Annoncé pour la première fois début 2025, The Blood of Dawnwalker a fait couler beaucoup d’encre. Porté par l’équipe à l’origine du projet qui, rappelons-le, sort de The Witcher 3: Wild Hunt, les premières images ont rapidement conquis le cœur des joueurs amateurs de RPG d’aventure avec de la narration. Le studio Rebel Wolves a donné régulièrement des nouvelles, refroidissant parfois l’ardeur, d’autres fois ravivant la flamme. Coup de froid mortel ou brasier incandescent ? C’est ce que nous allons découvrir dans un instant dans notre test.

L’aube se lève
Vous incarnez Coen, un jeune homme habitant un petit village de l’Europe de l’Est au XIVe siècle. Le monde est en train de changer, les vampires sont sortis des ombres, renversant le pouvoir. Ces créatures sont aussi craintes que haïes, aussi adulées que maudites. Il n’y a pas de juste milieu. Soit vous les servez, soit vous êtes morts. De plus, la population subit une épidémie de peste noire de plein fouet.
Les rébellions sont immédiatement écrasées et parfois les humains transformés. L’armée oppresse la population et les hommes ne sont pas vraiment très tendres. Certains villages tentent des révoltes, mais peu, voire aucun, n’arrivent à atteindre leur objectif. C’est ce qu’il se passe pour le village de notre héros. Le knèze, le vampire contrôlant la région, apprend qu’il y a potentiellement des rebelles. Tout est rasé, certains humains sont emmenés pour être dévorés plus tard. Coen, lui, est transformé durant cette nuit funeste. Cependant, au lieu de devenir le monstre que tout le monde craint ou attend, il devient autre chose. Ni vampire, ni totalement humain.

Lorsqu’il se réveille, il constate que tout est détruit, mais sa famille n’est pas parmi les corps. Une source sûre lui apprend que les autres habitants ont été emmenés au château et que sa famille est parmi eux. Ils seront sacrifiés pour un événement spécial qui se déroulera dans 30 jours et pas un jour de plus. Il n’en faut pas plus, il se lance à la poursuite de sa famille.
Il ne tient qu’à vous de savoir comment. Foncer tête baissée droit devant, ou alors prendre votre temps pour affaiblir votre ennemi dans l’ombre. Vous pouvez également essayer de recruter des alliés pour vous aider dans votre quête. Vous avez entièrement la main sur l’histoire. Tout changera en fonction de vos choix. C’est pour cela que la durée de vie peut être très variable. Cela peut aller d’une poignée d’heures à environ une trentaine d’heures pour une partie. Pensez qu’il y a plusieurs fins possibles dans cette histoire.
The Blood of Dawnwalker vous donne le choix sur la manière d’appréhender le jeu
Le temps est au cœur du scénario. Si vous accomplissez des quêtes, aidez des gens, peu importe quoi, le temps passera et vous le verrez grâce à une barre divisée en plusieurs segments. Lors de votre avancée, vous pourrez voir le coût en temps de ce qui vous est demandé. Même l’achat de compétences fera passer le temps, car oui, Coen doit apprendre la compétence en question et donc perdre ce temps si précieux. La gestion temporelle devient donc véritablement stratégique.

Le cycle jour/nuit joue également sur le gameplay. Notre héros est humain le jour et vampire la nuit. On vous l’a dit, il est dans l’entre deux. Le jour, il a accès à des pouvoirs de sorciers, la nuit à ses compétences de vampire et la manière d’aborder les deux parties est radicalement différente, mais pourtant complémentaire.
Durant la journée vous êtes équipé de vos poings ou de votre épée, en dehors de vos sortilèges. Terrassez vos ennemis et déplacez-vous sur vos deux jambes. La nuit, tout prend son sens. Coen se transforme en une bête assoiffée de sang. Combattez avec votre épée, ou vos griffes. Nourrissez-vous d’animaux, ou d’humains. Cela n’a aucune incidence si ce sont vos ennemis. En revanche, s’il s’agit d’un innocent, Coen sera envahi de remords. Bien évidemment, le sang d’humain vous régénère bien mieux.
Toutefois attention à votre barre de vie, surtout en tant que vampire. Si votre santé est dans la dernière partie, votre soif de sang sera irrépressible et vous mangerez le premier humain venu. Ennemi, ou pas. Cela peut entraîner la mort de personnages plus ou moins importants durant l’histoire. Pour autant, ne vous retenez pas de boire du sang, car vous gagnerez en puissance et débloquerez des compétences vraiment intéressantes.
Les déplacements sont également différents. Si, la journée vous vous déplacez comme un humain tout à fait normal, la nuit, vous pouvez utiliser une sorte de téléportation et monter le long des bâtiments. Littéralement oui. La gravité n’a pas d’effet sur vous. Tant que votre jauge d’endurance tient le coup, grimpez sur tout ce qui vous chante. Pratique pour vous mettre à l’abri, ou croquer un cou ou deux.

Pour les combats, nos ennemis sont un peu lents, surtout en mode facile. Nous avons testé tous les modes de difficulté. Le mode facile convient parfaitement à ceux qui veulent profiter de l’histoire, mais rend les combats moins palpitants. En revanche, dans les modes plus complexes, les ennemis sont plus rapides, attaquent en groupe, ce qui vous oblige à être attentif. Vous êtes moins pris par la main.
Bien qu’au début les possibilités soient assez limitées, vous constaterez rapidement l’immensité des choix qui s’offrent à vous. Mais vous devrez faire des sacrifices, car il est tout simplement impossible de tout accomplir en une seule partie. Chaque action vous rapproche un peu plus de l’échéance, vous obligeant constamment à choisir ce qui mérite réellement votre temps.
Le monde s’offre à vous
Vous voyagez dans un monde ouvert, riche en vie, humaine comme animale, mais aussi en secret. Coffre enterré, monstres se terrant dans des tanières. Des légendes oubliées, mais pas forcément mortes… la variété est vraiment incroyable. Il nous est arrivé de tomber sur certaines choses importantes par pur hasard. Certains événements ne peuvent se passer que durant le jour ou la nuit, pensez à y retourner si l’envie vous chante et que vous avez le temps. Il y a toujours des récompenses intéressantes à la clé.

L’équipement évolue en même temps que vous, mais vous avez l’occasion de l’améliorer via des forgerons si un stuff vous satisfait plus qu’un autre. Pareil, vous devrez faire un choix, car il faut du temps au forgeron pour travailler votre équipement…
Le knèze, votre ennemi juré, a trois lieutenants pour le servir et l’aider. Il est tout à fait possible de s’occuper d’eux, mais pour ce faire, vous devez attirer l’attention sur vous. Détourner des convois d’humains, détruire des réserves de sang… il y a beaucoup de missions pour parvenir à vos fins. Toutefois, attention, chaque action contre le knèze ou un de ses sbires augmentera votre popularité, ce qui est très mal vu au sommet de la hiérarchie. Vous aurez une jauge pour vous indiquer le niveau d’infâmie. Des mesures de plus en plus drastiques seront prises au fur et à mesure de vos actions. Prenez donc garde à ne pas trop titiller, car votre aventure peut rapidement devenir un calvaire… et c’est ça qu’on aime !
Même si cela n’est pas marqué, le jeu contient des zones de différents niveaux. Un crâne jaune à côté de la barre de vie d’un ennemi indique qu’il est légèrement au-dessus de votre niveau. Orange que vous allez en baver, mais ce n’est pas impossible. Si jamais la marque est rouge, vous pouvez tenter, mais ne vous faites surtout pas toucher, ou vous allez souffrir. N’hésitez pas à revenir un peu plus tard, dans la mesure du possible bien évidemment.
Quoi qu’il en soit, durant votre voyage vous en prendrez plein les yeux et les oreilles. Les paysages sont époustouflants, riches en vie et en son. Si la nature se tait, c’est que quelque chose de dangereux se terre quelque part. En chanson, nous sommes gâtés également, la BO est vraiment belle et sombre quand il le faut, ajoutant à une ambiance déjà bien lourde. Malheureusement, on peut constater quelques petites tâches à ce fabuleux tableau. En effet, nous avons eu régulièrement des baisses de framerate. Nous avons également constaté que les PNJ lambda avaient eu moins de soin dans leur conception graphique que les personnages importants de l’histoire, ce qui est dommage, car ces derniers bénéficient, eux, une synchronisation labiale.
Le résumé de notre test sur The Blood of Dawnwalker
Ce jeu nous transporte dans un thème dark fantasy qui ne prend pas le joueur par la main. L’histoire est assez sombre et sans aucun ménagement, peu importe vos choix, il y aura toujours un drame quelque part. Vos décisions seront cruciales pour un temps imparti qui ne vous laissera pas l’occasion de tout faire. Des choix moraux s’opposeront à vos besoins, ou encore au temps qu’il peut vous rester pour atteindre la fin du jeu. La dualité proposée entre le côté humain et vampirique que ce soit dans le gameplay ou le moral de Coen est vraiment intéressante. The Blood of Dawnwalker est sans conteste un brasier ardent pour les amateurs de jeux narratifs et de RPG.
The Blood of Dawnwalker est disponible depuis le 3 septembre 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series.
Points forts
- Un monde ouvert vivant
- Une gestion du temps stratégique
- La dualité humain/vampire
- La possibilité de choisir le déroulement de l’histoire
- Une DA magnifique
- La synchronisation labiale
Points faibles
- Des ennemis patauds
- Des baisses de framerate
- Une différence graphique entre PNJ et personnages importants


