Concrete Genie, développé par le studio californien Pixelopus et édité par Sony, vient agrandir la famille des exclusivités PlayStation 4. Le titre d’action/aventure est très original et touchant par sa poésie. Pour autant, le jeu traite de vrais sujets importants. Petits et grands trouveront donc leur compte dans ce récit coloré.

Test de Concrete Genie Sur PlayStation 4 :

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Une histoire pourtant sombre.

La ville portuaire de Denska est totalement abandonnée, en proie aux ténèbres. Le jeune Ash, incarné par le joueur, aime pourtant s’y promener malgré l’atmosphère pesante. Solitaire, il passe ses journées plongé dans son carnet de croquis pour esquisser « monstres et merveilles » (vous l’avez ?).

Il ne semble pas être le seul à aimer traîner dans ces rues désertiques puisqu’une bande d’enfants vient également s’échapper de leurs propres vies. Malheureusement, ceux-ci sont emprunts de violence et s’en prennent à Ash dès que l’occasion se présente. Cette fois-ci, après avoir jeté le sandwich du héros dans la mer, les voyous s’emparent du carnet de croquis pour en arracher les pages et les disperser dans le vent… Ils montent ensuite le protagoniste de force dans un téléphérique réputé « maudit » menant à un phare.

Une fois arrivé en haut, on se rend compte que les rouages du téléphérique sont bloqués par une substance étrange. Il est impossible de rentrer. Non loin de la station, Ash trouve une des pages de son carnet qui vole d’elle-même vers le phare et s’infiltre dedans. En la retrouvant à l’intérieur, le jeune artiste se rend compte que son œuvre préférée prend vie sous ses yeux : son génie Luna est bien là, sous ses yeux ébahis ! Luna nous apprend que la substance étrange qui envahit la ville de Denska correspond aux Ténèbres et que le seul moyen de les combattre est la lumière. Le joueur trouve alors une précieuse arme : un pinceau magique, ainsi qu’une mission, illuminer la ville à nouveau.

Ce tutoriel, déguisé en prologue, permet au joueur d’apprendre à peindre avec les capacités gyroscopiques de la manette. Il est également possible de dessiner à l’aide du joystick en le paramétrant. La prise en main générale est très simple.

Concrete Genie est en réalité une mise en lumière de vraies problématiques.

En lisant des journaux épars, on apprend rapidement que l’exode est dû à l’échouage d’un navire et l’importante quantité de pétrole ainsi déversé. La question de l’écologie est mondiale et les accidents, nombreux. Les solutions, elles, se font plus rares et la principale choisie est souvent « la fuite » du problème.

Second sujet mais pas des moindres, le harcèlement. Tout au long de l’aventure, Ash est confronté aux autres jeunes qui le menacent, se moquent de lui et même, le frappent. Dur, direz-vous ? Oui. Autant que la vie privée des harceleurs en question que l’on découvre au fur et à mesure. Et oui, le troisième sujet concerne la souffrance des enfants qui ne peuvent exprimer leur ressenti concernant ce qui se passe chez eux et la colère qui en résulte.

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Détendez-vous en créant dans Concrete Genie.

Le principe est simple. À chaque niveau, il faut tout d’abord rallumer les ampoules de la ville en peignant les murs. De plus en plus de motifs sont disponibles en retrouvant les pages perdues. L’exploration est agréable, Ash est très agile. Il saute, s’accroche, se hisse et court sans se fatiguer. Retrouvez les dessins de monstres au sol pour créer de nouveaux génies qui vous aideront par la suite grâce à leurs pouvoirs (électricité, feu, vent)… Ils peuvent notamment vous donner de la super peinture si vous peignez ce qu’ils souhaitent sur le mur lorsqu’ils le demandent. La super peinture sert à ôter les ténèbres de la ville et permettre à vos génies de se déplacer. Les énigmes à résoudre avec leur aide sont très simples. Un peu de difficulté aurait pu donner encore plus de charme à cette amitié avec ces créatures magnifiques. Pour finir, il faut dessiner un chef-d’œuvre avant de passer à la zone suivante.

Nul besoin de savoir dessiner, les développeurs ont pensé à tout en proposant une gamme large de caractéristiques pour personnaliser nos copains ainsi que de nombreux motifs interagissant entre eux (comme le reflet du soleil sur l’eau par exemple).

Concrete Genie

De l’art dans tous les détails.

Concrete Genie est indéniablement beau. Il allie plusieurs styles graphiques avec un savoir-faire maîtrisé. Ainsi, les cinématiques sont dessinées sous forme de BD tandis que le jeu nous plonge dans un univers proche de celui de Tim Burton. Les animations des visages rappellent fortement celles de l’Etrange Noël de Monsieur Jack par exemple. Si les rues sont sombres, les couleurs que l’on apporte sont vives et variées. Le résultat offre une expérience visuelle éblouissante et relaxante à la fois.

La caméra se prend vite en main mais il faut noter qu’elle n’est pas autonome et qu’il aurait été appréciable d’avoir un système de ciblage pour les combats.

La bande sonore n’est pas en reste. Au-delà des musiques d’ambiance qui sont tout à fait cohérentes avec la situation, chaque coup de pinceau entraîne un son spécifique. La voix du personnage est très agréable également. Énorme bonus : le doublage en français est bien réalisé ! Le must du must reste tout de même les grognements de nos créatures… ils sont très attendrissants aussi bien dans leurs réactions que dans leurs gestes.

Concrete Genie est trop court.

L’intégralité de l’histoire vous prendra environ 5 heures. Le titre est techniquement très intéressant, mais ne peut effectivement pas tenir un joueur sur une durée plus longue. La mécanique est finalement répétitive et les énigmes, très simples, sont en prime peu nombreuses. En avançant dans l’histoire, on débloque des zones à peindre en explorant librement ainsi qu’un mode VR qui n’a rien à voir avec l’histoire du jeu. Dans des environnements fixes de Denska, vous pourrez peindre des motifs préconçus à votre guise ou pour satisfaire Splotch, un petit génie.

Concrete Genie est disponible depuis le 9 octobre 2019 en exclusivité sur PS4.

Points Forts :

  • Graphiquement époustouflant
  • Histoire intelligente
  • La prise en main est un jeu d’enfant

Points Faibles :

  • Jeu très simple
  • La caméra n’est pas autonome
  • Faible durée de vie.
Aperçu
Histoire
90 %
Bande-son
90 %
Gameplay
80 %
Graphismes
100 %
Durée de vie
60 %
Salut les copinous ! J'ai trois passions dans la vie : le Roller Derby, manger et les jeux vidéo. Le jeu qui a le plus marqué mon enfance était The Legend of Zelda : Ocarina of Time sur N64. Puis, j'ai fait l'acquisition d'un PC Gamer, PS2, PS3, PS4, Wii, Xbox 360, Switch, 3DS... Ce que je préfère, ce sont les RPG pour vivre de grandes aventures ! Et un jour, j'ai pris une flèche dans le genou... Ah non, on m'informe dans le casque que ce n'était pas moi !

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