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Test Immortals of Aveum, quand la magie rencontre Call of Duty

Les FPS font partie du monde du jeu vidéo depuis sa création ou presque. On peut notamment compter sur DOOM, ou encore Wolfenstein pour ne citer que les premiers. Entre jeu de guerre et d’aventure, le genre s’est diversifié, mais il y a toujours plusieurs points communs : des armes et des couloirs. C’est là où Immortals of Aveum tente de tirer son épingle du jeu. En effet, le jeu développé par Ascendant Studios et édité par EA essaye de se séparer de ses concurrents. Est-ce une réussite ? C’est ce que nous allons découvrir dans un instant.

Immortals of Aveum magie

Une guerre éternelle peut-elle vraiment s’arrêter ?

Les terres d’Aveum sont déchirées depuis des siècles par une guerre sans fin. Personne ne sait comment elle a commencé, ni même quand elle finira. En revanche, tout le monde connaît le but : savoir qui aura le contrôle absolu sur la magie. Au commencement, il y avait 5 royaumes, à force de destruction et domination, il n’y en a plus que deux : Lucium et Rasharn. Entre ces deux contrées se trouve l’Entaille : une énorme faille dans la croûte terrestre.

Nous incarnons Jak, un jeune homme issu des rues d’une ville assez pauvre. Alors qu’il essaye tant bien que mal de survivre en faisant quelques larcins, ce dernier voit sa vie changer à jamais. Toute personne ayant une lueur, donc une magie est appelée à se rendre sur le front, mais lui refuse jusqu’au jour où tout bascule. En plus de perdre ses proches dans un terrible drame, il découvre qu’il maîtrise les trois types de magies. Hors ces personnes sont souvent exécutées sous prétexte qu’elles sont trop instables.

Immortals of Aveum

Cependant, une personne croit en lui et décide de le sauver et de l’enrôler dans l’armée. Avide de vengeance, il décide de se plonger corps et armes à son devoir et à gravir les échelons. Comme dans toute guerre, il y a toujours deux facettes.

L’histoire est tout bonnement classique, mais très efficace. On sent l’immaturité de Jak, mais également son envie de faire bouger les choses. Un peu comme un jeune homme qui rêve d’une utopie. Toutefois, on le sent grandir avec son expérience, mais également grâce aux autres personnages qui l’entourent. D’ailleurs ces derniers ont également leur propre personnalité, ce qui les rend tout aussi attachants.

Pour terminer l’histoire, vous pouvez compter une quinzaine d’heures, vingt, si vous voulez résoudre tous les mystères.

Immortals of Aveum présente un monde linéaire, mais ouvert

On ne vous mentira pas, il y a bien de long couloir avec des arènes au milieu, mais ceci est principalement présent lors des missions quand on traverse les donjons. Le reste du temps, nous pouvons choisir où nous voulons aller, à savoir directement à la mission principale, ou alors faire quelques détours pour récupérer les coffres impossibles à atteindre lors d’un premier passage.

Le monde est également rempli de casse-tête parfois simple, d’autre fois plus compliqué, mais une récompense est toujours présente au bout. La seule condition pour mettre la main dessus est de sortir des sentiers battus. Il ne faut pas hésiter à revenir régulièrement au même endroit, car le monde change au fur et à mesure que vous avancez dans l’histoire. De nouveaux chemins se débloquent que ce soit au sol, ou dans le ciel.

Casse tête Immortals

Des portails parfois bien cachés, vous emmènent dans des passages éthérés dans lesquels vous attendent des défis. Habileté, férocité, toutes vos compétences sont mises à l’épreuve. A la fin vous attend soit un équipement, une nouvelle compétence, ou encore beaucoup de points d’expériences.

La verticalité est au centre du gameplay que ce soit dans les arènes sur plusieurs niveaux, ou dans les airs lorsque nous explorons le monde. Une multitude de documents et de coffres sont cachés. Jak a un don extraordinaire pour les sauts en hauteur, on ne sait pas si c’est grâce à la magie, quoi qu’il en soit, c’est bien pratique.

Cependant, le sprint est un peu capricieux. Il est parfois nécessaire de prendre rapidement de la vitesse pour réussir à sauter plus loin, mais la course semble plus difficile que le saut, ce qui nous a valu un bon nombre chutes.

Couleur pour couleur, dent pour dent

Comme dit plus haut, Jak maîtrise les trois types de magie, bleue, verte et rouge. Si dans le lore elles ont une signification spéciale, dans le jeu elles servent surtout à différencier plusieurs types d’arme. La magie bleue a une portée assez lointaine, coup par coup avec de bons dégâts infligés, un peu comme les snipers. La magie rouge servira plus pour les attaques proches avec une grosse puissance destructrice, mais pas de portée, un peu comme les fusils à pompes. Enfin la magie verte dispose d’une grosse cadence de tir et d’une grande portée un peu du type mitraillette.

Vos adversaires ont également une nuance attitrée. Utilisez l’arme du même coloris pour infliger un maximum de dégâts.

Pour canaliser la magie à haute intensité, Jak, comme tous les autres, ont besoin d’un gantelet. C’est là  que les butins amassés dans les coffres entrent en jeu. Il existe des forges un peu partout dans le monde qui vous permet de concevoir ou d’améliorer votre équipement. Plusieurs niveaux de raretés sont disponibles. Bien entendu, plus le stuff en question est rare, plus il sera efficace. Il ne tient qu’à vous d’adapter votre arsenal à votre manière de jouer.

En terminant un combat, que ce soit contre plusieurs petits adversaires, ou un gros boss, vous gagnerez des points d’expérience. Caché dans le monde, il existe également de petites boules de couleur virevoltant autour d’un point précis. Shootez-le avec l’arme adéquat pour obtenir des points d’expériences. Une barre se remplit au fur et à mesure et vous obtiendrez 1 point d’Ascension qui vous donne la possibilité d’acheter une compétence.

Immortals of Aveum

Au fur et à mesure de votre pérégrination, des accessoires bien pratique comme le lasso, ou encore une fiole qui envoie une boule de plasma qui ralenti les adversaires les plus lourds.

La magie opère dans Immortals of Aveum, mais parfois se brise

La direction artistique puise son inspiration dans beaucoup de domaine, allant de l’age de fer, aux Marvels, en passant par l’héroic fantasy. Cela donne des environnements riches et variés que l’on aime regarder. Toutefois à certains endroits on peut voir des défauts techniques comme des textures floues, ou encore une mauvaise compression. Parfois il faut être vraiment très précis dans le placement de la visée pour pouvoir ouvrir une porte, ou déplacer un objet, ce qui peut devenir frustrant, surtout quand le temps est compté.

Immortals of Aveum

Une chose assez cocasse est que lorsque nous sommes en combat, la PS5 tient parfaitement la cadence avec ses 60 FPS malgré tous les effets. Toutefois, en exploration nous allons subir une chute de framerate sans que rien ne se produise autour. D’ailleurs, en parlant de combat, dans la deuxième moitié du jeu, il peut être compliqué de s’y retrouver tellement que nos adversaires sont nombreux, de même que les attaques. Il faut souvent prendre du recul et y aller de manière logique pour réussir à voir quelque chose.

Au niveau de la bande-son, elle reste plutôt discrète en dehors des combats, mais est très agréable à entendre lorsque l’on joue avec un casque.

Le résumé de notre test sur Immortal of Aveum

L’histoire de Immortals of Aveum est très classique, mais très efficace avec des personnages assez attachants. Ascend Studio montre un bon savoir faire dans la gestion de FPS. L’idée de remplacer les armes par la magie et d’agrémenter le tout d’accessoires offre beaucoup d’opportunité avec une bonne variété de gameplay. Le monde est riche à découvrir et vous pouvez explorer ses secrets entre deux missions pour tenter de sauver le monde. Les combats font beaucoup penser à DOOM Eternal que ce soit au niveau de l’approche, ou de la nervosité. Bien qu’il soit très intéressant, le jeu est quand même légèrement terni par quelques lacunes techniques, mais rien de dramatique qui ne gâche en rien l’expérience.

Immortals of Aveum est disponible depuis le 22 août 2023 sur PC, PS5 et Xbox Series.

Points forts

  • Une histoire simple et efficace
  • Des combats très dynamiques…
  • Une durée de vie bien calibrée
  • Une prise en main rapide

Points faibles

  • Le sprint capricieux
  • … même si parfois c’est chaotique
  • Quelques lacunes techniques

Atari sur la brèche, always forever

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Bonne nouvelle pour les retrogamers, Atari fait son boulot comme les autres (Nintendo et compagnie).

Les vieilles gamelles et la bonne soupe de chez Atari

Quand on a été un gosse dans les années 80 (voire 70) on ne peut pas avoir oublié cette firme du 9e ciel qu’était Atari, notre séraphin tombé du ciel pour apporter la joie dans les foyers. Pour info, le séraphin tombé du ciel c’est Lucifer – aucun lien de parenté. Mais nous ne sommes pas là pour discuter de théologie, surtout que cette information est devenue anecdotique dans un monde plein de doutes et d’impis apostats adorateurs de Google et ChatGPT. Donc, bref… Vous allez prendre un coup de vieux mes enfants quand vous saurez que vous allez bientôt avoir la chance de jouer à vos vieux jeux Atari sur votre écran 4K de 78 pouces. Comment ça quoi ? Dans la même veine que les mini-NES et consorts, le jour s’est enfin levé, une aube nouvelle annonciatrice de bienfaits infinis pour l’humanité dans son ensemble : Atari propose un modèle tout neuf de son propre jouet de 1980, la… la… retenez votre souffle… la Atari 2600+.

Vous n’êtes pas encore tombés dans le coma ? C’est parce que vous n’avez pas compris l’ampleur de l’annonce. Avez-vous gardé vos anciennes cartouches de l’époque ? Telle est la question car Atari a assuré que celles-ci seraient insérables dans le nouveau modèle, ce qui est bien, et que les jeux qui y sont sauvegardés seront jouables, ce qui est bien sûr encore mieux. Comme vous pouvez le voir, le design est strictement le même qu’à l’époque dorée de la gloire éternelle des codeurs en garage. Jusqu’ici tout va bien. Mais l’important ce n’est pas l’annonce mais le prix ! Et là, on redescend un peu sur Terre (comme Lucifer). L’engin sera vendu 120€ avec… 10 jeux quand même, ne pleurons pas. Du coup, si vous avez vos vieilles cartouches, yallah ! c’est la fête. Sachez tout de même que la version originelle de cette réplique se marchande à prix d’or, ce qui limite la casse en terme de budget si vous voulez vraiment une expérience rétro. D’ailleurs, la manette elle-même a été fidèlement reproduite, ce qui permettra à quelques-uns de profiter de l’expérience intégrale. Oui, vous avez bien fait d’acheter votre écran 4K, la machine propose de se brancher en HDMI. Une date ? Si vous êtes sage, le père Noël, pardon Atari, a lâché l’info : c’est pour le 17 novembre de cette année 2023.

PlayStation Portal tout ce qu’il faut savoir

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Connu à l’origine sous le nom de PlayStation Q, la firme japonaise vient de dévoiler le nom officiel de sa prochaine console portative la PlayStation Portal. On vous dit tout ce qu’il faut savoir sur cette prochaine « console ».

La PlayStation Portal dépendra du wifi

Dévoilée lors du dernier PlayStation Showcase, la machine avait eu le droit à un leak quelques temps plus tard qui dévoilait son design. Celui-ci était comme une manette, mais avec un grand écran entre chaque poignée. Les joueurs avaient vivement critiqué ce design, mais comme tout leak, c’était à prendre avec des pincettes. Eh bien, pourtant c’était vrai.

Ce nouveau périphérique de lecteur à distance a à son bord un écran LCD de 8 pouces avec une résolution capable d’atteindre les 1080p en 60 fps. la manette n’est pas que design pour ressembler à la DualSense. Le retour haptique et les gâchettes adaptatives seront bien de la partie comme si l’on jouait sur la console principale.

Nous devons casser votre joie dès maintenant. Bien qu’il sera possible de jouer dans n’importe quelle pièce, vous ne pourrez pas emporter votre console à l’extérieur. Vous devrez obligatoirement être connecté au wifi pour jouer. Le point positif est que dès que vous avez une connexion stable, il vous sera possible de jouer. Fini les repas ennuyant chez les grands-parents à condition qu’ils aient une connexion internet. Cependant, une seconde condition est nécessaire, avoir débit minimum de 5 Mo/s. Sony recommande même les 15 Mo/s pour en profiter dans des conditions optimales. Tant qu’on est dans les inconvénients, continuons. Les jeux streamés via le PS Plus Premium ne seront pas supportés.

PlayStation Portal n’a aucune date de sortie, mais Sony annonce quand même une sortie dans l’année. Son prix sera tout de même de 219,99€. 

De nouveaux accessoires arrivent

PlayStation en profite également pour lancer de nouveaux accessoires dont la description complète est présente sur le PlayStation Blog.

On commence par le Casque-micro sans fil Pulse Elite. Il propose un son sans perte de qualité, avec un micro à perche rétractable et une technologie de suppression des bruits parasites optimisée par l’IA capable de filtrer les sons d’arrière-plan.

Le second produit sont les écouteurs Pulse Explore. Là encore, Sony promet une qualité de son sans perte, avec un double micro et une réduction de bruit elle aussi améliorée grâce à l’IA. Le prix sera identique au PlayStation Portal. Donc si vous souhaitez la panoplie, il vous faudra le prix d’une PS5.

Dark Envoy dévoile enfin sa date de sortie

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Créez par le à l’origine de Tower of Time, qui nous avait plus que charmé, Event Horizon remet le couvert. Assez discret dans les news depuis sa première annonce en 2020, le jeu reste néanmoins très actif sur les réseaux sociaux, Dark Envoy dévoile enfin sa date de sortie.

Dark Envoy donne rendez-vous avant la fin de cette année

Vous incarnerez Malakai ou Kaela, qui sont frère et soeur et vous aurez la possibilité de personnaliser votre héros, aussi bien physiquement qu’au niveau de ses attributs au niveau de sa classe.

Les terres de Jäan sont en proies à un conflit. D’un côté se trouve l’Empire Humain qui pense que l’avenir est la technologie. De l’autre, la Ligue des vieilles races, protecteur de la magie. Les combats sont intenses et les orphelins nombreux, comme nos deux héros. Ces derniers font tout pour survivre et pour cela ils vont chercher des reliques anciennes. Qui sait ce qu’ils trouveront dans les ruines.

Au niveau des combats, ces derniers ressemblent beaucoup à Tower of Time. Ils sont en temps réel, avec la possibilité d’accélérer ou ralentir le temps. Bien entendu, une grande part tactique est requise pour survivre. Les loots seront nombreux et vous pourrez les revendre à chaque passage dans un village. De plus, vous pourrez faire votre aventure seul, ou en coopération en ligne.

Dark Envoy sera disponible le 24 octobre 2023 sur PC. Une version console est prévue un peu plus tard, sans plus de précision.

Break’Intellect #13 – Vous voulez vraiment travailler dans le monde du jeu vidéo ?

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Vous êtes enthousiaste, vous êtes un amateur de speed run sur Mario 64, vous avez même participé à une ébauche d’embryon de truc qui ressemblait vaguement à quelque chose de professionnel et qui affichait Hello World ! et voilà que la Lumière fût et que vous vîmes que c’était bon : le monde du jeu vidéo vous appelait ! Etait-ce une hallucination ou avez-vous réussi à prendre Excalibur en main pour montrer à l’univers entier que vous étiez du métier ?

Le gaming, la vie en rose ?

Commençons par le commencement, c’est-à-dire le moment où tout a commencé, au commencement donc. Mais quel commencement ? Pong ? OXO ? Tennis for two ? Rien que sur ce sujet il y a des polémiques, et peut-être même que vous n’en connaissez qu’un des trois, celui dont tout le monde a déjà ouï : le fameux simulateur de ping-pong, Pong, le Ping étant un terme technique dont vous aurez besoin pour d’autres aventures online. Du coup, rétrospective. Les débuts du jeu vidéo sont avant tout une affaire de bricolage et de passionnés. Lesquels, originellement appelés geeks avec un net accent qui rendait le terme péjoratif, sont (presque) devenus les maîtres du monde : Bill Gates, Steve Jobs, Nolan Bushnell (ah nan pas lui, déformation professionnelle…), Mark Zuckerberg et toute une galerie de milliardaires anarchistes de droite – oui, ça fait toujours bizarre les oxymores. Le monde est dirigé par des personnages souvent aussi bigarrés que Sheldon dans Big Bang Theory. Par là je veux bien sûr dire qui ont une collection gigantesque de t-shirts plus ou moins drôles. Bref… pas de philosophie politique ici (en tout cas un autre jour peut-être).

Du coup, vous voulez en être ! L’industrie du jeu vidéo a fêté ses 50 ans et vous débarquez comme une fleur avec la main sur le coeur, prêts à jurer fidélité éternelle à ce que certains considèrent – à juste titre – comme un art à part entière. Bon, pour le moment vous avez juste fait un petit coucou sur un écran mais il est évident que vous allez tout révolutionner. Non ? Bah… les choses ne sont pas aussi simples, très chèr.e.s. L’idée de base reste toujours : travailler dans le monde du jeu vidéo. Bien ! Mais pour y faire quoi ? Coder, créer de jolis payasages en pixel-art, diriger des équipes, les financer ? Ou alors en parler en long en large et en spirales dans le cadre d’une profession qui vous est apparu comme le Saint Graal enfin atteignable : journaliste jeux vidéo. Problème ? E-nor-mé-ment d’aspirants et peu d’appelés sur le front. La désillusion ne s’arrête même pas là en plus de ça. Vous croyiez que vous alliez jouer 300 heures à Baldur’s Gate et écrire une éxégèse classieuse et inspirée avec comme deadline celle qui vous siéra ? Désolé, les enfants, le journalisme est mourant et Xavier Niel est sur la brèche pour en finir à tout jamais. L’Angsoc de 1984 est en préparation depuis fort longtemps et la novlangue vous empêchera même de penser. Mais vous avez la foi, vous savez que vous vous en sortirez, d’ailleurs vous avez presque 15 jeux sur votre PS5 ! Pour la blague, il en est qui en ont des milliers sur Steam. Cela rend-il professionnel ? A tout le moins ça montre que vous êtes un passionné, ce qui, bien que que ce ne soit pas une condition suffisante est la condition sine qua non. Vous êtes déjà dégoûté ? La barre est trop haute ? Vous n’avez encore rien vu.

Prenons la profession de codeur. Pour quelques happy few, c’est le panard, pour beaucoup d’autres c’est la débandade. Les codeurs de jeux vidéo, au final, passent souvent, sinon systématiquement, plus de temps à corriger des bugs, les leurs ou ceux de leurs collègues, qu’à être des artistes libres. Et rectifier le tir en matière de programmation, ce n’est, vous en conviendrez, pas aussi entraînant que gambader dans le monde de Skyrim. Du coup, vous pensez peut-être que vous auriez tout aussi bien pu être testeur en interne chez un développeur pour repérer ces fameux bugs, qui plus est si on vous propose de le faire sur un jeu AAA que vous attendez depuis plus de 7 ans. Patatrac… Car ce ne sera pas aussi amusant que vous le pensiez. Votre travail ne consistera pas seulement à repérer les failles en parcourant librement la géographie du jeu mais à repérer toutes les erreurs possibles, un peu comme si vous aviez des quêtes Fedex dans un jeu de rôle. Vous essayez tout et n’importe quoi avec le matériel dont vous disposez, vous reportez et vous recommencez. Quand vous aurez passé 35 heures de votre semaine à faire ça, il est garanti que vous allez apprécier le week-end. Or, dans le développement de jeux vidéo, le week-end est un concept antique qui fait son chemin vers l’oblitération. Dans les moments de crunch, quelle que soit votre fonction, vous allez avoir l’impression qu’on vous fouette le coeur à coups de caféine pour que le jeu sorte en temps et en heure. La fameuse deadline. Souvent, les devs arrivent à en repousser l’imminence, parce qu’il faut bien reconnaître que dès que votre bébé tombe sous les barre des 85% sur Metacritic, il y a de l’eau dans le gaz et ceux qui tiennent les rênes vous menacent de vous couper les vivres. En même temps, 85% c’est pas trop mal comme score. Mais le jeu vidéo est une affaire de gros sous et c’est là que le bât blesse : jusqu’ici vous étiez vaillant et volontaire mais les impératifs du Kapital priment quoiqu’il arrive. Bien sûr, il y a des studios indépendants et il faudra leur rendre grâce dans un prochain numéro.

Du coup, on fait quoi ? Vous voulez vraiment travailler dans le monde du jeu vidéo ? Une petite fée me sussure à l’oreille que oui. Après, c’était votre rêve d’enfant et les geeks sont de grands enfants qui ont 16 ans depuis 25 ans. La tâche ne sera pas simple, dans l’espace il y a des batailles (Sankukai), il vous faudra de la ténacité, de l’endurance, de la patience et tout un tas d’autres qualités utiles à faire la différence. Mais lorsque vous aurez pénétré le saint des saints (la salle de projection de Diablo V) avec votre pass pro ou presse, vous allez sentir quelque chose monter le long de votre colonne vertébral qui s’apparante à une joie immense qui remplit vos tripes. Rien que ça ? Les développeurs sont tout d’accord pour dire qu’accoucher d’un jeu populaire et bien coté par la critique est une libération qui mérite champagne et pizza garnie. Parce que le stress peut durer des années suivant les ambitions des développeurs ou selon les desiderata de ceux qui les nourrissent. A ce titre, les choses ont un peu évolué avec le phénomène Kickstarter, des studios indépendants peuvent désormais se passer de business angels ou d’une direction exécutive intraitable. On y est toujours, tout cela n’a pas réussi à vous dégoûter, mais pour l’instant vous êtes encore moins connu que la femme du soldat inconnu. Il va falloir faire vos preuves.

En premier lieu, si vous voulez créer des jeux, il vous faudra intégrer une équipe de guérilleros du C++ et d’indisciplinés du PHP. Il est des développeurs qui savent un peu tout faire, mais iceux sont les perles qui dirigeront vos efforts à respecter le protocole de loops. Ils ont de la bouteille et parfois, pour avoir de la bouteille, il faut avoir débuté dans le jeu vidéo bien avant le changement de millénaire, celui que Paco Rabanne avait promis être le dernier. Nonobstant cela, les éditeurs aiment bien la chair fraîche et les idées neuves. C’est une chance pour vous ! Ne craquez pas tout de suite, lectrices et lecteurs. Tout est possible avec un peu de ténacité. Il s’agissait là simplement de faire un court apparté pour vous faire comprendre que les employés de Disneyland ne voient pas le même parc d’attraction que vous.

Crimson Desert la grande surprise de la Gamescom 2023

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Les annonces ont été nombreuses lors de l’Opening Night Live 2023 de la Gamescom 2023. Cependant, il y a un titre qui place la barre haute, très haute même c’est Crimson Desert. Présenté pour la première fois lors des Game Awards 2020, ce MMO s’est depuis fait tout petit. Le jeu de Pearl Abyss a grandit depuis, beaucoup grandit même.

Crimson Desert sort le grand jeu

Un trailer riche en action, des possibilités presque infinies, voilà ce que nous dévoile ce MMO. Il emprunte des mécaniques à beaucoup de jeux phares du monde vidéo ludique, mais il parvient à se les approprier pour les personnaliser. La direction artistique n’est pas en reste avec une qualité graphique juste époustouflante. Les combats semblent techniques et plonger la tête la première n’est pas ce qui semble le plus approprié, mais la liberté d’action limite grandement les dégâts.

D’ailleurs, le site officiel du jeu montre bien l’ambiance prévue pour le jeu. Le contient de Pywel est en crise. Son souverain, le Roi de Demeniss, l’Unificateur des terres, est plongé dans un profond coma. Cependant, beaucoup de victimes de ces décisions souhaitent retrouver leur indépendance, mais aussi vengeance en exploitant sa faiblesse. Cependant, des forces obscures rôdent dans l’ombre rêvent également de prendre le trône afin d’obtenir une gouvernance absolue. Dans ces temps confus, les mercenaires sont le seul espoir du peuple. Vous êtes l’un d’entre eux. Vous devrez développer votre groupe pour avoir une chance de survivre. Cependant, enrôler de futur compagnon ne sera pas de tout repos. Il vous faudra également les convaincre de vous rejoindre en prouvant votre valeur de guerrier.

Pour le moment, aucune date de sortie n’a été communiquée. On sait que le jeu sortira sur PC et console, sans plus de précision.

Assassin’s Creed Mirage détaille Bagdad à la Gamescom 2023

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Durant Opening Night Live 2023 de la Gamescom 2023, Ubisoft a mis en avant Assassin’s Creed Mirage. C’est en effet l’occasion de dévoiler quelques détails sur le prochain gros titre du studio. Une petite visite guidée de Bagdad ça vous tente ?

Assassin’s Creed Mirage reste discret

Le choix du Moyen-Orient n’est pas anodin et est bien la preuve que l’entreprise souhaite renouer avec le fondement de la franchise. Nous savons que nous ne serons pas dans un monde ouvert et que le gameplay renoue avec les racines de la franchise. Chose qui a été beaucoup demandé par les fans de la première heure. Terminé les combats tête baissée, il est temps de renouer avec l’ombre pour servir la lumière. Malheureusement, nous n’en sauront pas plus pour le moment.

Nous serons en plein âge d’or de l’Islam en 861 avec comme héros Basim Ibn Ishaq. Si ce nom vous dit quelque chose c’est normal, il s’agit de l’Assassin qui essaye d’enrôler Eivor dans Assassin’s Creed Valhalla. Enfant des rues, ce jeune homme croisera la route de plusieurs personnes qui l’emmèneront dans l’ombre. C’est ainsi que nous transporte de trailer dans cette capitale dans laquelle nous retrouvons des cachettes sur les toits, ainsi que des gardes parfois lourdement armés. Les yeux les plus avertis remarqueront que de nouveaux accessoires montrent le bout de leur nez de manière rapide. Bien entendu, nous ne parlons pas de l’accessoire présent dans la vie réelle.

Au passage, nous vous rappelons que le jeu est passé GOLD il y a quelques semaines. A cette occasion, l’éditeur français avait annoncé que la date de sortie serait avancée de quelques jours. C’est donc pour le 5 octobre que nous attendons Assassin’s Creed Mirage sur PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series.

Modern Warfare III dévoile sa campagne à la Gamescom 2023

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La Gamescom ouvre ses portes et à cette occasion, la première soirée a été riche en annonce. Evidemment, les prochains gros titres sont mis en avant et comme vous vous en doutez, Call of Duty Modern Warfare III fait parti du lot. Activision a décidé de dévoiler la première mission de la campagne.

Découvrez la première mission de Call of Duty Modern Warfare III

L’opération 627, telle est le nom de code donné à cette infiltration. Nous savons que c’est une suite directe à Modern Warfare II, par conséquent nous retrouvons la Task Force 141 avec le Capitaine Price, qui doit lutter contre les plans de Vladimir Makarov.

La première place que l’on visitera dans la campagne est bien connue des joueurs de Warzone I étant donné qu’il s’agit de la forteresse. Infiltrez-vous et délogez les Russes qui s’y trouvent et récupérez leur plan pour savoir ce qu’il se prépare. C’est également l’occasion de voir ce que Sledgehammer appelle les missions de combat ouvertes. Il s’agit de combats sur des points stratégiques dont vous décidez l’approche. Il ne tient qu’à vous de choisir entre discrétion, ou force brut.

Côté multijoueur, on retrouvera les 16 cartes de Modern Warfare II de 2009. Elles auront eu le droit à un petit rajeunissement, mais resteront fidèles aux modèles d’époque. Quant à la bêta, celle-ci sera présentée le 5 octobre 2023, pour un premier test le 6 octobre.

En ce qui concerne la sortie, elle est toujours prévue pour le 10 novembre 2023 sur PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series.

Forza Motorsport 8 : la liste des voitures et circuits

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De nouvelles voitures ont été dévoilées par le studio Turn10 Studios pour le prochain jeu de course Forza Motorsport 8, la liste s’élargit et les fans de simulation de courses vont être ravis.

L’Asphalte n’a qu’a bien se tenir

Huit nouvelles voitures de course font leurs entrées en lice dans une liste déjà bien fournie par le studio, elle fait état de 500 voitures sous licence au lancement avec plus de 100 nouveaux modèles dans ce nouvel opus. Une petite française fait son apparition dans les 8 nouvelles, que voici :

  •  Alpine A110 2017
  • Audi RS 3 Sedan 2020
  • Audi TT RS 2018
  • BMW Z4 Roadster 2019
  • Lexus RC F Track Edition 2020
  • Nissan 370Z Nismo 2019
  • Nissan Z 2023
  • Toyota GR Supra 2020

Celles-ci viennent donc s’ajouter à la liste déjà connue :

AMC

  • AMC Javelin AMX 1971 

Aston Martin

  • Aston Martin #18 Aston Martin AMR1 1989
  • Aston Martin Vulcan 2016

Audi

  • Audi #2 Audi Team Joest R18 e-tron quattro 2014
  • Audi #17 Rotek Racing TT RS 2016
  • Audi R8 V10 plus 2016
  • Audi #44 R8 LMS GT3 2018
  • Audi TT RS 2018

BMW

  • BMW M3 1991
  • BMW #24 BMW Team RLL M6 GTLM 2017
  • BMW #1 BMW M Motorsport M8 GTE 2018

Brabham

  • Brabham BT62 2019

Bugatti

  • Bugatti Chiron 2018

Buick

  • Buick GSX 1970

Cadillac

  • Cadillac #31 Whelen Racing DPi-V.R 2021

Chevrolet 

  • Chevrolet Camaro Super Sport Coupe 1969
  • Chevrolet Nova Super Sport 396 1969
  • Chevrolet Camaro Z28 1970
  • Chevrolet Chevelle Super Sport 454 1970
  • Chevrolet #10 Konica Minolta Corvette Daytona Prototype 2015
  • Chevrolet Camaro ZL1 1LE 2018
  • Chevrolet #3 Corvette Racing C8.R 2020
  • Chevrolet Corvette Stingray Coupe 2020

Chrysler

  • Chrysler VH Valiant Charger R/T E49 1972

Dodge 

  • Dodge Charger R/T 1969
  • Dodge Challenger R/T 1970
  • Dodge Challenger SRT Demon 2018

Ford

  • Ford Mustang GT Coupe 1965
  • Ford Mustang Boss 302 1969
  • Ford Sierra Cosworth RS500 1987
  • Ford GT 2005
  • Ford #02 Chip Ganassi Racing Riley Mk XXVI Daytona Prototype 2015
  • Ford #66 Ford Racing GT Le Mans 2016
  • Ford GT 2017

Ginetta

  • Ginetta #6 Team LNT Ginetta G60-LT-P1 2019

Hyundai

  • Hyundai #98 Bryan Herta Autosport Veloster N 2020

Jaguar 

  • Jaguar #44 Group 44 XJR-5 1983
  • Jaguar #1 Jaguar Racing XJR-9 1988
  • Jaguar XJ220 1993
  • Jaguar XKR-S GT 2015

Lamborghini 

  • Lamborghini Countach LP5000 QV 1988 
  • Lamborghini Diablo SV 1997
  • Lamborghini Centenario LP 770-4 2016
  • Lamborghini Huracán EVO 2020

Lola

  • Lola #10 Simoniz Special T163 1969

Mazda

  • Mazda MX-5 Miata 1990
  • Mazda #55 Mazda 787B 1991
  • Mazda #16 Mazda Racing B09/86 2010
  • Mazda #70 SpeedSource Lola B12/80 2014

McLaren

  • McLaren #4 McLaren Cars M8B 1969
  • McLaren P1 2013
  • McLaren Senna 2018

Mercedes-Benz 

  • Mercedes-Benz #63 Sauber-Mercedes C 9 1989
  • Mercedes-Benz 190E 2.5-16 Evolution II 1990
  • Mercedes-Benz SLS AMG 2011

Mercury 

  • Mercury Cougar Eliminator 1970

Nissan 

  • Nissan #83 GTP ZX-Turbo 1985
  • Nissan #23 Nissan R91CP 1991
  • Nissan #23 GT-R LM NISMO 2015
  • Nissan 370Z Nismo 2019
  • Nissan GT-R NISMO (R35) 2020 

Oldsmobile 

  • Oldsmobile Hurst/Olds 442 1969

Oreca

  • Oreca #38 Jackie Chan DC Racing Oreca 07 2017

Peugeot 

  • Peugeot 205 Turbo 16 1984
  • Peugeot #3 Peugeot Talbot Sport 905 EVO 1C 1993

Pontiac

  • Pontiac GTO Judge 1969
  • Pontiac Firebird Trans Am SD-455 1973

Porsche

  • Porsche #3 917 LH 1970
  • Porsche #11 John Fitzpatrick Racing 956 1983
  • Porsche #17 Porsche AG 962C 1987
  • Porsche 918 Spyder 2014
  • Porsche #2 Porsche Team 919 Hybrid 2017
  • Porsche #92 Porsche GT Team 911 RSR 2017
  • Porsche 911 GT2 RS 2018
  • Porsche #70 Porsche Motorsport 935 2019
  • Porsche 911 GT3 RS 2019
  • Porsche 911 GT3 2021
  • Porsche Mission R 2021

Radical 

  • Radical RXC Turbo 2015

Saleen

  • Saleen S7 2004

Toyota 

  • Toyota #8 Toyota Racing TS040 HYBRID 2014

Que seraient ces bolides à la carrosserie brillante sans les célèbre circuits mis à disposition dans Forza 8 dont voici la liste connue à ce jour : 

  • Circuit de Spa-Francorchamps
  • Hakone
  • Kyalami
  • Laguna Seca
  • Maple Valley
  • Silverstone Circuit
  • Suzuka Circuit

Vous l’aurez compris, la simulation du jeu de course exclusive à Microsoft nous réserve un opus très étoffé dans le contenu mais nous avons appris également que le moteur de collision allait subir une refonte. Fini les accidents sans rayures sur les bolides, les chocs ainsi que frottements se verront lors des courses sous formes de marques et de rayures sur les carrosseries ou jantes. Nous avons hâte de mettre la main sur le concurrent direct à Gran Turismo (dont le film est actuellement au cinéma, vous pouvez lire la critique de celui-ci sur notre site) pour pouvoir se la raconter fièrement au volant de ces nombreuses automobiles.

Forza Motorsport 8 sortira le 10 Octobre 2023 sur Xbox Series et Microsoft Windows.

Test Red Dead Redemption Nintendo Switch : le Grand Ouest à portée de main

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Red Dead Redemption à fait son retour depuis le 17 août 2023 sur Nintendo Switch et PS4, compatible PS5. Passé outre la déception de ne pas avoir eu le remaster tant rêvé, que vaut concrètement ce portage sur le plan technique ? Et surtout Red Dead Redemption a-t-il encore quelque chose à offrir 13 ans plus tard ? Réponse dans notre test, effectué sur Nintendo Switch, en mode nomade.

C’est dans les vieux pots…

Initialement sorti en 2010 sur PS3 et Xbox 360, Red Dead Redemption fait partie de ces jeux dont on savait dès leur parution qu’ils allaient marquer de leur empreinte l’histoire du jeu vidéo. Huit ans après sortait un second volet, qui avait alors largement séduit la presse, mais davantage divisé les joueurs, regrettant la lenteur générale du titre, volontairement imposé par Rockstar pour un aspect plus « réaliste ».  Si la question de savoir pourquoi ne pas avoir plutôt fait un portage de ce 2ème volet reste légitime, on note quand même que proposer ce portage reste encore plus pertinent, dans la mesure où les évènements de Red Dead Redemption premier du nom se déroulent plus de 10 ans après la grande aventure d’Arthur Morgan.

C’est donc ici en 1911, alors que l’Amérique opère ses grands changements et bouleversements industriels que nous retrouvons John Marston. Ancien Hors-la-loi repenti, profitant désormais d’une vie de famille paisible avec femme et enfant. Enfin ça, c’est sans compter sur le FBI qui compte bien s’approprier les services de Marston pour mettre la main sur ses anciens partenaires, non sans avoir fait prisonniers sa femme et son fils afin de s’assurer de sa pleine collaboration. Et 13 ans après, la narration de Red Dead Redemption reste toujours un modèle du genre. On n’en dira peut-être pas autant de l’exploration, aspect sur lequel nous reviendrons.

John Marston Red Dead Redemption Switch

Pour mener à bien sa quête, John Marston va devoir parcourir certains états fictifs du Grand Ouest Américain et du Mexique, non sans rencontrer et rendre services à quelques personnages hauts-en-couleurs qui, de fil en aiguille, le mèneront sur les traces de ses anciens amis, à présent ennemis. Ainsi, notre cow-boy repenti devra collaborer entre autres avec un shérif droit dans ses bottes, avec un médecin baratineur, un chasseur de trésor mentalement instable, sans oublier de payer sa dette envers Bonnie McFarlane, propriétaire du ranch McFarlane. Revivre l’aventure de John Marston est d’autant plus marquant ici après que l’on a vu et ressenti les liens qu’il avait alors avec son ancienne bande. Ne cherchez pas de traces d’Arthur Morgan ici, puisque le protagoniste de RDR 2 n’existait pas encore dans les têtes pensantes de Rockstar.

Un portage portable plus que potable

Même sorti en 2010, Red Dead Redemption proposait alors un open world vaste et d’une richesse incomparable avec ce qui se faisait alors, notamment avec ses zones variées, immenses et détaillées entre ses plaines arides, sa végétation qui s’étends à perte, ses monts enneigés, sans oublier ses petites villes vivantes, ses sublimes couchers de soleil, le cycle jour nuit et la météo dynamique. Alors oui, il était peut-être un peu plus facile de porter sur Switch un jeu sorti en 2010 qu’un The Witcher 3 par exemple, sorti 5 ans plus tard sur une nouvelle génération de Playstation. Pas sûr cela dit que la qualité du portage aurait été tellement meilleure que celle du célèbre Sorceleur (franchement pas terrible avec ses textures dégueulasses et ses flous ultra-prononcés) sans le talent de Double Eleven pour conserver au maximum les qualités visuelles et techniques du jeu.

Ici, Rockstar a retenu la leçon du catastrophique GTA Definitive Edition. La qualité du portage est tout simplement excellente et peut même se targuer de largement tenir la comparaison avec la plupart des Open World sur Switch. Et on ne parle pas que des autres portages. Le jeu tourne donc en 720p et 30 FPS en mode nomade et disons-le, le jeu affiche  une qualité incomparable sans toussoter ne serait-ce qu’un instant. Oui, on distingue de légers effets de clignotements, un peu d’aliasing ici et là ou encore des petits éléments de végétations qui popent parfois grossièrement sous nos yeux. Mais c’est sans commune mesure avec un certain Pokemon par exemple et très franchement, ce sont des détails qui ne nous sautent jamais aux yeux.

Ce qui marque notre regard en revanche, c’est vraiment cette capacité de la console à restituer tout ce qui faisait la beauté du titre en 2010. Tout ce que nous avons énuméré 2 paragraphes plus haut, nous le retrouvons dans ce portage. Non seulement, la Switch parvient à restituer tous ces détails sans jamais mettre à mal ses 30 FPS, mais elle le fait en offrant une distance d’affichage exemplaire et aussi des temps de chargements étonnamment réduits. Si on veut être tatillon, on relèvera quand même quelques petits bugs mineurs  brièvement aperçus, à de très rares occasions. On pourra aussi parler de ces ennemis parfois difficiles à repérer en version nomade, et merci à la visée automatique à ce propos. Bref, de très légers soucis de détails qui ne masquent en rien le travail exemplaire pondu par Double Eleven.

Red Dead Redemption et son très léger coup de vieux

On l’évoquait tout en haut de ce test mais si Red Dead Redemption tient toujours la comparaison sur le plan visuel et même dans son gameplay, bien plus orienté action que sa suite, c’est surtout dans son aspect exploration que l’aventure de John Marston rappelle quelque peu son âge. Que ceux qui n’ont jamais joué à ce premier volet se rassurent, c’est très loin de la honte bien sûr.  Mais avec ses nombreux points d’intérêts, la map de RDR fait un peu pâle figure face à ces titres qui, désormais, invitent les joueurs à tout découvrir et chercher par eux-mêmes. L’interaction avec les environnements reste également assez limitée, entre cueillette et chasse aux animaux, surtout quand le deuxième jeu avait largement enrichi ces éléments.

Mais rendons à Johny ce qui est à Johny. Divers évènements viendront encore ponctuer vos ballades, sans compter les petites quêtes occasionnelles franchement variées. Entre attaques de coyotes et de bandits, tentative de vols, traque de fugitifs, sans oublier les petits services à rendre aux PNJ, les duels de pistolero ou encore les mini jeux à faire en ville (une petite préférence de votre humble rédacteur pour le Poker Menteur). Il y a toujours de quoi bien s’occuper. Pour l’aventure en ligne droite, comptez environ une vingtaine d’heures, que vous pouvez facilement tripler grâce au contenu annexe. Sans compter le DLC Undead Nightmare, dont les évènements sans liens directs avec l’aventure principale  vous prendront une petite dizaine d’heures en plus. 

Conclusion de notre test sur Red Dead Redemption Nintendo Switch

On ne va pas mentir, lorsque l’annonce du portage de Red Dead Redemption est tombée, votre brave rédacteur l’a eu assez mauvaise, d’autant plus qu’il ne pouvait en vouloir qu’à lui-même et certainement pas à Rockstar qui n’avait jamais rien communiqué ou promis de son coté. Mais une fois passé la déception, place au pragmatisme et le résultat est sans appel : le portage de Red Dead Redemption est exemplaire en tout point. Le travail abattu est d’autant plus impressionnant que l’on parle de la Nintendo Switch. Oui, encore une fois, il s’agit d’un jeu PS3 sorti en 2010 et on se doute bien que c’est un peu plus facile à travailler que le portage de The Witcher 3, mais nous sommes presque sûrs que la qualité de ce dernier aurait été bien meilleure si Double Eleven s’était attelé dessus.

Et si quelques mécaniques du jeu ont pris quelques rides, notamment pour ce qui est de l’aspect exploration, la narration quant à elle n’a rien perdu de sa richesse. Vivre la grande épopée de John Marston après avoir fait le 2ème volet, sortie en 2018 est d’autant plus pertinent que les évènements y prennent place des années après et permets en plus de raccrocher les wagons. Notre cow-boy solitaire et repenti peut se vanter d’être toujours, 13 ans plus tard l’un des meilleurs anti-héros de l’histoire du jeu vidéo et puis si on ne l’a pas assez mis en avant dans ce test : parcourir ces vastes plaines et autres lieux inspirés du Far West sur la petite nomade de Nintendo procure un plaisir aussi surprenant qu’incomparable.

Red Dead Redemption est disponible en téléchargement sur PS4, compatible PS5 et Nintendo Switch depuis le 17 août 2023 et sera disponible en version physique dès le 13 octobre 2023

Points forts

  • Un portage Switch tout simplement exemplaire sur le plan visuel et technique
  • La narration, qui n’a pas pris une ride
  • Undead Nightmare et tous les autres DLC inclus
  • L’ aventure Red Dead Redemption à portée de main, un plaisir incomparable
  • John Marston, toujours l’un des meilleurs anti-héros de l’histoire du jeu vidéo

Points faibles

  • On aurait quand même préféré au moins un remaster
  • L’exploration a pris un peu de plomb dans l’aile
  • Des éléments parfois difficiles à distinguer en mode nomade
  • De rares bugs visuels