Après plusieurs années d’attente avec cette annonce sortie depuis maintenant 5 ans, Marvel’s Wolverine débarque enfin sur PS5. Avec ce nouveau projet, Insomniac Games abandonne la liberté des Spider-Man pour proposer une aventure solo beaucoup plus sombre, violente et linéaire. Le pari était risqué : Wolverine méritait-il enfin son grand jeu vidéo ? La réponse dans notre test de Marvel’s Wolverine.
Une longue production et des fuites pour Marvel’s Wolverine
Avant même sa sortie, Marvel’s Wolverine a connu un développement particulièrement mouvementé. On se souvient tous que le jeu a été victime d’importantes fuites au cours de sa production. Des informations, des séquences de gameplay et plusieurs éléments liés au projet avaient été diffusés prématurément en ligne. Pour Insomniac Games, ces événements ont forcément compliqué la communication autour du titre et contribué à dévoiler une partie du travail du studio avant que celui-ci ne soit prêt à le présenter officiellement.
Entre ces révélations anticipées, les attentes considérables placées sur le projet et plusieurs années de développement, la production aura donc été semée d’embûches. Un contexte particulier qui donne encore davantage de poids au résultat final. Le studio est parvenu tout de même à conserver une part de mystère autour de son interprétation du célèbre mutant.
Un Wolverine plus sombre et plus humain
On en attendait tout de même beaucoup et dès les premières minutes de notre test de Marvel’s Wolverine, le ton est donné. Ici, pas question de retrouver l’ambiance relativement légère des aventures de Peter Parker. Logan évolue dans un univers brutal, où la violence fait partie intégrante de son quotidien. Insomniac a surtout cherché à montrer l’homme derrière le mutant, avec ses blessures, ses souvenirs et cette colère qu’il peine constamment à contenir.
Le scénario constitue d’ailleurs l’un des points forts de l’aventure. Sans entrer dans les détails pour préserver la découverte, l’histoire mélange les traumatismes du passé de Logan avec une intrigue impliquant plusieurs figures bien connues de l’univers Marvel. Jean Grey, Dents-de-Sabre ou encore Mystique trouvent ainsi leur place dans cette nouvelle interprétation de l’univers mutant.
Le résultat n’est pas toujours parfaitement maîtrisé. Certaines situations semblent manquer de transitions et le rythme connaît quelques passages à vide. Malgré cela, le personnage de Logan bénéficie d’une véritable profondeur. On s’attache rapidement à cette version plus torturée du héros.
Des combats qui donnent enfin l’impression d’être Wolverine
C’est évidemment dans le gameplay et ses affrontements que le jeu devait convaincre, et sur ce point, Insomniac frappe fort. Les griffes d’adamantium ne sont pas simplement une arme : elles deviennent le cœur même du gameplay.
Logan peut esquiver, parer, contre-attaquer et enchaîner les coups avec une brutalité impressionnante. Les ennemis sont projetés contre les décors, les griffes traversent les armures et les exécutions rappellent constamment que l’on incarne un personnage beaucoup plus sauvage que Spider-Man. Les combos sont bien dosés et la fluidité lors des combats est bien présente.
La régénération participe également au sentiment de puissance. Blessé au milieu d’un combat, Logan peut progressivement récupérer grâce à son facteur guérisseur. Une jauge de rage vient compléter le système et permet de déclencher des attaques particulièrement dévastatrices.
Le problème peut apparaître toutefois après plusieurs heures. Malgré quelques possibilités supplémentaires débloquées au fil de l’aventure, les affrontements finissent par manquer de variété. Ce qui impressionne énormément au début devient parfois assez répétitif, notamment lors des combats contre certains ennemis plus résistants.
Une aventure spectaculaire mais très linéaire
La furtivité constitue également élément du gameplay. Certaines séquences permettent à Wolverine d’approcher ses ennemis discrètement, mais cette mécanique reste assez limitée. Elle manque de profondeur et semble parfois inutile pour le jeu. On a donc rapidement envie de revenir au combat direct, beaucoup plus travaillé et convaincant. Ce qui peut finalement être un aspect mal exploité du jeu.
Contrairement aux Spider-Man d’Insomniac, Marvel’s Wolverine ne propose pas une grande ville ouverte à parcourir librement. Le jeu privilégie une structure beaucoup plus proche d’un film d’action interactives avec des QTE, des environnements successifs et des séquences très scénarisées.
Ce choix fonctionne plutôt bien pour maintenir le rythme. Les développeurs peuvent multiplier les poursuites, les affrontements spectaculaires et les changements de décors sans devoir remplir artificiellement une immense carte.
En revanche, ceux qui attendaient un équivalent de Spider-Man avec Logan risquent d’être surpris. L’exploration est limitée et les possibilités de sortir du chemin principal restent relativement faibles. Les phases plus calmes permettent heureusement de souffler entre deux combats, mais elles ne suffisent pas toujours à donner une véritable sensation de liberté.
Une réalisation qui impressionne dans Marvel’s Wolverine
Techniquement, Marvel’s Wolverine fait partie des productions PS5 qui cherchent clairement à montrer ce que la console a dans le ventre. Les personnages sont particulièrement détaillés et les animations de Logan renforcent considérablement l’impression de puissance.
Les environnements que l’on a traversés durant notre test de Marvel’s Wolverine, sont eux aussi réussis. Il y a plusieurs régions pendant l’aventure qui permettant de varier l’ambiance visuelle. Le ray-tracing est clairement au taquet avec ses effets de lumière, les destructions et les nombreuses animations pendant les combats contribuent à rendre les affrontements particulièrement spectaculaires.
La mise en scène est également l’une des grandes qualités du titre. Insomniac sait construire ses séquences d’action et certaines scènes donnent véritablement l’impression de regarder un blockbuster Marvel auquel on participerait directement.
Une violence assumée
Il fallait s’y attendre : Wolverine est violent. Mais le jeu va nettement plus loin que les précédentes productions Marvel du studio. Les griffes ne sont jamais présentées comme de simples gadgets et les affrontements peuvent être particulièrement sanglants.
Cette brutalité correspond parfaitement à la personnalité du personnage. Elle permet surtout de distinguer Wolverine de Spider-Man et d’offrir une identité propre au jeu.
La difficulté vient plutôt du contraste entre cette violence et certaines séquences narratives beaucoup plus introspectives. Le jeu veut à la fois présenter Logan comme une véritable machine de guerre et explorer ses états d’âme. L’intention est intéressante, même si l’équilibre entre ces deux facettes peut paraître pas toujours maîtrisé.
Nous avons bien aimé la bande-son du titre lors de notre test de Marvel’s Wolverine. Elle joue un rôle important dans l’ambiance du jeu en accompagnant les scènes d’action, d’exploration et les moments plus émotionnels. Elle retranscrit la brutalité et la puissance de Wolverine tout en mettant en valeur ses moments de solitude et de tension. À travers des compositions sombres, intenses et parfois mélancoliques, la musique renforce l’identité du jeu et plonge le joueur dans son univers. La bande-son s’adapte ainsi aux différents moments de l’aventure et contribue à donner davantage de profondeur au personnage et à son histoire.
Un jeu qui va droit à l’essentiel
Vous l’aurez compris, Marvel’s Wolverine ne cherche pas à proposer une aventure de plusieurs dizaines d’heures remplie d’activités secondaires. Cela allongerait la durée de vie pour rien. La campagne privilégie une progression directe et peut être terminée en une petite dizaine d’heures selon le rythme du joueur et la difficulté choisie.
Ce choix a le mérite d’éviter le remplissage, mais il limite forcément la rejouabilité. Une fois l’histoire terminée, les raisons de revenir dans l’aventure sont presque nulles hormis pour ceux qui ont adoré l’histoire et le gameplay. Son système de combat procure de très bonnes sensations et la réalisation transforme régulièrement l’aventure en véritable spectacle nombreuses que dans un monde ouvert comme celui de Spider-Man.
C’est bien là où le jeu sera clivant, pour certains joueurs, cette durée sera donc parfaitement adaptée à l’expérience proposée. Pour d’autres, le manque de contenu secondaire pourra donner une impression d’aventure un peu trop courte compte tenu de l’attente suscitée par le jeu. 
Une durée de vie correct mais…
Pour prolonger un peu l’aventure, Marvel’s Wolverine propose plusieurs collectibles à récupérer. Parmi eux, les bouteilles de whisky sont particulièrement intéressantes pour les fans de Logan. Au total, 20 bouteilles sont cachées dans les différents niveaux. Elles permettent notamment de progresser dans les adaptations et de débloquer des souvenirs de Logan.
Le jeu propose également des contenants à récupérer pour obtenir des matériaux. Ces ressources permettent ensuite de débloquer les 32 costumes disponibles dans l’aventure. On retrouve notamment le costume original jaune et bleu ou encore celui d’Old Man Logan. Un bon moyen de pousser l’exploration tout en profitant de différentes apparences pour Wolverine.
Des portes secrètes sont également cachées dans le jeu. Elles donnent accès à de petits défis supplémentaires. Il peut par exemple être demandé de terminer un parcours en moins de 45 secondes. Ces épreuves apportent une petite dose de challenge supplémentaire et récompensent les joueurs qui prennent le temps d’explorer.
Ces différents collectibles ajoutent donc une motivation supplémentaire à l’exploration. Ils permettent également de prolonger l’expérience au-delà de la campagne principale. Pour atteindre le 100 %, comptez généralement entre 15 et 20 heures selon votre rythme et votre volonté de tout récupérer.
Petit mot pour le jeu qui a reçu un bashing notamment pour sa physique de l’eau et cette fameuse fumée bleu lors des senteurs de Wolverine durant l’aventure. Lors de notre test de Marvel’s Wolverine, cela n’a jamais été gênant. La fumée a même reçu un correctif de la part des développeurs pour être atténuée. Ils réfléchissent à pouvoir la supprimer dans les paramètres par la suite. Cependant, quelques bugs ont été présents lors de notre aventure mais rien de méchant.
Conclusion de notre test de Marvel’s Wolverine
Marvel’s Wolverine réussit surtout lorsqu’il assume pleinement ce qui fait l’identité de Logan : la violence, la rage, la régénération et les griffes d’adamantium. Son système de combat procure de très bonnes sensations et la réalisation transforme régulièrement l’aventure en véritable spectacle. Le studio s’est concentré pour faire un jeu purement solo, et de côté, on ne peut pas dire le contraire : C’est réussi.
Mais derrière cette impressionnante carapace, le jeu souffre d’une structure parfois trop dirigiste et d’affrontements qui finissent par manquer de renouvellement. Le scénario possède de belles qualités, sans toujours parvenir à maintenir un rythme parfaitement équilibré.
Les fans de Marvel seront certainement servis. Pour les joueurs casuels, ce sera certainement clivant mais pour les aventuriers purement solo comme les fans de The Last of Us, ne vous inquiétez pas, Wolverine sort bien ses griffes.
Marvel’s Wolverine est disponible depuis le 15 septembre 2026 exclusivement sur PS5.
Points forts
- Une excellente représentation de Wolverine
- Des combats brutaux et particulièrement satisfaisants
- Un système de rage et de régénération bien intégré
- Une réalisation technique impressionnante sur PS5
- Une mise en scène spectaculaire
- Un scénario plus intime qu’il n’y paraît
- Une aventure qui évite le remplissage
Points faibles
- Une caméra capricieuse surtout en combat
- Une progression très linéaire
- Une exploration limitée
- Quelques problèmes de rythme dans le scénario
- Une rejouabilité assez faible
- Certaines séquences narratives manquent parfois de cohérence avec la brutalité du gameplay


