ne sacrifie jamais ni la fluidité, ni la compréhension visuelle

Les points faibles

  • Un level design aux choix parfois étonnants
  • …mais qui reste quand même nettement en retrait
  • Pas le plus généreux des roguelikes en terme d’arsenal
  • Un certain déséquilibre au niveau des armes, d’ailleurs
  • Quelques textures qui peinent a convaincre, notamment sur les visages.

Test Pragmata : quand la fusion donne ce qu’il y a de mieux

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Annoncé pour la première fois en 2020, Pragmata s’est rapidement imposé comme l’un des projets les plus intrigants de Capcom. Entre reports successifs et apparitions mystérieuses, le titre a su nourrir autant l’attente que la curiosité. Six ans plus tard, l’heure est enfin venue de découvrir cette nouvelle licence. Mais une question demeure : cette longue attente était-elle réellement justifiée ? C’est ce que nous allons découvrir dans notre test.

Pragmata

Quand le génie de l’humanité se retourne contre elle

Vous incarnez Hugh Williams, qui part en direction de la Lune. L’humanité a installé une base nommée le Berceau, riche en électronique et en intelligence artificielle. Seulement voilà, l’IA a évolué et s’est retournée contre les humains. Tout, ou presque, est bloqué, il n’y a plus une âme qui vive sur place, hormis notre héros. Heureusement, qu’il trouvera sur place une alliée de taille, Diana, une androïde ayant l’apparence d’une fillette.

Bien que le contexte soit tendu, la relation entre Hugh et Diana est vraiment au cœur de l’histoire. Il nous arrive même de temps en temps d’oublier que Diana n’est pas une humaine, tant ses réactions sont touchantes. Ce n’est pas tout, vous en saurez plus sur le Berceau et comment la situation a dégénéré en découvrant des documents éparpillés un peu de partout. En somme, vous découvrez l’histoire du lieu en même temps que le binôme.

Hugh Diana

Par ailleurs, certains documents soulèvent le sujet de l’exploitation de l’IA et nous font poser des questions. Un sujet vraiment d’actualité. En ce qui concerne sa durée de vie, vous pouvez clôturer l’histoire entre 10 et 15 heures si vous prenez le temps de chercher tous les collectibles et de monter votre personnage au maximum.

Pragmata plie le TPS à son style

Pragmata ne séduit pas seulement par son scénario, mais aussi par son gameplay. Ne pensez pas que vous pourrez foncer dans le tas sans réfléchir… vous vous trompez lourdement. Alors oui, c’est un TPS, mais pas seulement, les développeurs ont ajouté quelques petites touches pour rendre ce jeu unique. Et quel plaisir ! Chaque affrontement devient une véritable réflexion.

Tout d’abord, le choix des armes. Vous avez en tout un total de quatre armes sur vous. Celle de base qui a des munitions illimitées, mais nécessite un temps de recharge, et les autres réparties en trois catégories, offensif, soutien, défensif. Une fois que vous avez épuisé toutes les munitions, Hugh se débarrasse de l’arme en question. Pensez donc bien à choisir la bonne arme pour la bonne situation, car vous ne trouverez pas forcément de remplaçante d’ici le prochain combat.

Pragmata

Toutefois, la réflexion ne concerne pas seulement l’arsenal, mais aussi Diana. Perchée sur le dos de Hugh, elle est capable de hacker vos ennemis, car oui, n’oubliez pas que l’IA et les robots ont pris le contrôle du Berceau, et qui d’autre qu’un androïde pour contrer un ennemi non humain ? Dès que vous viserez votre adversaire, vous aurez accès à un tableau sur le côté de votre écran dans lequel vous devrez atteindre des points précis, appelés nœuds de hacking, pour infliger des dégâts, ou un changement d’état. Plus vous passerez par les objectifs définis, plus les dégâts seront élevés. Attention, tendez l’oreille, car Diana vous prévient si vous allez subir une attaque. Heureusement, vous n’avez pas besoin de fermer la fenêtre pour esquiver. De plus, la difficulté est vraiment progressive.

Pragmata

Chaque adversaire a son propre tableau avec sa forme et un nombre de nœuds définis, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est vraiment très fourni. Il faut tout le temps s’adapter et rester à l’affût. Bien entendu, on tire notre chapeau et on fait notre plus belle révérence aux boss. Les combats sont dantesques, on souffre, on transpire, on réfléchit beaucoup sur la meilleure approche à avoir, et à la fin, c’est une véritable satisfaction.

Une plastique parfaite, mais classique

La science-fiction nous permet des choses incroyables et ça, Capcom l’a bien compris. Au début, le fait que nous soyons sur une base lunaire nous faisait craindre des biômes monotones et répétitifs, mais il n’en est rien. Vous allez naviguer à travers différents éléments, tous en rapport avec la Terre ce qui pourra vous offrir un peu de dépaysement. Que ce soit synthétique ou naturel, parfois, la différence est inexistante.

Pragmata

L’un des points noirs de ce jeu, parce qu’il y en a, rien n’est parfait, est la manière dont est construit cet univers. Tout est découpé, segmenté, par zone, puis par secteur. À chaque fin de mission, ou à chaque mort, vous serez transporté au Refuge, le hub du jeu. Certes, vous pourrez dire que c’est logique étant donné que c’est une base lunaire, et dans le fond vous aurez raison. Cela dit, une petite pointe de moins structure et plus de liberté aurait été un petit plus.

Côté bande-son, les chansons sont discrètes, mais si l’on tend un peu l’oreille, on se rend compte que les BO sont juste ravissantes.

NY

Et si jamais vous n’en avez pas assez, attendez le post générique, vous repartirez pour une nouvelle aventure dans un mode New Game +. Au programme, encore plus de difficulté, qui vous permettra de voir la réelle puissance du gameplay, mais aussi une nouvelle arme et d’autres surprises.

Le résumé de notre test sur Pragmata

Après six années d’attente, Pragmata ne se contente pas de répondre aux attentes : il parvient à surprendre. Porté par un duo attachant et une direction artistique soignée, le jeu propose surtout une approche du TPS rafraîchissante, où réflexion et action ne font qu’un. Malgré une structure parfois trop cloisonnée, le titre de Capcom réussit à imposer son identité et à marquer les esprits. Une nouvelle licence prometteuse, qui prouve qu’il est encore possible de renouveler les codes du genre.

Pragmata est disponible depuis le 17 avril 2026 sur PC, PS5, Switch 2 et Xbox Series.

Points forts

  • Des protagonistes très touchants
  • Un gameplay efficace
  • Une difficulté progressive
  • Un New Game + qui donne du challenge
  • Des combats de boss époustouflants

Points faibles

  • Une structure de jeu trop coupée

Test Starfield : atterissage turbulent sur Playstation 5

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Après avoir fait ses débuts sur Xbox Series et PC, Starfield débarque enfin sur Playstation 5 dans une version qui se veut plus complète. Entre ajouts de gameplay, contenus additionnels et optimisations techniques, cette édition entend proposer l’expérience la plus aboutie à ce jour. Dans les faits, elle reste pourtant très proche de celle que nous avions déjà connue, avec ses qualités… mais aussi ses faiblesses. Voici notre test.

Test Starfield PS5 : une version plus complète mais qui ne bouleverse l’expérience

Après notre test complet de Starfield sur Xbox Series, c’est donc sur cette mouture PS5 nouvellement arrivée que nous allons nous attarder. Dans la mesure où le jeu, dans sa proposition globale, ne diffère pas franchement de sa version originale, on vous renvoie donc à ce test. En revanche, il y a bien des nouveautés de conforts, en plus d’un nouveau DLC narratif, Terran Armada (Shattered Space, également disponible ici, l’était déjà depuis l’automne 2024). Mais si l’on excepte l’utilisation de la DualSense, ces nouveautés concernent toutes les plateformes.

Parmi celles-ci, on note l’arrivée d’un nouveau véhicule terrestre : le Moon Jumper, que vous pourrez débloquer auprès d’un technicien de vaisseau. Ce dernier permet enfin de parcourir les surfaces planétaires de manière plus fluide et surtout plus rapide. Le gain est réel sur le terrain : les déplacements sont moins contraignants et l’exploration gagne en rythme. Si le REV-8 était déjà disponible (vous l’obtiendrez d’ailleurs en même temps que le Moon Jumper), permettant une meilleure polyvalence sur le terrain, notamment avec son système d’armement, celui que l’on appelle le Sauteur Lunaire chez nous est davantage pensé pour composer avec la verticalité des planètes (il ne porte pas son nom pour rien.)

screenshot Starfield PS5

Pour autant, cette nouveauté ne change pas en profondeur la structure du jeu, d’autant plus que la prise en main des véhicules, en particulier le REV-8, nous a paru plutôt rigide dans l’ensemble. Le nouveau mode croisière s’inscrit dans la même logique. Il permet d’effectuer certains trajets spatiaux de manière plus naturelle, sans transition, tout en laissant le joueur libre de ses mouvements à bord du vaisseau pendant le déplacement. Cette approche apporte une touche d’immersion supplémentaire et casse légèrement le côté systématique des écrans de chargement, même s’il existait déjà des méthodes pour les limiter. Mais là encore, il s’agit davantage d’un ajustement que d’une refonte.

Une technique en progrès manette en main… mais encore instable à l’écran

Sur le plan technique, cette version PS5 propose une expérience globalement fluide. Grâce à des vidéos comparatives, on a pu voir que Starfield a bénéficié, y compris dans sa version PS5 Fat d’une très légère rehausse de textures, notamment sur les visages (mais il faut vraiment mettre les 2 côte à côte pour le voir, et encore…). Les performances sont solides dans la majorité des situations, l’intégration de la DualSense apporte un petit plus appréciable, notamment via les retours haptiques et les gâchettes adaptatives qui renforcent légèrement les sensations en jeu.

En revanche, et là, on va parler du point qui fait mal : en l’état actuel, on se doit d’être transparent et on ne peut pas encore vous recommander cette version PS5. La raison ? de gros problèmes techniques qui plantent le jeu sans raison apparente notamment en pleine exploration. Nous avons passé un peu plus de 40 heures sur cette version et nous avons noté un total de 17 crashs et freezes. Heureusement, les sauvegardes rapides étaient là pour limiter la casse, mais on peut très clairement parler de frustration à minima. Au passage, si vous avez déjà fait le jeu sur Xbox Series ou PC, vous n’aurez pas de cross-save possible, ce qui est quand même bien dommageable aussi.

screenshot Starfield PS5

Certains ralentissements peuvent aussi apparaître dans les zones plus chargées, accompagnés de petites saccades qui viennent rappeler les limites du moteur. Rien de catastrophique sur ce dernier point, mais pour une version qui arrive aussi tardivement, après de nombreux correctifs sur les autres supports, on pouvait légitimement attendre une expérience plus stable. Ces problèmes techniques ne rendent pas le jeu injouable, mais ils viennent régulièrement casser l’immersion, notamment lors de longues sessions. Une situation frustrante, surtout pour un titre qui demande autant d’investissement…

Free Lanes et Terran Armada : des ajouts utiles, mais inégaux

Cette mise à jour dans l’écosystème Sony s’accompagne donc de deux ajouts majeurs : la mise à jour gratuite Free Lanes, incluant les éléments de conforts susmentionnés, ainsi que divers paramètres ajustables pour personnaliser davantage l’expérience de jeu, mais aussi le DLC Terran Armada. Un ajout narratif qui introduit une nouvelle faction liée à l’Héritage de la Terre et propose un arc centré sur un conflit à l’échelle de la galaxie. Sur le papier, l’ensemble est prometteur, avec de nouveaux ennemis, des missions supplémentaires, des vaisseaux et plusieurs situations inédites à explorer. Dans les faits, le résultat reste plus contrasté.

Si certaines idées fonctionnent, comme le fait de forcer les entrées en croisière et que le contenu s’intègre correctement au reste du jeu, le DLC peine à réellement nous convaincre. Le scénario manque d’impact, les enjeux restent assez classiques et l’ensemble donne plutôt l’impression de prolonger l’aventure sans véritablement l’enrichir. Un DLC qui reste donc dispensable, un dommage eu égard de son caractère payant (10€ à l’achat). Notons qu’en plus, le DLC n’a pas été traduit en français. On ne connait pas officiellement les raisons de cette absence de FR, ce qui rend d’ailleurs la situation cocasse, puisqu’on parle d’une intégration dans un jeu qui, de base, a bien été traduit. Cela dit, la synchro labiale de la vf étant toujours complètement aux fraises, on se dit que ce n’est peut-être pas tellement un mal…

screenshot Starfield PS5

Résumé de notre test de Starfield sur Playstation 5

Comme lors de sa sortie initiale, Starfield reste un jeu à part. Son univers, sa richesse et sa liberté continuent de constituer ses principales forces. Il offre une aventure capable de vous absorber des dizaines d’heures, voire au-delà de la centaine, avec une vraie sensation de découverte et de progression ainsi que de véritables impacts sur nos choix. Mais en parallèle, ses limites structurelles sont toujours présentes. Les améliorations apportées par cette version PS5 viennent lisser certains défauts, sans jamais les corriger en profondeur. Néanmoins, Starfield nous est ici proposé dans sa version la plus complète à ce jour, avec des ajouts bienvenus qui améliorent le confort de jeu et enrichissent légèrement l’expérience.

Le nouveau véhicule terrestre, le mode croisière et les contenus additionnels apportent de nouvelles possibilités, sans toutefois bouleverser l’équilibre général. Mais au-delà de ces améliorations, le jeu reste fidèle à lui-même. Toujours aussi ambitieux et riche, il demeure aussi marqué par une technique encore instable. Pour le reste, il s’agit d’une version solide dans l’ensemble, mais qui confirme surtout que Starfield reste une aventure aussi fascinante qu’imparfaite. Si vous n’aviez pas adhéré à la proposition de Bethesda en 2023, il n’y a que peu de chances que vous soyez davantage séduits ici. Pour les autres, à moins de posséder la version PS5 Pro, qui a eu droit la première à son patch correctif, on vous conseillera d’attendre l’arrivée de ce même patch avant de vous (re)lancer dans ce Starfield en version PS5 Fat.

Starfield est disponible sur Playstation 5 depuis le 7 avril 2026.

Les points forts

  • Les nouveaux véhicules, notamment le Moon Jumper, qui facilite l’exploration des planètes.
  • Toujours aussi beau artistiquement
  • les fonctionnalités Dualsense, qui offrent entre autres plus de punch aux affrontements.
  • Le DLC Terran Armada, qui s’inscrit bien dans le lore du jeu et offre plusieurs heures de contenu en plus…
  • Le mode Croisière, qui rend les voyages spatiaux plus fluides…

Les points faibles

  • Du crash, du freeze, encore du crash et encore du freeze…
  •  … mais n’a pas été traduit en français, tout en étant intégré dans un jeu qui l’est.
  • … sans totalement en bouleverser la structure.

Test Cthulhu : The Cosmic Abyss – Plongée dans les profondeurs

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Un nouveau prétendant au trône du jeu narratif horrifique, après par exemple The Sinking City, s’apprête à émerger des abysses. Avec Cthulhu : The Cosmic Abyss, le studio Big Bad Wolf Studio et l’éditeur Nacon promettent une expérience sensorielle et psychologique inspirée de l’univers de H. P. Lovecraft. Entre science-fiction, enquête et folie rampante, le titre intrigue autant qu’il fascine. Voici notre test de Cthulhu : The Cosmic Abyss.

Une descente dans les abysses du Pacifique

Dès les premières premières minutes de jeu durant notre test de Cthulhu : The Cosmic Abyss, on s’aperçoit tout de suite d’une direction artistique singulière. Loin des manoirs poussiéreux et des bibliothèques interdites traditionnellement associés à l’horreur lovecraftienne, le jeu transporte le joueur en 2053, au cœur d’une station sous-marine isolée dans l’océan Pacifique. Cet environnement confiné devient rapidement un personnage à part entière : couloirs étroits, structures métalliques oppressantes, et obscurité quasi totale composent un décor où chaque recoin semble dissimuler une menace.

Ce choix de cadre n’est pas anodin. Il permet au studio de jouer avec des peurs primaires — l’enfermement, l’inconnu, la pression constante des profondeurs — tout en renouvelant l’imaginaire lié à Cthulhu et à la mythique cité engloutie de R’lyeh. Ici, l’horreur ne surgit pas brutalement : elle s’infiltre lentement, à mesure que le joueur progresse.

Le joueur incarne Noah, un enquêteur spécialisé dans les phénomènes occultes, envoyé pour élucider une série de disparitions inexpliquées. Très vite, l’intrigue dépasse le cadre d’une simple mission scientifique pour basculer dans un récit plus trouble, où réalité et hallucination commencent à se confondre.

L’originalité du jeu repose sur son approche investigative. À travers l’analyse d’indices, l’exploration minutieuse des lieux et l’utilisation d’outils technologiques comme le sonar ou des scanners d’artefacts, le joueur reconstitue progressivement les événements. Mais cette quête de vérité a un prix : plus l’on s’approche de la compréhension, plus la perception du réel se fissure.

Une enquête au cœur de l’indicible

Dans cette aventure, l’intelligence artificielle Key joue un rôle central. Véritable guide, elle accompagne le joueur dans ses décisions, instaurant un dialogue constant qui renforce l’immersion tout en semant le doute.

Au cœur de l’expérience proposée par Cthulhu : The Cosmic Abyss, le système de scan s’impose comme un outil central de progression, venant structurer l’exploration et nourrir la dimension enquête du jeu. Loin d’un simple gadget, ce dispositif est le cœur même de l’investigation. Il permet au joueur d’analyser l’environnement, de révéler des éléments invisibles à l’œil nu et de décrypter des indices essentiels à la compréhension de l’intrigue. Vous pouvez par exemple analyser un caillou qui vous permettra, une fois rentré dans la base de donnée, de trouver les autres mêmes cailloux pour progresser dans les énigmes. Associer les différents déductions dans un menu dédié en tentant toutes les combinaisons possible sans que cela soit punitif. Vous verrez tout de même par la suite que la total liberté de l’investigation va vite vous faire creuser vos méninges!

Chaque zone devient ainsi un terrain d’investigation, où l’observation attentive est récompensée. Ce fonctionnement s’articule avec plusieurs mécaniques complémentaires, notamment la gestion de la corruption, qui influence directement les capacités du protagoniste et la perception du monde qui l’entoure. À mesure que le joueur s’enfonce dans les mystères du jeu, ses choix — qu’il s’agisse de privilégier une progression rapide ou une exploration minutieuse — impactent non seulement la difficulté des énigmes, mais aussi le déroulement narratif. Entre puzzles environnementaux, collecte d’indices et conséquences psychologiques liées à la corruption, le titre propose un équilibre subtil entre réflexion et immersion, renforçant constamment la tension propre à son univers.

Un thriller horreur-psychologique plutôt que spectaculaire

Contrairement à de nombreuses productions contemporaines, Cthulhu : The Cosmic Abyss fait le choix assumé de la suggestion plutôt que du choc visuel. Ici, peu de jump scares gratuits ni de screamers : la peur naît de l’atmosphère, du silence, et de l’invisible.

Cette approche s’inscrit pleinement dans l’héritage de Lovecraft, où l’horreur repose sur l’incompréhensible et l’impossibilité pour l’esprit humain d’appréhender certaines réalités. Le jeu exploite cette idée en altérant progressivement les perceptions du joueur : distorsions visuelles, sons lointains, incohérences spatiales… autant d’éléments qui participent à une montée en tension constante.

Le résultat est une expérience plus introspective que spectaculaire, qui demande patience et attention. Les amateurs d’action pure pourraient se sentir déroutés, mais ceux en quête d’une immersion profonde y trouveront une proposition rare.

Une réalisation technique au service de l’ambiance

Propulsé par l’Unreal Engine 5, le jeu affiche des ambitions visuelles solide. Mais au-delà de la performance graphique, c’est surtout le travail sur la lumière et le son qui impressionne. Les jeux d’ombres, les reflets aquatiques et les variations lumineuses contribuent à créer une atmosphère pesante et crédible. La force des graphismes réside surtout dans des arrières plans visuelles sublimes qui renforcent l’effet mystique de l’univers. Les visages sont par ailleurs légèrement en deçà de ce que nous pouvons faire de mieux à l’heure actuelle.

La bande sonore, quant à elle, joue un rôle déterminant. Peu de musique pure mais plutôt une légère musique de fond mais aussi et surtout des bruits : des bruits métalliques, des grincements, échos lointains, etc… chaque élément sonore semble calculé pour maintenir le joueur dans un état de vigilance permanente. Le silence lui-même devient une arme, accentuant la sensation d’isolement.

Une narration fragmentée et exigeante

Fidèle à l’ADN de Big Bad Wolf Studio, déjà connu pour ses expériences narratives, The Cosmic Abyss mise sur une narration éclatée. Le récit ne se livre pas directement : il se découvre à travers des documents, des enregistrements et des indices disséminés dans l’environnement. À la manière d’un mélange d’un « Point and Click » et d’un jeu en FPS, le jeu vous plongera réellement dans une enquête sur sept chapitres.

Ce choix renforce l’implication du joueur, qui devient véritablement acteur de l’histoire. Cependant, il implique également un certain degré d’exigence. L’attention aux détails est primordiale, et une exploration superficielle pourrait laisser passer des éléments clés de compréhension. Il faudra cliquer sur tout ce qui vous paraît important ainsi que lire tous les documents pour ne louper aucun indices.

La difficulté de Cthulhu : The Cosmic Abyss s’inscrit dans une approche progressive et modulable, pensée pour s’adapter au profil de chaque joueur sans jamais renier son exigence. Le titre repose avant tout sur la réflexion et l’observation, avec des énigmes dont la complexité évolue au fil de l’aventure, demandant une attention accrue aux détails et une réelle capacité de déduction. Plusieurs niveaux de difficulté (vous pouvez adapter les aides dans le menu) viennent influencer non seulement la résistance aux effets de la corruption, mais aussi la lisibilité des indices et la tolérance aux erreurs.

Ainsi, les joueurs optant pour une expérience plus accessible pourront progresser de manière fluide, tandis que les plus téméraires devront composer avec des mécaniques plus punitives et une pression constante. Cette montée en tension, accentuée par les conséquences de chaque choix à la fin du jeu, renforce l’immersion et confère au jeu une dimension stratégique, où patience et curiosité deviennent les clés pour surmonter les épreuves.

Un pari audacieux dans le paysage vidéoludique

Dans un paysage vidéoludique longtemps dominé par des RPG dépassant allègrement les cent heures de jeu, Cthulhu : The Cosmic Abyss fait le pari d’une expérience plus resserrée, sans pour autant sacrifier sa profondeur. L’aventure principale peut ainsi être bouclée en ligne droite en environ huit à dix heures de jeu.

Toutefois, les joueurs souhaitant explorer toutes les facettes du titre devront s’investir davantage : en visant le 100%, notamment à travers les différentes mécaniques de corruption et leurs manipulations, la durée de vie peut s’étendre jusqu’à une quinzaine d’heures.

Ce choix de format s’inscrit dans une volonté claire : proposer une aventure dense et mystifiante, où chaque moment compte. Le jeu ne cherche pas à retenir artificiellement le joueur, mais plutôt à récompenser son implication. Plus on s’y attarde, plus l’expérience se révèle riche et gratifiante, notamment grâce à son approche basée sur la curiosité et l’exploration.

Si l’expérience se montre globalement immersive, notre test de Cthulhu : The Cosmic Abyss n’a pas été exempt de quelques accrocs techniques (test réalisé sur PS5). Plusieurs problèmes sont venus entacher la progression, à commencer par des sauvegardes parfois défaillantes, obligeant à rejouer certaines séquences. À cela s’ajoutent des bugs de collision, avec des situations où le joueur peut rester coincé dans des structures ou interagir de manière imprévue avec l’environnement. Certains éléments de décor manquent également de stabilité, laissant parfois apparaître des anomalies visuelles, comme la possibilité de voir à travers certains objets, surfaces ou personnages.

Des défauts qui peuvent momentanément briser l’immersion, surtout dans un jeu reposant fortement sur l’atmosphère. Néanmoins, les développeurs ont d’ores et déjà déployé plusieurs patchs correctifs, tandis que d’autres mises à jour sont attendues afin de peaufiner l’ensemble et corriger ces petits problèmes techniques.Cthulhu The Cosmic Abyss

Résumé de notre test de Cthulhu : The Cosmic Abyss

Cthulhu : The Cosmic Abyss s’apparente à une œuvre singulière, à la croisée de la science-fiction et de l’horreur psychologique. En revisitant l’univers de H. P. Lovecraft sous un angle futuriste et immersif, le jeu s’inscrit dans une démarche ambitieuse, cherchant à renouveler les codes d’un imaginaire aussi culte qu’exigeant. Cette relecture moderne, portée par une atmosphère pesante et une narration qui valorise la curiosité du joueur, pourrait bien permettre au titre de s’imposer comme une référence auprès des amateurs du genre.

Reste toutefois à voir si cette descente dans les profondeurs tiendra toutes ses promesses sur la durée, tant l’équilibre entre narration, mécaniques de jeu et tension psychologique s’avère délicat à maîtriser. Mais une chose est certaine : en misant sur une expérience dense, marquée par des choix aux conséquences palpables et une immersion constante, Cthulhu : The Cosmic Abyss ne laissera personne totalement indemne, et pourrait bien hanter l’esprit de ceux qui oseront s’y aventurer.

Points forts

  • Une immersion réussie
  • Une narration maitrisée
  • Le monde de Lovecraft parfaitement retranscrit
  • Mécanique de jeu et d’enquête plutôt bien réussis…
  • La direction artistique (arrière plan et effets de lumière superbe)…
  • Une durée de vie maîtrisée

Points faibles

  • … mais qui vous donnera du fil à retordre!
  • … mais des traits de visages plus compliqués
  • Un équilibre difficulté / accessibilité qui peut dérouter certains joueurs
  • Des problèmes techniques (sauvegardes défaillantes, bugs de collision et structures, etc…)

Cthulhu : The Cosmic Abyss est sorti le 16 avril 2026 exclusivement sur PC, PS5, Xbox Séries X/S.

PlayStation Plus Essential : les jeux d’avril 2026

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Comme chaque mois, voici la sélection de jeux gratuits qui attend les membres du PlayStation Plus Essential en avril 2026. C’est donc une sélection hétéroclite de trois jeux que vous pourrez télécharger. Voici la liste en détails.

Les jeux offerts du PlayStation Plus Essential en avril 2026

Explorez un monde sombre et interconnecté en incarnant un Croisé noir chargé de renverser un dieu démoniaque. Alternez entre deux royaumes, celui des vivants et celui des morts, pour progresser, résoudre des énigmes et affronter des ennemis variés. Vous devez composer avec un système de combat exigeant, ainsi qu’une progression basée sur l’équipement, les compétences et la coopération en ligne.

(Re)découvrez les premières aventures de Lara Croft à travers les trois épisodes originaux remis au goût du jour. Explorez des environnements variés, résolvez des énigmes et affrontez différents dangers dans des niveaux emblématiques. Cette compilation propose des graphismes améliorés, avec la possibilité de basculer à tout moment vers le rendu d’origine.

  • Sword Art Online : Fractured Daydream

Plongez dans une nouvelle histoire tirée de l’univers de Sword Art Online où les mondes et les personnages se retrouvent mêlés. Incarnez différents héros de la série et affrontez des ennemis en équipe dans des combats orientés action. Le jeu met l’accent sur la coopération en ligne et la complémentarité des rôles pour venir à bout des affrontements.

Voilà tout pour cette sélection des jeux PlayStation Plus Essential d’avril 2026. Vous pouvez télécharger ces trois titres à compter d’aujourd’hui. On se retrouve dans quelques jours pour revenir sur la sélection qui attend les joueurs Extra et Premium.

Test Life is Strange : Reunion – la conclusion que l’on attendait ?

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Un peu plus d’un an après Double Exposure, voici que débarque Life is Strange : Reunion. Un épisode (qui en abandonne totalement le format, d’ailleurs) qui se veut à la fois une suite directe de son prédécesseur, mais aussi une conclusion de tout ce qui a commencé voilà maintenant 10 ans, en remettant au centre du récit le duo iconique de la saga. Une réunion à la hauteur ? réponse dans ce test.

Test Life is Strange : Reunion — le retour des temps-plices

Avant de commencer, abordons la question de ce qui précède : faut-il avoir joué à Double Exposure pour apprécier Reunion comme il se doit ? Un résumé, qui détaille plutôt bien les évènements du jeu vous aidera à cerner correctement dans quoi vous mettez les pieds. Mais pour apprécier davantage les personnages et les relations entre eux, alors oui, il vaut mieux jouer à Double Exposure. On ne parle même pas du tout premier Life is Strange, qui demeure dans ce cas une obligation absolue. Parce que Life is Strange : Reunion, comme son nom l’indique, c’est l’occasion de retrouver ce duo qui a tant marqué les esprits il y a 10 ans.

Une présence qui est peut-être pour quelque chose dans le fait que les autres personnages, à l’exception dans une moindre mesure de Safi, ont un peu plus de mal à s’imposer. Cette réunion a lieu dans le cadre d’une nouvelle catastrophe que Max Caulfield, désormais professeure de photographie à l’université de Caledon, va tenter d’empêcher : un incendie qui s’apprête à ravager ce même campus. Par qui et pourquoi ? C’est toute la lumière que Max va tenter de faire dans son enquête, jusqu’à l’arrivée de Chloé Price, qui va totalement la chambouler. C’est donc une enquête plutôt prenante, parfois ponctuée de petits défauts de rythmes, à laquelle Life is Strange Reunion nous invite. Le moment tant attendue des retrouvailles ne déçoit absolument pas même s’il faut admettre que l’effet nostalgie doit jouer un peu.

Life is Strange Reunion

Mais l’émotion sait être présente quand il faut. Si on avait déjà eu le plaisir de retrouver Max dans l’épisode précédent, ne manquait plus que l’autre face de la pièce pour combler le fan inconditionnel qu’est votre serviteur, et probablement beaucoup d’autres. Chloé, désormais adulte, a beau avoir revu la couleur de ses cheveux, se montrer sous un jour un poil plus assagi, aucun doute, il s’agit toujours de la jeune femme complexe, rebelle et impulsive qu’elle était auparavant. Un caractère appuyé par une performance largement à la hauteur, avec un vf très honorable et un doublage original assuré par Rhianna Devries, qui incarnait déjà le personnage dans Before the Storm.

Des mécaniques remises au goût du jour

Au début de l’aventure, le jeu vous invite à faire plusieurs choix afin d’influencer les relations entre les personnages. choix que vous pouvez d’ailleurs « randomiser » mais soyons honnête, nous avons fait deux runs sur le jeu et s’il nous manque très clairement des pistes à explorer, ces choix ne semblent pas avoir un impact différent sur le jeu, y compris le plus important d’entre eux, concernant le destin de Chloé. En revanche, ils donnent cette impression pas désagréable d’écrire sa propre histoire, entamé avec Life is Strange et continué avec Double Exposure, qui apparaît maintenant encore plus fort comme un épisode de transition. Ici, exit la division des réalités, Max retrouve son pouvoir d’antan, celui de rembobiner le temps.

Comme dans le premier, le titre parvient à jouer habilement avec cette mécanique, vous laissant souvent la possibilité de l’utiliser librement pour influer sur le cours de l’histoire. Par exemple, vous entamez une conversation avec quelqu’un et vous souhaitez que cette personne n’ait pas souvenir de cette conversation ? Un bref rewind et le tour est joué. Bien sûr, elle va aussi servir à résoudre de nombreux casse-têtes, assez simple sur le fond, mais plutôt ingénieux sur la forme. Pour ce qui est de Chloé, elle pourra compter sur un système de duel de dialogue où elle devra choisir les bonnes réponses pour avancer sur la bonne piste. Un système simple et efficace, déjà présenté dans Before the Storm.

Life is Strange Reunion

Si on a parlé du manque de conséquences sur les choix que l’on opère au début de l’aventure, ce n’est heureusement pas le cas des choix que l’on fait en jeux qui, eux, ont de véritables incidences, notamment sur la fin de l’aventure. D’ailleurs et curieusement, la fin initiale que nous avions eue nous a laissé un goût un peu mitigé, comme une sensation d’inachevé… avant d’être davantage satisfait par notre second run. On ne pourra pas trop en dire là-dessus, mais on vous conseille vraiment de refaire le jeu au moins deux fois pour en apprécier davantage la proposition de Deck Nine pour ce grand final.

Une tempête artistique ?

Nous avons réalisé notre test sur PS5, en mode performance lors de notre premier run, qui nous a pris environ 15h en farfouillant un maximum et en qualité pour le second, qui nous en a pris à peu près moitié moins. Dans les deux cas, le jeu ne tourne pas trop mal, mais il faudra très souvent composer avec quelques textures qui popent un peu tardivement dans les deux cas. En revanche, sur le reste, le titre affiche un résultat artistique convaincant. On apprécie le rendu des couleurs chaudes, propres à la saison automnale à laquelle le jeu prend place.

On oublie donc le Caledon froid et plongé dans la neige. Ici, c’est une version plus chaleureuse, orangée qui est mise en avant, ce qui n’est pas pour déplaire. Outre les performances, en particulier celles de Hannah Telle et Rhianna Devries en tête, on apprécie aussi le travail sur les rendus faciaux, notamment lorsqu’il s’agit d’exprimer des émotions, plus ou moins fortes. Le titre nous propose d’ailleurs à divers moments de prendre le temps de se poser et de simplement apprécier le moment, le tout sur une bande-son toujours aussi charmante, dans la veine de la saga et particulièrement du tout premier jeu.

Life is Strange Reunion

Resumé de notre test de Life is Strange : Reunion

Ce qui sonnait un peu comme un aveu d’échec pour Deck Nine s’avère être une bonne surprise. Oui, les puristes pourront s’arracher les cheveux face au retour de Chloé, qui, sur le papier, vient casser ce que le premier jeu de la licence a mis en place et forcé à accepter avec le temps. Mais au-delà du fan-service, qui était forcément la motivation numéro une pour convoquer cette réunion, le studio parvient quand même à justifier ce choix par des décisions scénaristiques qui tiennent plutôt bien la route.

Au-delà de ces retrouvailles chargées en émotions, Life is Strange : Reunion est un final qui revient aux sources, avec notamment une mécanique de rembobinage très bien exploitée et une intrigue qui, en dépit de 2 ou 3 petits problèmes de rythmes et qui peut avoir tendance à s’éparpiller, parvient à accrocher sur environ 12h.  Bref, ce n’est pas dénué de défauts, mais au global, Deck Nine offre un bouquet final convainquant à la licence et à ces retrouvailles qu’au fond de nous, on espérait sans se l’avouer depuis 10 ans.

Life is Strange : Reunion est disponible depuis le 26 mars 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series.

Les points forts 

  • Le retour de Max et Chloé, tout simplement
  • La mécanique de rembobinage, très bien exploitée
  • une intrigue qui accroche
  • Les performances de Hannah Telle et Rhianna Devries et une vf qui n’a pas à rougir
  • Ne tombe pas dans le piège du fan service facile
  • Une direction artistique chaleureuse
  • Nos choix ont un vrai impact sur la fin

Les points faibles

  • Les phases avec Chloé sont un peu moins intéressantes en termes de gameplay
  • quelques soucis de rythmes
  • des personnages secondaires nettement moins attachants, à une ou deux exceptions près
  • Techniquement, ça manque de finesse
  • Une fin qui peut laisser un goût d’inachevé, du moins dans un premier run
  • Les choix post-game n’ont pas franchement d’incidence sur le déroulé