Après la sortie du premier épisode en 2016 qui avait réussi à plaire au fan de la licence, voilà que Square Enix vient de lancer en Europe la suite de son RPG bac-à-sable Dragon Quest Builders 2.  En effet, ce dernier est disponible depuis le 20 décembre 2018 au Japon et depuis le 12 juillet 2019 seulement dans nos contrées. Est-ce que Square Enix et Koei Tecmo ont réalisé un aussi bon voire meilleur travail avec ce nouveau titre ? C’est ce que nous allons découvrir dans ce test de Dragon Quest Builders 2.

TEST Dragon Quest Builders 2 réalisé sur PlayStation 4

Une histoire pour petits et grands

Dans Dragon Quest Builders 2, la trame principale suit celle du premier opus. Pour rappel, l’aventure du premier Dragon Quest Builders se déroule dans le monde d’Alefgard qui a été détruit par le protagoniste diabolique Hargon. Le but étant de reconstruire le monde dans lequel on évolue grâce à ce que l’on trouve tout autour de nous.  Bien entendu, on y croise tout un tas de monstres typiques de la licence comme les Gluants, les archers verts ou encore les Vampivol.Hargon Dragon quest builders 2 evil boss

En soi, tout comme le précédent, l’histoire de ce nouveau Dragon Quest Builders est très simple, voire enfantine. Les adeptes de Kaos veulent laisser le monde à feu et à sang afin de pouvoir régner plus facilement sur ce qu’il en reste.  Les bâtisseurs (personne qui a le pouvoir de construire des choses) ont été chassés et sont devenus le mal incarné où qu’ils soient. En tant que bâtisseur vous allez devoir convaincre certains survivants de reprendre les choses en main pour essayer de remettre sur pied cet univers. Au fil de votre aventure, cet apprenti bâtisseur se mettra au service des différents personnages qu’il rencontrera pour résoudre leurs problèmes et améliorer la situation des îles sur lesquelles il se rendra. Cependant, ce n’est pas sans arrière-pensée. En effet, votre héros possède sa propre île qu’il va essayer de faire croître en y ramenant le plus de personnes possible. Lors de ces expéditions, vous serez accompagné d’un certain Malroth, un guerrier puissant qui combattra à vos côtés. On ne sait pas trop d’où il vient et lui non plus… ce dernier a totalement perdu la mémoire.

Même si l’histoire n’est pas très recherchée, le titre nous offre l’humour qui est propre à la licence Dragon Quest grâce aux dialogues, mais ceux-ci sont souvent trop longs et pour finir deviennent barbants. Seuls les plus courageux d’entre vous les liront en entier, car oui, il n’y a pas de doublure pour les voix.

Pas de voix, mais ça ne dérange pas

Dès le menu principal, on comprend directement que Square Enix a accompli un beau travail sur la bande-son. En l’absence de voix, le studio a réussi à faire en sorte que la musique et les bruitages nous permettent quand même de nous plonger dans l’histoire. Graphiquement, Dragon Quest Builders 2 n’apporte rien de différent par rapport au premier volet. Cependant, grâce à une cape spéciale, le personnage principal peut se déplacer d’un endroit à un autre tout en profitant du décor. Le jeu nous permet également de pouvoir nous téléporter sur la map, parfait pour visiter une île plus rapidement sans s’ennuyer. De plus, on notera quand même la pâte artistique d’Akira Toriyama le papa de la licence Dragon Ball. Au final, la bande-son très enjouée et les graphismes cubiques des différentes îles forment un mélange très plaisant pour les oreilles comme pour les yeux.

Le minecraft-like est très bien réalisé !

Les possibilités de construction sont infinies. Au fil de l’aventure, votre personnage va apprendre à fabriquer de plus en plus de nouvelles choses qu’il va pouvoir réaliser s’il possède assez de matériaux. Vous allez donc pouvoir construire tout un tas de bâtiments différents qui auront chacun leur propre fonction comme des bains publics, des cuisines, des chambres… Dragon Quest Builders 2 fait en sorte de déchaîner votre créativité, car le nombre d’objets que l’on peut créer est énorme. Pour ce qui est des matériaux, il suffit d’aller les chercher dans les alentours grâce à votre fidèle marteau. Histoire de nous orienter dans la construction, certaines missions de la quête principale nous obligent à dessiner un plan de bâtiment que l’on doit suivre à la lettre pour les mener à bien. Cependant, le plus intéressant reste le côté libre en dehors de la trame principale où l’on peut faire ce que l’on veut. Les personnes qui sont fans des minecraft-like vont pouvoir s’y donner à cœur joie ! C’est un plaisir de faire fonctionner son imagination pour réaliser tout un tas de bâtiments ou de modifier le paysage des différentes iles qu’il est possible de visiter (comme les fleuves, la végétation…).

D’ailleurs, durant le chargement du jeu, Dragon Quest Builders 2 nous permet d’admirer les créations des différents joueurs, nous vous en avons sélectionné quelques-unes.

Des combats, où ça ?

Square Enix s’est essentiellement concentré sur l’aspect construction de Dragon Quest Builders 2 et a laissé de côté l’aspect combat qui n’a pas été amélioré depuis le premier opus. Les combats sont très faciles, voire trop faciles. En effet, une fois que l’on a compris l’enchaînement d’un monstre, ce dernier fera toujours le même. Il suffit donc de l’éviter en se plaçant correctement et le tour est joué. De plus, le compagnon de route Malroth peut vaincre la plupart des ennemis à lui tout seul, c’est à se demander si notre intervention lors d’un combat sert à quelque chose. Au final, on comprend que les combats ne sont là que pour rendre possible le côté RPG et pour peupler les map. Au cours du jeu, vous apprenez de nouveaux plans pour pouvoir créer des armes et armures qui donneront des meilleures stats aux personnages. Même si ça reste accessoire, c’est toujours agréable de pouvoir craft de l’équipement pour le personnage principal et pour les PNJs qui l’entoure.

À vrai dire, les seuls affrontements qui sont un peu plus divertissants sont ceux contre les boss. Les mécaniques changent et il ne suffit pas d’éviter les coups. Cependant, ne vous attendez pas non plus à un challenge ou à éprouver de la difficulté.

Points Forts :

  • L’aspect construction très plaisante
  • L’humour de la licence
  • L’ambiance sonore
  • L’impression d’évolution
  • La découverte des différentes maps
  • Une durée de vie très correcte

Points Faibles :

  • Les PNJs trop bavards
  • Les combats
  • Impossible de sauvegarder un grand nombre de parties
Aperçu
Graphismes
75 %
Durée de vie
90 %
Gameplay
90 %
Histoire
70 %
Bande-son
80 %
Salut à toi lecteur, Atyllo enchanté ! Ancien joueur de Megadrive, je me consacre maintenant à plusieurs jeux en ligne sauf les meuporg (même si j'ai joué à WoW pendant de longues années) ¯\_(ツ)_/¯

On te laisse la parole :