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Test Starfield : atterissage turbulent sur Playstation 5

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Après avoir fait ses débuts sur Xbox Series et PC, Starfield débarque enfin sur Playstation 5 dans une version qui se veut plus complète. Entre ajouts de gameplay, contenus additionnels et optimisations techniques, cette édition entend proposer l’expérience la plus aboutie à ce jour. Dans les faits, elle reste pourtant très proche de celle que nous avions déjà connue, avec ses qualités… mais aussi ses faiblesses. Voici notre test.

Test Starfield PS5 : une version plus complète mais qui ne bouleverse l’expérience

Après notre test complet de Starfield sur Xbox Series, c’est donc sur cette mouture PS5 nouvellement arrivée que nous allons nous attarder. Dans la mesure où le jeu, dans sa proposition globale, ne diffère pas franchement de sa version originale, on vous renvoie donc à ce test. En revanche, il y a bien des nouveautés de conforts, en plus d’un nouveau DLC narratif, Terran Armada (Shattered Space, également disponible ici, l’était déjà depuis l’automne 2024). Mais si l’on excepte l’utilisation de la DualSense, ces nouveautés concernent toutes les plateformes.

Parmi celles-ci, on note l’arrivée d’un nouveau véhicule terrestre : le Moon Jumper, que vous pourrez débloquer auprès d’un technicien de vaisseau. Ce dernier permet enfin de parcourir les surfaces planétaires de manière plus fluide et surtout plus rapide. Le gain est réel sur le terrain : les déplacements sont moins contraignants et l’exploration gagne en rythme. Si le REV-8 était déjà disponible (vous l’obtiendrez d’ailleurs en même temps que le Moon Jumper), permettant une meilleure polyvalence sur le terrain, notamment avec son système d’armement, celui que l’on appelle le Sauteur Lunaire chez nous est davantage pensé pour composer avec la verticalité des planètes (il ne porte pas son nom pour rien.)

screenshot Starfield PS5

Pour autant, cette nouveauté ne change pas en profondeur la structure du jeu, d’autant plus que la prise en main des véhicules, en particulier le REV-8, nous a paru plutôt rigide dans l’ensemble. Le nouveau mode croisière s’inscrit dans la même logique. Il permet d’effectuer certains trajets spatiaux de manière plus naturelle, sans transition, tout en laissant le joueur libre de ses mouvements à bord du vaisseau pendant le déplacement. Cette approche apporte une touche d’immersion supplémentaire et casse légèrement le côté systématique des écrans de chargement, même s’il existait déjà des méthodes pour les limiter. Mais là encore, il s’agit davantage d’un ajustement que d’une refonte.

Une technique en progrès manette en main… mais encore instable à l’écran

Sur le plan technique, cette version PS5 propose une expérience globalement fluide. Grâce à des vidéos comparatives, on a pu voir que Starfield a bénéficié, y compris dans sa version PS5 Fat d’une très légère rehausse de textures, notamment sur les visages (mais il faut vraiment mettre les 2 côte à côte pour le voir, et encore…). Les performances sont solides dans la majorité des situations, l’intégration de la DualSense apporte un petit plus appréciable, notamment via les retours haptiques et les gâchettes adaptatives qui renforcent légèrement les sensations en jeu.

En revanche, et là, on va parler du point qui fait mal : en l’état actuel, on se doit d’être transparent et on ne peut pas encore vous recommander cette version PS5. La raison ? de gros problèmes techniques qui plantent le jeu sans raison apparente notamment en pleine exploration. Nous avons passé un peu plus de 40 heures sur cette version et nous avons noté un total de 17 crashs et freezes. Heureusement, les sauvegardes rapides étaient là pour limiter la casse, mais on peut très clairement parler de frustration à minima. Au passage, si vous avez déjà fait le jeu sur Xbox Series ou PC, vous n’aurez pas de cross-save possible, ce qui est quand même bien dommageable aussi.

screenshot Starfield PS5

Certains ralentissements peuvent aussi apparaître dans les zones plus chargées, accompagnés de petites saccades qui viennent rappeler les limites du moteur. Rien de catastrophique sur ce dernier point, mais pour une version qui arrive aussi tardivement, après de nombreux correctifs sur les autres supports, on pouvait légitimement attendre une expérience plus stable. Ces problèmes techniques ne rendent pas le jeu injouable, mais ils viennent régulièrement casser l’immersion, notamment lors de longues sessions. Une situation frustrante, surtout pour un titre qui demande autant d’investissement…

Free Lanes et Terran Armada : des ajouts utiles, mais inégaux

Cette mise à jour dans l’écosystème Sony s’accompagne donc de deux ajouts majeurs : la mise à jour gratuite Free Lanes, incluant les éléments de conforts susmentionnés, ainsi que divers paramètres ajustables pour personnaliser davantage l’expérience de jeu, mais aussi le DLC Terran Armada. Un ajout narratif qui introduit une nouvelle faction liée à l’Héritage de la Terre et propose un arc centré sur un conflit à l’échelle de la galaxie. Sur le papier, l’ensemble est prometteur, avec de nouveaux ennemis, des missions supplémentaires, des vaisseaux et plusieurs situations inédites à explorer. Dans les faits, le résultat reste plus contrasté.

Si certaines idées fonctionnent, comme le fait de forcer les entrées en croisière et que le contenu s’intègre correctement au reste du jeu, le DLC peine à réellement nous convaincre. Le scénario manque d’impact, les enjeux restent assez classiques et l’ensemble donne plutôt l’impression de prolonger l’aventure sans véritablement l’enrichir. Un DLC qui reste donc dispensable, un dommage eu égard de son caractère payant (10€ à l’achat). Notons qu’en plus, le DLC n’a pas été traduit en français. On ne connait pas officiellement les raisons de cette absence de FR, ce qui rend d’ailleurs la situation cocasse, puisqu’on parle d’une intégration dans un jeu qui, de base, a bien été traduit. Cela dit, la synchro labiale de la vf étant toujours complètement aux fraises, on se dit que ce n’est peut-être pas tellement un mal…

screenshot Starfield PS5

Résumé de notre test de Starfield sur Playstation 5

Comme lors de sa sortie initiale, Starfield reste un jeu à part. Son univers, sa richesse et sa liberté continuent de constituer ses principales forces. Il offre une aventure capable de vous absorber des dizaines d’heures, voire au-delà de la centaine, avec une vraie sensation de découverte et de progression ainsi que de véritables impacts sur nos choix. Mais en parallèle, ses limites structurelles sont toujours présentes. Les améliorations apportées par cette version PS5 viennent lisser certains défauts, sans jamais les corriger en profondeur. Néanmoins, Starfield nous est ici proposé dans sa version la plus complète à ce jour, avec des ajouts bienvenus qui améliorent le confort de jeu et enrichissent légèrement l’expérience.

Le nouveau véhicule terrestre, le mode croisière et les contenus additionnels apportent de nouvelles possibilités, sans toutefois bouleverser l’équilibre général. Mais au-delà de ces améliorations, le jeu reste fidèle à lui-même. Toujours aussi ambitieux et riche, il demeure aussi marqué par une technique encore instable. Pour le reste, il s’agit d’une version solide dans l’ensemble, mais qui confirme surtout que Starfield reste une aventure aussi fascinante qu’imparfaite. Si vous n’aviez pas adhéré à la proposition de Bethesda en 2023, il n’y a que peu de chances que vous soyez davantage séduits ici. Pour les autres, à moins de posséder la version PS5 Pro, qui a eu droit la première à son patch correctif, on vous conseillera d’attendre l’arrivée de ce même patch avant de vous (re)lancer dans ce Starfield en version PS5 Fat.

Starfield est disponible sur Playstation 5 depuis le 7 avril 2026.

Les points forts

  • Les nouveaux véhicules, notamment le Moon Jumper, qui facilite l’exploration des planètes.
  • Toujours aussi beau artistiquement
  • les fonctionnalités Dualsense, qui offrent entre autres plus de punch aux affrontements.
  • Le DLC Terran Armada, qui s’inscrit bien dans le lore du jeu et offre plusieurs heures de contenu en plus…
  • Le mode Croisière, qui rend les voyages spatiaux plus fluides…

Les points faibles

  • Du crash, du freeze, encore du crash et encore du freeze…
  •  … mais n’a pas été traduit en français, tout en étant intégré dans un jeu qui l’est.
  • … sans totalement en bouleverser la structure.

Test Cthulhu : The Cosmic Abyss – Plongée dans les profondeurs

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Un nouveau prétendant au trône du jeu narratif horrifique, après par exemple The Sinking City, s’apprête à émerger des abysses. Avec Cthulhu : The Cosmic Abyss, le studio Big Bad Wolf Studio et l’éditeur Nacon promettent une expérience sensorielle et psychologique inspirée de l’univers de H. P. Lovecraft. Entre science-fiction, enquête et folie rampante, le titre intrigue autant qu’il fascine. Voici notre test de Cthulhu : The Cosmic Abyss.

Une descente dans les abysses du Pacifique

Dès les premières premières minutes de jeu durant notre test de Cthulhu : The Cosmic Abyss, on s’aperçoit tout de suite d’une direction artistique singulière. Loin des manoirs poussiéreux et des bibliothèques interdites traditionnellement associés à l’horreur lovecraftienne, le jeu transporte le joueur en 2053, au cœur d’une station sous-marine isolée dans l’océan Pacifique. Cet environnement confiné devient rapidement un personnage à part entière : couloirs étroits, structures métalliques oppressantes, et obscurité quasi totale composent un décor où chaque recoin semble dissimuler une menace.

Ce choix de cadre n’est pas anodin. Il permet au studio de jouer avec des peurs primaires — l’enfermement, l’inconnu, la pression constante des profondeurs — tout en renouvelant l’imaginaire lié à Cthulhu et à la mythique cité engloutie de R’lyeh. Ici, l’horreur ne surgit pas brutalement : elle s’infiltre lentement, à mesure que le joueur progresse.

Le joueur incarne Noah, un enquêteur spécialisé dans les phénomènes occultes, envoyé pour élucider une série de disparitions inexpliquées. Très vite, l’intrigue dépasse le cadre d’une simple mission scientifique pour basculer dans un récit plus trouble, où réalité et hallucination commencent à se confondre.

L’originalité du jeu repose sur son approche investigative. À travers l’analyse d’indices, l’exploration minutieuse des lieux et l’utilisation d’outils technologiques comme le sonar ou des scanners d’artefacts, le joueur reconstitue progressivement les événements. Mais cette quête de vérité a un prix : plus l’on s’approche de la compréhension, plus la perception du réel se fissure.

Une enquête au cœur de l’indicible

Dans cette aventure, l’intelligence artificielle Key joue un rôle central. Véritable guide, elle accompagne le joueur dans ses décisions, instaurant un dialogue constant qui renforce l’immersion tout en semant le doute.

Au cœur de l’expérience proposée par Cthulhu : The Cosmic Abyss, le système de scan s’impose comme un outil central de progression, venant structurer l’exploration et nourrir la dimension enquête du jeu. Loin d’un simple gadget, ce dispositif est le cœur même de l’investigation. Il permet au joueur d’analyser l’environnement, de révéler des éléments invisibles à l’œil nu et de décrypter des indices essentiels à la compréhension de l’intrigue. Vous pouvez par exemple analyser un caillou qui vous permettra, une fois rentré dans la base de donnée, de trouver les autres mêmes cailloux pour progresser dans les énigmes. Associer les différents déductions dans un menu dédié en tentant toutes les combinaisons possible sans que cela soit punitif. Vous verrez tout de même par la suite que la total liberté de l’investigation va vite vous faire creuser vos méninges!

Chaque zone devient ainsi un terrain d’investigation, où l’observation attentive est récompensée. Ce fonctionnement s’articule avec plusieurs mécaniques complémentaires, notamment la gestion de la corruption, qui influence directement les capacités du protagoniste et la perception du monde qui l’entoure. À mesure que le joueur s’enfonce dans les mystères du jeu, ses choix — qu’il s’agisse de privilégier une progression rapide ou une exploration minutieuse — impactent non seulement la difficulté des énigmes, mais aussi le déroulement narratif. Entre puzzles environnementaux, collecte d’indices et conséquences psychologiques liées à la corruption, le titre propose un équilibre subtil entre réflexion et immersion, renforçant constamment la tension propre à son univers.

Un thriller horreur-psychologique plutôt que spectaculaire

Contrairement à de nombreuses productions contemporaines, Cthulhu : The Cosmic Abyss fait le choix assumé de la suggestion plutôt que du choc visuel. Ici, peu de jump scares gratuits ni de screamers : la peur naît de l’atmosphère, du silence, et de l’invisible.

Cette approche s’inscrit pleinement dans l’héritage de Lovecraft, où l’horreur repose sur l’incompréhensible et l’impossibilité pour l’esprit humain d’appréhender certaines réalités. Le jeu exploite cette idée en altérant progressivement les perceptions du joueur : distorsions visuelles, sons lointains, incohérences spatiales… autant d’éléments qui participent à une montée en tension constante.

Le résultat est une expérience plus introspective que spectaculaire, qui demande patience et attention. Les amateurs d’action pure pourraient se sentir déroutés, mais ceux en quête d’une immersion profonde y trouveront une proposition rare.

Une réalisation technique au service de l’ambiance

Propulsé par l’Unreal Engine 5, le jeu affiche des ambitions visuelles solide. Mais au-delà de la performance graphique, c’est surtout le travail sur la lumière et le son qui impressionne. Les jeux d’ombres, les reflets aquatiques et les variations lumineuses contribuent à créer une atmosphère pesante et crédible. La force des graphismes réside surtout dans des arrières plans visuelles sublimes qui renforcent l’effet mystique de l’univers. Les visages sont par ailleurs légèrement en deçà de ce que nous pouvons faire de mieux à l’heure actuelle.

La bande sonore, quant à elle, joue un rôle déterminant. Peu de musique pure mais plutôt une légère musique de fond mais aussi et surtout des bruits : des bruits métalliques, des grincements, échos lointains, etc… chaque élément sonore semble calculé pour maintenir le joueur dans un état de vigilance permanente. Le silence lui-même devient une arme, accentuant la sensation d’isolement.

Une narration fragmentée et exigeante

Fidèle à l’ADN de Big Bad Wolf Studio, déjà connu pour ses expériences narratives, The Cosmic Abyss mise sur une narration éclatée. Le récit ne se livre pas directement : il se découvre à travers des documents, des enregistrements et des indices disséminés dans l’environnement. À la manière d’un mélange d’un « Point and Click » et d’un jeu en FPS, le jeu vous plongera réellement dans une enquête sur sept chapitres.

Ce choix renforce l’implication du joueur, qui devient véritablement acteur de l’histoire. Cependant, il implique également un certain degré d’exigence. L’attention aux détails est primordiale, et une exploration superficielle pourrait laisser passer des éléments clés de compréhension. Il faudra cliquer sur tout ce qui vous paraît important ainsi que lire tous les documents pour ne louper aucun indices.

La difficulté de Cthulhu : The Cosmic Abyss s’inscrit dans une approche progressive et modulable, pensée pour s’adapter au profil de chaque joueur sans jamais renier son exigence. Le titre repose avant tout sur la réflexion et l’observation, avec des énigmes dont la complexité évolue au fil de l’aventure, demandant une attention accrue aux détails et une réelle capacité de déduction. Plusieurs niveaux de difficulté (vous pouvez adapter les aides dans le menu) viennent influencer non seulement la résistance aux effets de la corruption, mais aussi la lisibilité des indices et la tolérance aux erreurs.

Ainsi, les joueurs optant pour une expérience plus accessible pourront progresser de manière fluide, tandis que les plus téméraires devront composer avec des mécaniques plus punitives et une pression constante. Cette montée en tension, accentuée par les conséquences de chaque choix à la fin du jeu, renforce l’immersion et confère au jeu une dimension stratégique, où patience et curiosité deviennent les clés pour surmonter les épreuves.

Un pari audacieux dans le paysage vidéoludique

Dans un paysage vidéoludique longtemps dominé par des RPG dépassant allègrement les cent heures de jeu, Cthulhu : The Cosmic Abyss fait le pari d’une expérience plus resserrée, sans pour autant sacrifier sa profondeur. L’aventure principale peut ainsi être bouclée en ligne droite en environ huit à dix heures de jeu.

Toutefois, les joueurs souhaitant explorer toutes les facettes du titre devront s’investir davantage : en visant le 100%, notamment à travers les différentes mécaniques de corruption et leurs manipulations, la durée de vie peut s’étendre jusqu’à une quinzaine d’heures.

Ce choix de format s’inscrit dans une volonté claire : proposer une aventure dense et mystifiante, où chaque moment compte. Le jeu ne cherche pas à retenir artificiellement le joueur, mais plutôt à récompenser son implication. Plus on s’y attarde, plus l’expérience se révèle riche et gratifiante, notamment grâce à son approche basée sur la curiosité et l’exploration.

Si l’expérience se montre globalement immersive, notre test de Cthulhu : The Cosmic Abyss n’a pas été exempt de quelques accrocs techniques (test réalisé sur PS5). Plusieurs problèmes sont venus entacher la progression, à commencer par des sauvegardes parfois défaillantes, obligeant à rejouer certaines séquences. À cela s’ajoutent des bugs de collision, avec des situations où le joueur peut rester coincé dans des structures ou interagir de manière imprévue avec l’environnement. Certains éléments de décor manquent également de stabilité, laissant parfois apparaître des anomalies visuelles, comme la possibilité de voir à travers certains objets, surfaces ou personnages.

Des défauts qui peuvent momentanément briser l’immersion, surtout dans un jeu reposant fortement sur l’atmosphère. Néanmoins, les développeurs ont d’ores et déjà déployé plusieurs patchs correctifs, tandis que d’autres mises à jour sont attendues afin de peaufiner l’ensemble et corriger ces petits problèmes techniques.Cthulhu The Cosmic Abyss

Résumé de notre test de Cthulhu : The Cosmic Abyss

Cthulhu : The Cosmic Abyss s’apparente à une œuvre singulière, à la croisée de la science-fiction et de l’horreur psychologique. En revisitant l’univers de H. P. Lovecraft sous un angle futuriste et immersif, le jeu s’inscrit dans une démarche ambitieuse, cherchant à renouveler les codes d’un imaginaire aussi culte qu’exigeant. Cette relecture moderne, portée par une atmosphère pesante et une narration qui valorise la curiosité du joueur, pourrait bien permettre au titre de s’imposer comme une référence auprès des amateurs du genre.

Reste toutefois à voir si cette descente dans les profondeurs tiendra toutes ses promesses sur la durée, tant l’équilibre entre narration, mécaniques de jeu et tension psychologique s’avère délicat à maîtriser. Mais une chose est certaine : en misant sur une expérience dense, marquée par des choix aux conséquences palpables et une immersion constante, Cthulhu : The Cosmic Abyss ne laissera personne totalement indemne, et pourrait bien hanter l’esprit de ceux qui oseront s’y aventurer.

Points forts

  • Une immersion réussie
  • Une narration maitrisée
  • Le monde de Lovecraft parfaitement retranscrit
  • Mécanique de jeu et d’enquête plutôt bien réussis…
  • La direction artistique (arrière plan et effets de lumière superbe)…
  • Une durée de vie maîtrisée

Points faibles

  • … mais qui vous donnera du fil à retordre!
  • … mais des traits de visages plus compliqués
  • Un équilibre difficulté / accessibilité qui peut dérouter certains joueurs
  • Des problèmes techniques (sauvegardes défaillantes, bugs de collision et structures, etc…)

Cthulhu : The Cosmic Abyss est sorti le 16 avril 2026 sur PC, PS5, Xbox Séries X/S.

PlayStation Plus Essential : les jeux d’avril 2026

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Comme chaque mois, voici la sélection de jeux gratuits qui attend les membres du PlayStation Plus Essential en avril 2026. C’est donc une sélection hétéroclite de trois jeux que vous pourrez télécharger. Voici la liste en détails.

Les jeux offerts du PlayStation Plus Essential en avril 2026

Explorez un monde sombre et interconnecté en incarnant un Croisé noir chargé de renverser un dieu démoniaque. Alternez entre deux royaumes, celui des vivants et celui des morts, pour progresser, résoudre des énigmes et affronter des ennemis variés. Vous devez composer avec un système de combat exigeant, ainsi qu’une progression basée sur l’équipement, les compétences et la coopération en ligne.

(Re)découvrez les premières aventures de Lara Croft à travers les trois épisodes originaux remis au goût du jour. Explorez des environnements variés, résolvez des énigmes et affrontez différents dangers dans des niveaux emblématiques. Cette compilation propose des graphismes améliorés, avec la possibilité de basculer à tout moment vers le rendu d’origine.

  • Sword Art Online : Fractured Daydream

Plongez dans une nouvelle histoire tirée de l’univers de Sword Art Online où les mondes et les personnages se retrouvent mêlés. Incarnez différents héros de la série et affrontez des ennemis en équipe dans des combats orientés action. Le jeu met l’accent sur la coopération en ligne et la complémentarité des rôles pour venir à bout des affrontements.

Voilà tout pour cette sélection des jeux PlayStation Plus Essential d’avril 2026. Vous pouvez télécharger ces trois titres à compter d’aujourd’hui. On se retrouve dans quelques jours pour revenir sur la sélection qui attend les joueurs Extra et Premium.

Test Life is Strange : Reunion – la conclusion que l’on attendait ?

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Un peu plus d’un an après Double Exposure, voici que débarque Life is Strange : Reunion. Un épisode (qui en abandonne totalement le format, d’ailleurs) qui se veut à la fois une suite directe de son prédécesseur, mais aussi une conclusion de tout ce qui a commencé voilà maintenant 10 ans, en remettant au centre du récit le duo iconique de la saga. Une réunion à la hauteur ? réponse dans ce test.

Test Life is Strange : Reunion — le retour des temps-plices

Avant de commencer, abordons la question de ce qui précède : faut-il avoir joué à Double Exposure pour apprécier Reunion comme il se doit ? Un résumé, qui détaille plutôt bien les évènements du jeu vous aidera à cerner correctement dans quoi vous mettez les pieds. Mais pour apprécier davantage les personnages et les relations entre eux, alors oui, il vaut mieux jouer à Double Exposure. On ne parle même pas du tout premier Life is Strange, qui demeure dans ce cas une obligation absolue. Parce que Life is Strange : Reunion, comme son nom l’indique, c’est l’occasion de retrouver ce duo qui a tant marqué les esprits il y a 10 ans.

Une présence qui est peut-être pour quelque chose dans le fait que les autres personnages, à l’exception dans une moindre mesure de Safi, ont un peu plus de mal à s’imposer. Cette réunion a lieu dans le cadre d’une nouvelle catastrophe que Max Caulfield, désormais professeure de photographie à l’université de Caledon, va tenter d’empêcher : un incendie qui s’apprête à ravager ce même campus. Par qui et pourquoi ? C’est toute la lumière que Max va tenter de faire dans son enquête, jusqu’à l’arrivée de Chloé Price, qui va totalement la chambouler. C’est donc une enquête plutôt prenante, parfois ponctuée de petits défauts de rythmes, à laquelle Life is Strange Reunion nous invite. Le moment tant attendue des retrouvailles ne déçoit absolument pas même s’il faut admettre que l’effet nostalgie doit jouer un peu.

Life is Strange Reunion

Mais l’émotion sait être présente quand il faut. Si on avait déjà eu le plaisir de retrouver Max dans l’épisode précédent, ne manquait plus que l’autre face de la pièce pour combler le fan inconditionnel qu’est votre serviteur, et probablement beaucoup d’autres. Chloé, désormais adulte, a beau avoir revu la couleur de ses cheveux, se montrer sous un jour un poil plus assagi, aucun doute, il s’agit toujours de la jeune femme complexe, rebelle et impulsive qu’elle était auparavant. Un caractère appuyé par une performance largement à la hauteur, avec un vf très honorable et un doublage original assuré par Rhianna Devries, qui incarnait déjà le personnage dans Before the Storm.

Des mécaniques remises au goût du jour

Au début de l’aventure, le jeu vous invite à faire plusieurs choix afin d’influencer les relations entre les personnages. choix que vous pouvez d’ailleurs « randomiser » mais soyons honnête, nous avons fait deux runs sur le jeu et s’il nous manque très clairement des pistes à explorer, ces choix ne semblent pas avoir un impact différent sur le jeu, y compris le plus important d’entre eux, concernant le destin de Chloé. En revanche, ils donnent cette impression pas désagréable d’écrire sa propre histoire, entamé avec Life is Strange et continué avec Double Exposure, qui apparaît maintenant encore plus fort comme un épisode de transition. Ici, exit la division des réalités, Max retrouve son pouvoir d’antan, celui de rembobiner le temps.

Comme dans le premier, le titre parvient à jouer habilement avec cette mécanique, vous laissant souvent la possibilité de l’utiliser librement pour influer sur le cours de l’histoire. Par exemple, vous entamez une conversation avec quelqu’un et vous souhaitez que cette personne n’ait pas souvenir de cette conversation ? Un bref rewind et le tour est joué. Bien sûr, elle va aussi servir à résoudre de nombreux casse-têtes, assez simple sur le fond, mais plutôt ingénieux sur la forme. Pour ce qui est de Chloé, elle pourra compter sur un système de duel de dialogue où elle devra choisir les bonnes réponses pour avancer sur la bonne piste. Un système simple et efficace, déjà présenté dans Before the Storm.

Life is Strange Reunion

Si on a parlé du manque de conséquences sur les choix que l’on opère au début de l’aventure, ce n’est heureusement pas le cas des choix que l’on fait en jeux qui, eux, ont de véritables incidences, notamment sur la fin de l’aventure. D’ailleurs et curieusement, la fin initiale que nous avions eue nous a laissé un goût un peu mitigé, comme une sensation d’inachevé… avant d’être davantage satisfait par notre second run. On ne pourra pas trop en dire là-dessus, mais on vous conseille vraiment de refaire le jeu au moins deux fois pour en apprécier davantage la proposition de Deck Nine pour ce grand final.

Une tempête artistique ?

Nous avons réalisé notre test sur PS5, en mode performance lors de notre premier run, qui nous a pris environ 15h en farfouillant un maximum et en qualité pour le second, qui nous en a pris à peu près moitié moins. Dans les deux cas, le jeu ne tourne pas trop mal, mais il faudra très souvent composer avec quelques textures qui popent un peu tardivement dans les deux cas. En revanche, sur le reste, le titre affiche un résultat artistique convaincant. On apprécie le rendu des couleurs chaudes, propres à la saison automnale à laquelle le jeu prend place.

On oublie donc le Caledon froid et plongé dans la neige. Ici, c’est une version plus chaleureuse, orangée qui est mise en avant, ce qui n’est pas pour déplaire. Outre les performances, en particulier celles de Hannah Telle et Rhianna Devries en tête, on apprécie aussi le travail sur les rendus faciaux, notamment lorsqu’il s’agit d’exprimer des émotions, plus ou moins fortes. Le titre nous propose d’ailleurs à divers moments de prendre le temps de se poser et de simplement apprécier le moment, le tout sur une bande-son toujours aussi charmante, dans la veine de la saga et particulièrement du tout premier jeu.

Life is Strange Reunion

Resumé de notre test de Life is Strange : Reunion

Ce qui sonnait un peu comme un aveu d’échec pour Deck Nine s’avère être une bonne surprise. Oui, les puristes pourront s’arracher les cheveux face au retour de Chloé, qui, sur le papier, vient casser ce que le premier jeu de la licence a mis en place et forcé à accepter avec le temps. Mais au-delà du fan-service, qui était forcément la motivation numéro une pour convoquer cette réunion, le studio parvient quand même à justifier ce choix par des décisions scénaristiques qui tiennent plutôt bien la route.

Au-delà de ces retrouvailles chargées en émotions, Life is Strange : Reunion est un final qui revient aux sources, avec notamment une mécanique de rembobinage très bien exploitée et une intrigue qui, en dépit de 2 ou 3 petits problèmes de rythmes et qui peut avoir tendance à s’éparpiller, parvient à accrocher sur environ 12h.  Bref, ce n’est pas dénué de défauts, mais au global, Deck Nine offre un bouquet final convainquant à la licence et à ces retrouvailles qu’au fond de nous, on espérait sans se l’avouer depuis 10 ans.

Life is Strange : Reunion est disponible depuis le 26 mars 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series.

Les points forts 

  • Le retour de Max et Chloé, tout simplement
  • La mécanique de rembobinage, très bien exploitée
  • une intrigue qui accroche
  • Les performances de Hannah Telle et Rhianna Devries et une vf qui n’a pas à rougir
  • Ne tombe pas dans le piège du fan service facile
  • Une direction artistique chaleureuse
  • Nos choix ont un vrai impact sur la fin

Les points faibles

  • Les phases avec Chloé sont un peu moins intéressantes en termes de gameplay
  • quelques soucis de rythmes
  • des personnages secondaires nettement moins attachants, à une ou deux exceptions près
  • Techniquement, ça manque de finesse
  • Une fin qui peut laisser un goût d’inachevé, du moins dans un premier run
  • Les choix post-game n’ont pas franchement d’incidence sur le déroulé

Soluce Life is Strange : Reunion – le « tasse-tête »

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Pour cette soluce de Life is Strange : Reunion, on voit comment résoudre le « tasse-tête » de Moses. Le but de cette énigme, qui s’inscrit dans le cadre des tests de rembobinage, consiste à empêcher le bris d’une tasse lorsque vous ouvrirez un meuble à la demande de ce dernier. Voici les étapes pour modifier le funeste destin de ce mug.

Soluce Life is Strange : Reunion — amortir la chute de la tasse

Pour l’énigme, qui intervient juste après celle de l’assassin de Mordefroi, vous devez rapporter à Moses une tasse qui se trouve dans un meuble fermé à clé. Pour commencer, vous allez devoir l’ouvrir en vous servant du tournevis posé sur ce même meuble. Lorsque vous forcez la porte, une tasse en tombe et se brise sur le sol. Le but de cette énigme étant de garder l’objet intact, il vous faut donc trouver le moyen d’amortir la chute de la tasse. Commencez donc par rembobiner le temps. Une fois ceci-fait, n’allez pas immédiatement ouvrir le meuble. Commencez par vous diriger vers le bureau, à droite de Moses. Sur une chaise de bureau, vous verrez un petit coussin. prenez-le et déposez-le simplement au pied du meuble où se trouve la tasse.

Maintenant, vous pouvez l’ouvrir afin que l’objet chute directement sur le coussin. Prenez-la et avant de la donner à Moses, rembobinez la séquence jusqu’à retrouver le meuble fermé (vous conservez la tasse sur vous). Vous pouvez alors la lui remettre et mettre fin à ce petit test. Dans la foulée, un troisième mini casse-tête impliquant un début d’incendie à cause d’une bouilloire électrique arrive. Montez simplement à l’étage supérieur, où se trouve la bouilloire et si nécessaire, faites un rembobinage afin d’avoir tout le temps nécessaire pour la débrancher avant que la catastrophe ne commence.

Soluce Life is Strange : Reunion – résoudre l’énigme Mordefroi

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Pour cette première soluce dédiée à Life is Strange : Reunion, on vous explique comment trouver l’identité de l’assassin de Mordefroi. Une énigme imposée par Moses à Max dans le cadre d’un test de rembobinage, au début de l’aventure. On suit le guide.

Soluce Life is Strange : Reunion – qui a tué Mordefroi ?

Une fois que Moses aura déchiré le dessin dans ses mains et que vous aurez remonté le temps pour le lui prendre, l’énigme commence :  il vous présente le personnage dessiné et vous pose une question : qui a tué Mordefroi, le personnage qu’il a dessiné ? Il vous faut alors chercher la réponse dans la pièce. Première étape : vous trouverez un poster collé sur un des murs, il s’agit de l’affiche d’un film. Consultez-la pour y comprendre que Mordefroi est l’antagoniste de ce film et que son héroïne en est forcément celle qui a mis fin à son règne.

Maintenant, il vous faut trouver son nom, puisque le pitch affiché ne le mentionne pas. Pour ce faire, montez à l’étage supérieur et regardez la figurine de l’héroïne posée sur le bureau. Vous y verrez son nom en regardant dessous. S’agissant d’un test de rembobinage, vous ne pouvez donc pas donner la réponse à Moses après avoir cherché sous ses yeux. Il vous faut donc rembobiner toute la séquence jusqu’au moment où il vous interroge. Lorsque c’est le cas, vous n’avez plus qu’à donner la réponse à la question. Voilà tout pour cette soluce Life is Strange : Reunion.

Test Bravely Default Flying Fairy HD Remaster : l’un des meilleurs jrpg old school prend son envol sur PC

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Plusieurs mois après sa sortie au lancement de la Nintendo Switch 2, Bravely Default Flying Fairy HD Remaster revient encore flambant neuf dans une mouture PC qui a surtout pour but de proposer un confort de jeu encore meilleur. Alors cette version vaut-elle le coup ? réponse dans ce test.

Test Bravely Default Flying Fairy HD Remaster: une narration aussi clichée que surprenante

Bravely Default Flying Fairy HD Remaster démarre et se présente narrativement parlant comme le parfait cliché du JRPG à l’ancienne. Il y est question de cristaux sur lesquels repose l’équilibre du monde, puis un jour, patatras les cristaux et donc paf, le monde. Pour rétablir tout ça, quatre héros avec pêle-mêle un amnésique accro à la gent féminine, une pseudo-prêtresse, un paysan qui n’avait rien demandé et une qui retourne rapidement sa veste. Bon, vous l’aurez compris, l’histoire et la narration de Bravely Default HD Remaster ne sont pas son point le plus fort. Mais force est d’admettre que quelque chose fonctionne assez bien dans tout ça.

D’une part, bien que véritables clichés sur pattes, le quatuor est plutôt attachant, complémentaires entre eux et les nombreuses saynètes de dialogues renforcent cette complémentarité, mais aussi parce qu’un twist complètement retors vient bouleverser les codes qui semblent établis et jouer avec la structure narrative. Un choix malin qui entraine néanmoins un aspect ultra-répétitif (c’est le moins qu’on puisse dire). Mais passons tout de même dessus, car aussi brillante soit cette idée, qui casse aussi un énorme cliché de ces JRPG à l’ancienne, le très gros point fort de Bravely Default HD Remaster, c’est son système de combat.

Brave et Défaut

Le système de combat articule son tour par tour autour du concept « Brave/Défaut« . Défaut permet d’adopter une position défensive afin d’économiser des actions d’avance et Brave permet de lâcher au cours d’un même tour de jeu la totalité des actions cumulés jusqu’alors. À terme, vous pouvez enchaîner 4 actions par héros en même temps. La subtilité, c’est que vos adversaires peuvent en faire de même, alors il s’agit de trouver un jute équilibre, d’autant que les combats montent très vite en difficulté. Pour les passer, vous aurez droit à d’autres codes à votre arc, à commencer par un système de classe très complet, que vous pouvez intervertir à volonté dans les menus et sur tous les personnages. Vous récupérez ces jobs à travers des astérisques, appartenant à des boss que vous pourrez affronter dans l’histoire principale, mais aussi à l’occasion de quelques quêtes annexes.

Bravely Default screenshot PC

À côté, le titre ajoute des mécaniques pour vous rendre la tâche un peu moins ardue, notamment un système de construction de village et surtout un online plutôt bien pensé. En ce qui concerne le village, il s’agit de rebaptir Norende, village d’origine de Tiz, un de nos jeunes héros, qui a tout perdu dans la destruction de ce dernier. L’idée va donc être de construire différents magasins afin de débloquer divers équipements de fil en aiguille. Le temps de construction, ici en temps réel, dépends du magasin et du nombre de villageois assignés à la tâche. Plus vous avez de villageois assignés sur une construction et plus vite celle-ci est achevée. L’occasion de revenir sur le online, très utile pour ce système de construction, mais aussi pour les combats.

En effet, à l’occasion de vos pérégrinations dans les heaumes, villages et autres lieux, vous pourrez rencontrer des pnj, avec une aura identifiable. Vous n’aurez qu’à passer devant eux pour les ajouter à votre liste d’amis. Ces derniers intégreront donc le village de Norende, qui reste facultatif, ainsi que votre liste d’amis disponibles en combat. Vous pouvez alors demander leur assistance pour qu’ils envoient automatiquement une attaque plus ou moins puissante selon leur niveau. Le cooldown pouvant être assez important (il nous faut avouer ne pas avoir totalement compris son fonctionnement), Il vaut mieux les garder pour les combats les plus féroces.

Bravely Default screenshot PC

Une direction artistique efficace et du miel pour les oreilles

Sur le plan de la direction artistique, Bravely Default garde encore aujourd’hui un vrai charme. Le remaster HD cherche clairement à mieux faire ressortir ce style « livre illustré » qui faisait déjà l’identité du jeu d’origine, avec ses décors qui ressemblent souvent à des illustrations mises en mouvement et son univers de fantasy qui repose moins sur la démonstration technique que sur l’ambiance générale. C’est d’ailleurs ce qui permet au jeu de bien vieillir malgré des modèles 3D parfois plus simples : les villes, les panoramas et une bonne partie des arrière-plans conservent cette douceur visuelle très particulière, presque artisanale par moments, qui donne ux différentes zones de Luxendarc une vraie personnalité. Sur PC, cette direction artistique profite en plus d’une image plus nette et plus propre que sur Switch 2 sur grand écran, ce qui aide encore un peu plus à apprécier ce travail visuel.

Côté bande-son, le titre est une véritable pépite sonore. Entre les thèmes d’exploration, les morceaux plus posés et les musiques de combat, la partition donne au jeu une vraie identité et porte une bonne partie de son souffle. Ce n’est pas juste une bande-son efficace qui fait le travail en arrière-plan, c’est une OST qui accompagne, qui appuie les moments forts et qui aide clairement Luxendarc à exister. Le doublage anglais comme japonais fait aussi le nécessaire pour donner un peu plus d’épaisseur au quatuor principal et aux scènes importantes, même si, soyons honnêtes, c’est surtout la musique qui laisse ici la plus forte impression. Le genre de bande-son qui rappelle assez vite pourquoi certains JRPG gardent une place à part, même des années plus tard.

Pour ce qui est de cette version PC, déjà, elle n’apporte pas de réelle plus-value, si ce n’est sa technique plus propre, pour qui a déjà poncé le remaster sur Switch 2. Pour les autres, vous pourrez profiter d’un titre parfaitement optimisé. Les options graphiques ne sont pas les plus nombreuses qui soient, mais avec une configuration RTX 3080, le jeu offre une qualité visuelle 4K parfaite et la fluidité est clairement au rendez-vous (dans notre cas, on dépassait clairement les 120 fps). Bien que nous ayons joué les 55h de notre aventure presque exclusivement à la manette, le combo clavier/souris nous a paru particulière intuitif, notamment dans les combats. Tout comme dans la version Switch 2, on y retrouve certains conforts, comme l’accélération en ×4, de plus en plus indissociable du genre.

Le resumé de notre  test de Bravely Default Flying Fairy HD Remaster PC

la narration de Bravely Default Flying Fairy HD Remaster n’est pas son point le plus fort, bien que le titre soit un hommage assumé aux poncifs du genre. Mais sa galerie de personnages attachants, bien que stéréotypés, rendent malgré tout la trame très agréable à suivre, d’autant qu’un twist plutôt cinglant vient bousculer les codes. On regrettera tout de même à ce niveau une structure narrative qui, arrivée à un certain stade, devient franchement redondante arrivé à un certain stade, dont nous tairons les tenants et aboutissants. Là où le jeu brille, en plus de sa direction artistique et son optimisation aux petits oignons sur PC, c’est dans son système de combat. Ce dernier repose sur un concept qui permet de jouer une action lors d’un tour ou de l’économiser pour en jouer plusieurs en même temps quelques tours plus tard.

Un aspect renforcé par un système de classe, on ne peut plus permissif et assez nombreux (plus d’une vingtaine de jobs au total). À côté, on peut profiter d’un mode online asynchrone qui apporte une aide supplémentaire aux combats, dont le niveau de difficulté grimpe assez vite, mais aussi pour débloquer plus rapidement des magasins et des équipements de plus en plus forts via le système de construction du village Norende. La direction artistique flatte également la rétine avec son chara-design façon chibi et ses décors au style livre illustré. Cette version PC est aussi au poil en termes d’optimisation, mais la plus-value pour les possesseurs de la version Switch 2 n’est pas particulièrement au rendez-vous.

Bravely Default Flying Fairy HD Remaster est disponible depuis le 12 mars 2026 sur PC et Xbox Series X|S

Les points forts :

  • Une mouture PC parfaitement optimisé et ergonomique
  • Un système de classes très permissif
  • le concept Brave and Default, simple à apprendre, difficile à maitriser
  • Une durée de vie très conséquente
  • La narration a son petit charme
  • Direction artistique séduisante.

Les points faibles

  • Structure narrative qui devient redondante dès le chapitre 5
  • Pas de vraie plus-value par rapport à la version Switch 2

Les sorties des jeux d’avril 2026

Après un mois de mars très mouvementé en ce qui concerne les sorties de jeu, voici un mois d’avril assez calme. Toutefois, cela n’empêche pas quelques pépites de se cacher dans ces quelques jeux. Lesquels ? Découvrons les sorties des jeux d’avril 2026.

Les sorties des jeux d’avril 2026

Découvrez un jeu d’aventure et de réflexion mettant en scène un poulpe évoluant dans un environnement hostile. Utilisez les capacités uniques de cet animal pour vous déplacer, vous camoufler et résoudre des énigmes. L’univers mélange réalisme et éléments scientifiques.

  • Last Flag(PC) — 14 avril 2026

Faites feu dans un shooter multijoueur compétitif centré sur des affrontements rapides et stratégiques. Opposez-vous dans des modes inspirés du capture de drapeau revisité. Chaque personnage possède des compétences spécifiques.

Ce nouvel opus propose une simulation de vie décalée avec des avatars personnalisables. Les interactions entre personnages génèrent des situations absurdes et imprévisibles. Observez, influencez et développez les relations sur une île.

  • Cthulu : The Cosmic Abyss — (Xbox Series) — 16 avril 2026

Plongez dans l’univers horrifique lovecraftien. Le joueur explore des profondeurs inconnues peuplées d’entités anciennes. La narration repose sur la découverte progressive et la perte de repères. L’ambiance mise sur la tension psychologique et la peur de l’inconnu.

  • Mouse — (PC / PS5 / Xbox Series) — 16 avril 2026

Mouse est un FPS stylisé en noir et blanc inspiré des cartoons des années 30. Le jeu combine armes à feu et animation exagérée. L’esthétique rétro contraste avec la violence des combats. L’ambiance est unique et fortement marquée visuellement.

  • Pragmata – (PC / PS5 / Xbox Series / Switch 2) – 17 avril 2026

Pragmata est un jeu d’action-aventure en science-fiction se déroulant dans un futur dystopique. Le joueur accompagne une jeune fille dotée de capacités mystérieuses. L’exploration et les énigmes occupent une place importante.

Découvrez une aventure narrative dans un monde recouvert d’eau. Les choix du joueur influencent un univers partagé avec d’autres joueurs de manière asynchrone.

  • Diablo IV : Lord of Hatred — (PC / PS5 / Xbox Series) — 28 avril 2026

Lord of Hatred est une extension majeure de Diablo IV. Elle introduit une nouvelle région, des ennemis et du contenu endgame. L’histoire approfondit les thèmes démoniaques et les conflits entre puissances obscures.

  • Aphelion — (PC / PS5 / Xbox Series) — 28 avril 2026

Partez explorer un jeu d’aventure narratif à forte dimension émotionnelle. Il suit des personnages confrontés à des situations extrêmes dans un univers isolé.

  • Neverness to Everness — (PC / PS5) — 29 avril 2026

Neverness to Everness est un RPG urbain mêlant action et exploration dans une ville moderne. Affrontez des phénomènes surnaturels tout en explorant un monde ouvert dense. Les combats sont dynamiques et stylisés. L’univers mélange quotidien et fantastique.

  • Saros — (PS5) — 30 avril 2026

Saros est un jeu d’action mystérieux centré sur une boucle temporelle. Explorez un monde changeant où chaque mort influence la progression.

  • Invincible VS — (PC / PS5 / Xbox Series) — 30 avril 2026

Sortez vos poings un jeu de combat basé sur la série du même nom. Il met en scène des affrontements violents entre super-héros et antagonistes. Chaque personnage possède des capacités uniques fidèles à l’œuvre.

Starfield confirme enfin sa sortie sur PS5, avec une date désormais fixée

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Ce n’était plus vraiment un secret, mais c’est désormais officiel : Starfield sortira sur PS5 le 7 avril 2026. Après avoir longtemps incarné l’une des vitrines Xbox les plus commentées de ces dernières années, le RPG spatial de Bethesda s’apprête donc à faire le grand saut sur la console de Sony, avec au passage une version nettement plus complète que celle découverte à son lancement.

Starfield arrive le 7 avril 2026 sur PS5

Ce n’était qu’une question de temps avant d’avoir la confirmation mais c’est officiel, Starfield débarque sur PS5 à compter du 7 avril prochain. Mais le titre ne compte pas arriver les mains vides, puisque outre la totalité du contenu proposé jusqu’à maintenant, une très grosse mise à jour, Free Lanes, ainsi qu’un DLC payant, Terran Armada, seront disponibles le même jour. De son coté, la mise à jour Free Lanes, la plus importante à ce jour, devrait proposer un bien meilleur confort de jeu, à commencer par le voyage en vaisseau interplanétaire, c’est à dire la possibilité de se déplacer en vaisseau sur divers point d’une même planète.

Parmi les ajouts de cette mise à jour, on retrouvera également un nouveau véhicule terrestre, une option de stockage partagée entre les avants-postes,  de nouvelles zones ou encore de nouveaux compagnons.En parallèle de cette mise à jour, Bethesda lancera aussi Terran Armada, un DLC scénarisé payant, sauf pour les possesseurs de la version Premium, qui viendra ajouter une nouvelle menace dans les Systèmes Occupés. Il s’agira ici de faire face à la Terran Armada, une force militarisée bien décidée à imposer sa propre vision de l’ordre à l’aide d’une armée de robots redoutables et d’un arsenal de haute technologie.

Le contenu ajoutera notamment des Incursions Dynamiques pouvant se déclencher dans différents systèmes, aussi bien dans l’espace que sur les différentes planètes, avec à la clé de nouveaux affrontements, des récompenses inédites, de l’équipement supplémentaire et même un nouveau compagnon. Parmi les ajouts mis en avant, Bethesda a aussi évoqué Delta, un robot issu de la Terran Armada qui pourra accompagner les joueurs. Sur le papier, ce DLC semble donc vouloir muscler l’expérience avec une menace plus présente et des événements plus actifs, tout en venant compléter une version PS5 qui arrivera déjà largement enrichie. Une version qui ne coutera que 49€99 au lancement (69€99 dans sa version Premium).

Warner Bros Games dans la tourmente : quel impact pour la suite de Hogwarts Legacy ?

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Warner Bros Games traverse une nouvelle zone de turbulences. Après plusieurs contre-performances, la branche jeu du groupe a fermé trois studios, annulé Wonder Woman et confirmé un recentrage clair autour de ses licences les plus solides. Forcément, la question se pose déjà pour la suite de Hogwarts Legacy, qui fait partie des dossiers les plus sensibles du moment.

Warner Bros Games serre la vis

Fin février 2025, Warner Bros Games a officialisé la fermeture de Monolith Productions, Player First Games et Warner Bros Games San Diego. Dans le même mouvement, l’éditeur a aussi enterré le projet Wonder Woman, expliquant vouloir restructurer ses investissements autour de quatre piliers : Harry Potter, Mortal Kombat, DC et Game of Thrones.

Le fond du problème, on le connaît déjà. Dans sa lettre aux actionnaires publiée le 27 février 2025, Warner Bros Discovery reconnaissait que 2024 avait été une année décevante pour son activité jeux vidéo. Le groupe y parlait noir sur blanc d’un recentrage vers des licences éprouvées, avec l’objectif de remettre la division sur les rails de la rentabilité.

Hogwarts Legacy combat

Et la suite de Hogwarts Legacy dans tout ça ?

S’il y a bien un projet qui ne semble pas menacé à ce stade, c’est justement la suite de Hogwarts Legacy. Dès septembre 2024, la direction de Warner Bros Discovery expliquait déjà qu’un successeur au carton de 2023 faisait partie des grandes priorités du groupe, un statut ensuite réaffirmé dans sa stratégie plus globale autour de Harry Potter.

Bien au contraire, le recentrage s’est même durci par la suite. En juin 2025, Warner Bros Games a poursuivi sa réorganisation en structurant plus clairement ses équipes autour de quatre grandes franchises maison, dont Harry Potter. Autrement dit, tout indique que la suite de Hogwarts Legacy fait partie des projets appelés à porter sa reconstruction.

Là où l’impact pourrait se faire sentir, c’est davantage sur l’orientation du projet que sur son existence même. C’est une lecture, pas une annonce officielle, mais avec une orientation désormais focalisée sur la rentabilité et ses plus grosses IP, la suite de Hogwarts Legacy pourrait être pensée comme un pari encore plus stratégique, donc possiblement plus cadré, plus ambitieux commercialement. Jusqu’à parler de jeu service ? Rien n’est moins sûr, affaire à suivre.