Test Prince of Persia : The Lost Crown : une belle surprise !

Treize années séparent la sortie de Prince of Persia: The Lost Crown et le dernier jeu de la franchise Prince of Persia: les Sables Oubliés. Ubisoft sort donc enfin un jeu estampillé du Prince de Perse pour le plus grand bonheur des fans. Un retour aux sources un peu à la manière du tournant qu’à pris Assassins Creed Mirage (notre avis ici). Une nouveauté cependant avec la modernisation du titre. Est-ce que le jeu tient toutes ses promesses ? On voit ça tout de suite dans notre test.

Les sables vraiment oubliés…

Dans un premier temps, pourquoi parlons-nous d’un retour aux sources ? Tout simplement car Prince of Persia : The Lost Crown n’est pas une aventure 3D comme les trois derniers jeux de la saga que tout le monde connait. Ici, nous revenons à un genre proche du premier jeu sorti en 1989 de la saga. Nous sommes sur une aventure en 2,5D. La nouveauté réside dans le fait que c’est un Metroidvania. Nous y reviendrons en détails par la suite.

Préférant un retour à une époque passée pour insuffler un nouvel élan à la licence, Ubisoft a donc fait le choix de sortir une nouvelle aventure en 2,5D. Peut-être plus facile pour relancer la franchise avant un remake des jeux 3D du Prince dont nous attendons encore des nouvelles.

Nous étions très curieux de ce que ce nouveau titre allait apporter à la licence, étant donné que le studio Ubisoft Montpellier est à la baguette. Ce studio est fort de son expérience avec Rayman Origins, Rayman Legends ainsi que plusieurs Assassin’s Creed. Nous avions donc hâte d’avoir ce titre entre les mains. Pourquoi ? Car la nostalgie suscitée par les jeux vidéos, liée au savoir faire du studio français en matière de plateforme, permet d’obtenir un cocktail qui met l’eau à bouche.

Petite précision technique, dans notre test, nous avons joué exclusivement au titre sur PS5 dont les caractéristiques techniques du jeu sont un affichage 4K et du 120 fps.

Une histoire classique mais efficace pour The Lost Crown

Les Kushans, embarqués par leur général Uvishka, attaquent la ville de Persepolis. Les soldats Perses avec leur général Ardashir défendent la cité mais sont sur le point de perdre la bataille. Au moment critique de la guerre, les 7 Immortels surgissent : Sargon, Orod, Vahram, Ménolias, Neith, Artaban et Anahita.

Ce sont les meilleurs guerriers du royaume et sont là pour le protéger. L’un d’entre eux est notre personnage principal, incarné tout au long de l’aventure : Sargon. On commence le jeu en pleine bataille et cette introduction sert de tutoriel.

Vous êtes tout de suite dans le bain. Les touches de base sont présentées : sauter, courir, glisser, attaquer contrer. On se rend déjà compte que les déplacements et les attaques sont très fluides. La direction artistique choisie ici est une sorte de dessin/comics. Pas du cel-shading mais plutôt un style atypique et particulier. Joli à l’œil avec des contours noirs surlignés qui ne feront peut-être pas l’unanimité. Les couleurs sont très belles avec des teintes chaudes correspondants aux pays du Moyen-Orient (rouge, jaune et orange en couleurs dominantes).

Le premier boss réussi, une nouvelle vidéo se dévoile. Vous commencez vraiment votre aventure après les remerciements de la reine de Persépolis Thomyris et du Prince Ghassan. La fête bat son plein quand le Prince Ghassan se fait enlever. Les Immortels partent à sa poursuite et se retrouvent face à Anhita, l’une des Immortels qui kidnappe le Prince Ghassan.

C’est alors que vous vous dirigez avec vos compères pour le Mont Qaf, lieu de votre épopée complète. L’histoire se passe dans l’ancien palais du roi Darius, vous faites face à des phénomènes paranormaux liés au temps. Des « soldats zombies  » se réveillent et vous attaquent pour vous freiner dans votre quête. C’est à ce moment que vous partez à la découverte du palais pour retrouver le Prince.

The Lost Crown gameplay parfaitement rodé

Comme nous le disions en première partie, The Lost Crown est un Metroidvania. Quel est ce genre dans le jeux vidéo ? Pour faire court, ce nom vient de la contraction des jeux Metroid et Castlevania. Ce qui a donné cette appellation au sous-genre d’action/aventure/plateforme. Il désigne un jeu en scrolling 2D plateformer où vous devrez avancer dans un labyrinthe composé de plusieurs « salles » à découvrir.

Certains passages seront inaccessibles et vous devrez revenir en arrière pour les débloquer au fur et à mesure de l’aventure grâce à la découverte de nouveaux pouvoirs. Les pouvoirs sont des coups spéciaux tels que le double saut ou une ruée. Les jeux les plus récents qui reprennent les mécaniques de ce genre seraient Ori ainsi que le très connu Hollow Knight.

Pour ce qui est de Prince of Persia : The Lost Crown, il ne révolutionne pas le genre mais possède tous les codes qui en font un très bon Metroidvania. Il emprunte au passage plusieurs idées à d’autres jeux du même style.

Deux modes sont disponibles au départ : exploration ou guidé. Comme son nom l’indique, le mode guidé vous accompagnera pour « faciliter » la progression. Nous avons choisi l’exploration qui permet à l’aventure de prendre tout son sens. Quatre modes de difficultés classiques sont également à choisir, à vous de trancher.

Persé…vérence !

Passez de pièce en pièce à travers les zones, tels que les couloirs du palais, des cachots ou encore des égouts pour dénicher les pouvoirs, vous permettra d’avancer dans l’histoire. Voilà le credo. Les points de sauvegardes du jeu sont des arbres Wak-Wak que l’on découvre un peu partout sur la carte. Ils vous permettront de réapprovisionner toutes vos ressources (telle que la santé) et seront surtout d’une grande aide lors d’une défaite. Un seul Game Over s’affichant sur l’écran et vous revenez au dernier arbre Wak-Wak visité, ce qui en fait un lieu de réapparition important.

Vous ne perdez cependant pas votre bourse entière, seulement un tribut de cristaux à chaque défaite. Donc prenez l’habitude de protéger vos cristaux en allant à la rencontre des arbres. Hollow Knight, à titre de comparaison, vous faisait tout perdre. Cela en faisait un titre beaucoup plus exigeant pour les joueurs. Vous aurez même la possibilité, après une défaite face à un boss, de retenter votre chance pour un coût de 10 cristaux. Ce qui vous évitera de refaire tout le trajet pour le retrouver : un gain de temps potentiel. The Lost Crown est plus abordable et moins punitif sur ces points.Prince of Persia : The Lost Crown

The Lost Crown propose des zones immenses

L’œil du vagabond obtenu, il permet de cartographier les zones. Ce qui se révélera être l’atout principal pour celui qui se retrouve perdu. La petite nouveauté du titre est une sorte de capture d’image qui se garde en mémoire. Un screen qui sert de pense-bête à l’endroit effectué. Il s’affiche sous forme de badge sur votre carte, idéal pour les endroits qui se révèlent inaccessibles. Cela peut faciliter l’exploration.

Le level design du jeu est admirablement bien pensé avec des énigmes courtes dont l’utilisation de l’environnement et des pouvoirs, est parfaitement orchestré. Avoir un sens aigu du timing sera important pour coupler combats et phases de plateforme. Tout coulisse naturellement le temps de dompter vos pouvoirs. Concernant la difficulté des énigmes et des boss, elle monte crescendo sans jamais être punitive.

Des combats fluides et dynamiques

Pour la partie combat, le titre est nerveux et c’est bien ce qu’on attendait. En se battant, on accumule de L’Athra. Symbolisé par une jauge, le remplissage de celle-ci est influencée par les dégâts que l’on inflige ou que l’on reçoit. Une fois la jauge pleine, l’éclat d’Athra est disponible. Elle consiste à pouvoir faire plusieurs actions dévastatrices avec une combinaison de touches. Attaquer et parer au bon moment sera donc primordial pour remplir la jauge. Pour parer, des codes couleurs classiques apparaissent au niveau des ennemies. Un rond jaune apparaît quand un contre spécial est possible. Si vous voyez un cercle rouge, l’attaque de l’ennemi est imparable.

Les combats sont vraiment dynamiques avec en prime des petites animations « comics » lors des contres spéciaux. Un vrai plus dans le gameplay. En battant les soldats et un peu partout sur la map, vous obtiendrez des cristaux du temps qui servent de monnaie d’échange dans les refuges. Ils permettent d’acheter des objets comme des potions et d’améliorer vos amulettes.

Les amulettes sont des objets à équiper qui permettent de modifier votre gameplay en améliorant certaines capacités. Par exemple, une amulette émet un son pour vous révéler l’emplacement d’un coffre à proximité tandis qu’une autre vous servira à subir moins de dégâts. Les varier peuvent donc vous offrir des possibilités infinies et se révèlent importantes pour votre manière d’appréhender l’aventure. Vous pourrez équiper les amulettes seulement aux arbres Wak-Wak.

Pour augmenter votre barre de santé, avancez dans l’aventure et obtenez des pétales de l’arbre Soma qui au bout de 4 fragments, augmenteront votre santé d’une barre (à l’instar des cœurs dans la licence Zelda).

Une recette limpide et jouissive

Les menus sont simples et efficaces. Pas de fioriture. Un volet pour les quêtes principales et secondaires. Un, pour le personnage avec ses objets et équipements. Et un pour l’exploration. Vous pouvez également changer l’apparence du personnage qui n’influencera pas le gameplay.

La bande-son du titre est sympathique. Les musiques correspondent bien à l’univers de Prince of Persia mais sont un peu en retrait par rapport à ce que sait faire Ubisoft avec par exemple la saga Assassins Creed . Les musiques sont efficaces mais il s’agit essentiellement de musiques d’ambiance sauf lors des phases de combats, où elles sont plutôt réussies. Pour les dialogues, l’idée est simple et semblable aux Visuals Novels. Le personnage qui parle apparait en animation en avant du plan avec le dialogue écrit. Le doublage français convient mais ne performent pas. Le système complet aurait pu être plus perfectible par ailleurs.

Pour ce qui est de la difficulté, Prince of Persia : The Lost Crown demande une légère exigence de par les phases de parcours au timing serré qu’il présente. Certains combats de boss et phases de plateforme sont plus ou moins corsés même en mode standard. En général le jeu reste tout à fait accessible surtout en adaptant ses stratégies.

L’espace et le temps

La question principale dans tout ça est : « Mais où sont les sables du temps ? » L’essence même de ce que les gens ont aimé dans la franchise. Et bien celle-ci se caractérise parfois par la destruction d’orbes et se matérialise sous un changement de plateforme pour progresser dans l’aventure. Certains pouvoirs à débloquer font références aux valeurs de l’espace et du temps. On vous laissera découvrir par vous-même pour conserver la surprise.

La durée de vie du titre est conséquente pour un Metroidvania. Comptez environ 20h pour terminer l’histoire suivant vos capacités à avancer face aux chemins bloqués. 25h à 30h pour le finir à 100%. Ce qui est une trés bonne durée de vie pour ce genre.Prince of Persia : The Lost Crown

Conclusion du test de Prince of Persia : The Lost Crown

Prince of Persia : The Lost Crown est vraiment un très bon jeu. Le genre Metroidvania lui sied à merveille. Un pari réussi pour l’éditeur Ubisoft. Cela nous ramène aux prémices en 2D, début d’un futur succès de la licence. Peu de nouveautés pour le genre en général mais une bonne adaptabilité avec l’univers du Prince de Perse et l’utilisation de ses capacités. Le level design est très bien ficelé. Les énigmes avec l’utilisation des pouvoirs sont un régal. Pas de fausses notes au niveau du gameplay.

Une bande-son en deçà par rapport à ce que Ubisoft sait parfois nous proposer. Un pari visuel qui pourrait également diviser les joueurs, paraissant impropre à ce que l’univers du Prince nous a habitué mais offre un côté moderne. The Lost Crown est en plus, plus accessible et moins punitif que certains Metroidvania. Les afficionados du Prince de Perse, fans également de ce style de jeu, seront aux anges. Pour les gens qui attendent le Prince en 3D, il faudra encore patienter.

Prince of Persia : The Lost Crown sera disponible le 18 janvier 2024 (le 15 pour les possesseurs de l’édition deluxe) sur PC, PS4/PS5, Xbox Series X/S, One et Switch.

Points positifs :

  • Une très bonne durée de vie
  • Riche en contenus (pouvoirs, amulettes, quêtes annexes)…
  • Les combats très fluides et dynamiques
  • La direction artistique
  • Le level design
  • L’idée de la capture d’image
  • Le style Metroidvania, pour un retour aux sources séduisant

Points negatifs :

  • Une bande-son perfectible.

Graphismes
75 %
Durée de Vie
95 %
Gameplay
100 %
Histoire
85 %
Bande-son
70 %

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Râ222
Râ222
Gamer depuis tout petit, fan de cinéma et de pop culture en général, je joue à d'innombrables jeux vidéos de tout styles différents. Si seulement je pouvais élargir les journées pour pouvoir réussir à tous les terminer ! Malheureusement sans cela, c'est Mission impossible. Master system, NES, Game Boy Color, PS2 à PS5, Switch, etc... Beaucoup de consoles sont passées entre mes mains. Une chose est certaine : Le plaisir et l'envie reste inépuisable.

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