Vingt ans après le dernier épisode, Onimusha : Way of the Sword fait revivre une licence qui nous a fait rêver sur des consoles qui sont désormais rétro. Annoncé pour la première fois lors des Game Awards 2024, ce nouveau titre de Capcom revient trancher du démon. Est-ce que son acier est toujours aussi affûté ? C’est ce que nous allons découvrir dans un instant dans notre test.

La chasse au démon ne prend jamais fin
Vous incarnez Miyamoto Musashi, célèbre bretteur du XVIIe siècle ayant réellement existé, dans un Kyoto au plus mal. Notre héros parcourt le pays à la recherche d’un adversaire à sa hauteur. Son objectif est de devenir le samouraï le plus fort. Malheureusement, sa route le mènera à croiser des Genma, des démons, et il ne survivra pas à ce combat.
Cependant, son histoire ne s’arrête pas là. Dans les enfers, un homme lui glissera, plus ou moins avec son consentement, un gantelet. Musashi le refuse catégoriquement, étant donné que pour lui, ce pouvoir est mauvais et impur.

Grâce à cette magie, il revient à la vie et se rend rapidement compte qu’il ne peut pas retirer le gantelet aussi facilement. Il a maintenant deux solutions pour y parvenir : couper son bras, mais en tant qu’épéiste, son bras est sa raison de vivre. Ou alors éliminer les démons qui envahissent Kyoto et qui ont franchi la porte des enfers.
Malgré tout, il accepte son destin et part traquer les démons.
L’histoire est inédite dans le sens où nous n’avons pas forcément affaire à un véritable héros dès le départ, mais plutôt à quelqu’un qui pense d’abord à lui. Égoïste et souvent exécrable, il a néanmoins des principes qu’il refuse de bafouer, même pour obtenir davantage de puissance. Sinon, pour le reste, la narration reste classique et prévisible. Quoi qu’il en soi, vous signez pour une aventure longue d’une trentaine d’heures si vous souhaitez tout explorer.
Onimusha : Way of the Sword ouvre son monde
Bien que la zone de Kyoto soit ouverte elle se débloquera petit à petit. Vous le verrez, il y a toujours une tonne d’objets à ramasser. Si, au début, on se demande pourquoi, on comprend vite leur utilité. En effet, dans la ville se trouve un temple qui vous servira de QG. Vous y ferez le point avec vos alliés sur votre avancée, mais c’est aussi dans ce lieu que vous pourrez améliorer votre équipement secondaire, comme vos amulettes et vos pochons. C’est là que tout ce que vous ramassez prend son importance.

Ce n’est pas tout ! Comme tout jeu moderne, vous aurez des quêtes annexes qui sont parfois… discutables quant à leur utilité. On pense notamment à celle qui consiste à retrouver les chiens spectraux de Murasaki Shikibu. En plus de sauver le monde, nous devenons protecteurs des animaux spectraux.
Rassurez-vous, l’exploration est clairement optionnelle. Vous pouvez parfaitement faire la totalité du jeu sans effectuer une seule quête annexe, et heureusement. Cependant, que ce soit à Kyoto ou dans les donjons linéaires, vous n’aurez jamais d’énigmes comme auparavant qui vous demanderont beaucoup de réflexion pour franchir un passage bloqué. Soit vous pourrez y accéder plus tard, soit la solution sera logique.

Sachez également qu’il n’y a pas de touche de saut : tout se fait automatiquement. Le manque de verticalité se fait tout de même sentir de temps en temps.
Une danse de sabre mortelle
Côté combat, vous aurez la même arme tout le long du jeu : votre katana. Vous pourrez l’améliorer dans les autels (Hokora) prévus à cet effet, mais jamais le changer. Si vous vous attendez à des attaques époustouflantes et à une grande variété, oubliez tout de suite. Il y a les attaques à une main, à deux mains et les esquives, sans oublier les parades. Rien de transcendant en soi, et ce ne sont pas les monstres de base qui vont nous contredire. Ils sont souvent statiques et attendent sagement leur tour, peu importe la difficulté, pour attaquer et sont assez faciles à tuer.

En revanche, en ce qui concerne les boss, c’est une autre histoire et on commence enfin à s’amuser. Au fur et à mesure que vous avancerez dans le jeu, de nouveaux mécanismes apparaîtront. Le but est de vous mélanger les pinceaux. Ne pensez même pas à changer la difficulté : cela ne rendra pas votre adversaire plus fragile, mais vous saurez sur quelles touches appuyer. Encore faut-il avoir le bon timing. L’astuce pour les vaincre, c’est surtout de baisser leur jauge d’endurance en faisant des parades.
Selon les actions que vous choisirez contre le boss, vous aurez le droit de récolter des âmes pour remplir plusieurs de vos jauges. La première, la bleue, sert à remplir vos armes Oni pour infliger de lourds dégâts et obtenir quelques bénéfices selon l’arme choisie. La seconde jauge est la violette, permettant à Musashi de se transformer en Onimusha.

Les chorégraphies des combats sont toutefois superbement animées et les bruitages vraiment immersifs.
Le résumé de notre test sur Onimusha : Way of the Sword
Onimusha : Way of the Sword nous offre un opus inédit après 20 ans de silence. On peut dire que le gameplay a été mis au goût du jour avec des donjons linéaires, mais aussi une partie ouverte. Cette dernière, malheureusement, peine à convaincre, avec des quêtes annexes dont l’utilité est assez relative. En revanche, les combats contre les boss sont majestueux, avec des chorégraphies sublimes, sans compter les bruitages incroyables. Vous devrez lire chaque mouvement et être vif pour venir à bout des plus coriaces.
Points forts
- Des combats dantesques contre les boss
- Les chorégraphies de combat magnifiques
- Un personnage principal qui casse les codes
- Une ambiance sonore immersive
Points faibles
- Des mobs trop faciles à tuer
- Une zone ouverte sous-exploitée
- Des quêtes annexes à l’utilité discutable
- Des énigmes devenues beaucoup trop faciles
- L’absence de touche saut


