Aujourd’hui, nous n’allons pas nous borner aux jeux vidéo. Films, séries, musiques, tout ce qui peut être téléchargé ou « cracké » sera mis en avant dans cet article ! Oui mais alors, est-ce que tout ce que l’on télécharge sur Internet est-il forcément illégal ? Quels en sont les conséquences ? Y-a-t’il des protections face à ce genre de démarche ? C’est ce que nous allons voir dans ce nouvel épisode de Break’intellect !

Ce que dit la loi et ce qui peut se passer

Soyons clairs tout de suite, on ne vous donnera pas d’astuces ou de logiciels pour cracker du contenu, quel qu’il soit. Une musique, un film ou même un jeu prend du temps à être réalisé, une réalisation qui mérite son salaire ! Si vous voulez un contenu, achetez-le.

« Oui mais parfois c’est cher, et on a pas tous les moyens ! Ou alors il faut regarder des pubs toutes les 5 minutes pour le multimédia ! »

Certes, tout n’est pas gratuit. Mais on assure que le crack est bien plus cher : la loi punit sévèrement cela. Si vous téléchargez un contenu qui doit d’abord être acheté mais que vous ne l’avez pas fait, vous risquez la prison et une amende bien grasse.

« Personne ne peut le prouver ! »

Ah mais si. Une adresse IP, un traçage de la part d’Hadopi, et vous pouvez risquer gros. C’est comme au collège : 3 avertissements, puis c’est la grosse punition. De plus, les jeux crackés une version différente du jeu de base, ce qui est déjà illicite en soi. Pas d’accès au mode multijoueur pour certains, vous risquez également d’attraper un virus sur votre PC. Peut-être que vous ne payez pas le jeu, mais vous payez le hacker qui crack le jeu. N’essayez même pas d’aider d’autres utilisateurs à cracker du contenu, puisque c’est aussi illégal !

« Si c’est si dangereux, pourquoi on a accès à plein de sites du genre ? »

Parce que les sites ne sont pas made in [insérer le nom de votre pays]. Ils sont hébergés dans des pays où la législation, surtout concernant le piratage, est très différente, voire inexistante. Il en est de même pour le crack de musique, de films, de séries.. nous seulement vous pouvez être détecté, mais en plus certains contenus ont des droits qui empêchent le piratage. En somme, vous vous mettez dans l’illégalité pour rien !

Copies de contenu, comment ça se passe ?

« Si on a déjà acheté le jeu, est-ce que je peux le télécharger sur une autre plateforme ? »

Difficile de répondre autre chose que non. La plupart du temps, les gens n’ont pas la version originale. Et acheter un contenu cracké, c’est du recel. Mais prenons l’exemple des émulateurs, qui eux ne sont pas illégaux. Ces derniers fonctionnement avec des ROM, des fichiers que l’on copie dans le logiciel. Attention toutefois : ce qui est illégal, c’est en cas de téléchargement de ROM qui n’a pas été acheté.

Pareil pour les jeux No-CD sur ordinateur. Si vous avez acheté le jeu à la base, pas besoin de le cracker. Si vous décidez de le faire quand même, gardez-le pour vous. Téléchargez un contenu déjà piraté, c’est déjà pas la joie. Si vous vous amusez à partager le contenu, voire de le faire payer à votre tour, vous êtes fichu !

Pour les musiques et les vidéos, c’est un peu différent. Si vous avez acheté le CD d’un groupe ou le film en format physique, vous avez le droit de faire une copie privée, par exemple pour éviter de vous trimbaler les CD. Mais pas de partage.

Bonus : la vengeance des éditeurs

Le piratage étant devenu monnaie courante, les développeurs ont décidé de piéger les hackeurs du dimanche en installant quelques « sécurités ». Quand une console ou le PC détecte une copie non conforme d’un jeu, vous pouvez avoir des surprises :

  • Difficulté extrême
  • Dialogues à l’envers
  • Gameplay aléatoire
  • Destruction de sauvegarde
  • Ennemis invincibles
  • Ralentissement du jeu
  • Jeu pixelisé
  • Caméra en mode gogol

Une petite anecdote concerne le fondateur de Binding of Isaac, qui a encouragé le piratage ! Selon lui, les gens pouvaient, grâce à cela, aimer le jeu et en parler dans leur entourage qui donc achètera le jeu. Incroyable, mais ce fut une victoire écrasante du développeur !

On te laisse la parole :