Test Bayonetta 3 l’enfer est pavé de bonnes intentions

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Disparue des radars depuis 2014, Bayonetta s’est pris une retraite bien méritée. Nous nous en doutions un peu, mais notre sorcière bien-aimée ne peut pas rester éternellement calme. Pendant longtemps Bayonetta 3 a laissé les joueurs dans un grand flou. En effet, Nintendo avait annoncé le titre pour la première fois en 2017, mais c’était bien discret depuis. Heureusement, le suspense pris fin en 2021 lorsque la demoiselle montra son joli minois lors d’un Nintendo Direct. Cette attente vaut-elle le coup ? C’est ce que nous allons découvrir dans un instant dans notre test de Bayonetta 3.

Bayonetta

Et si tout devenait possible dans un seul monde ?

Tandis que notre sorcière bien-aimée vit sa vie paisiblement, tout en se servant d’Enzo comme larbin, le calme n’est que de courte durée. Des créatures pour le moins étranges nommées homonculus font leur apparition, semant la destruction par le biais d’un énorme tsunami. Ces êtres ne sont ni des démons ni des anges, d’où viennent-ils ?  C’est à vous de le découvrir. Quoi qu’il en soit, Bayonetta ne sera pas seule pour affronter ces nouveaux adversaires, elle sera encore une fois accompagnée de Jeanne et surtout de Viola.

Viola Bayonetta 3

Cette dernière nous apprendra que ces créatures sont contrôlées par Singularity dont l’objectif est de détruire le multivers pour ne former plus qu’un seul monde. Ce nouvel adversaire est un être redoutable qui ne se laissera pas vaincre facilement. Toutefois, il existe un moyen, mais seul le Docteur Sigurd sait comment utiliser les engrenages du chaos. Évidemment, il est impossible de mettre la main dessus aussi facilement. Vous découvrirez l’île de Thulé, un petit bout de terre caché aux yeux de tous, ou presque. À cet endroit se trouve un portail qui permet de rejoindre les diverses dimensions qui existent.

Après avoir empêché la fin du monde, voyagé dans le temps, il était presque logique à ce que le prochain titre soit dans un multivers. À moins que ce soit un effet de mode. Bien que le scénario manque de rebondissement et de surprise, on ne peut nier qu’il y a quand même une certaine qualité. On sent par divers moyens que l’ambiance est beaucoup plus grave que les deux derniers opus et que cette fois le danger n’est pas à sous-estimer. Pour ceux qui se demandent s’ils peuvent commencer par cet opus, c’est un peu risqué. Vous ne comprendriez pas les liens qui unissent tous les personnages, ce qui pourrait nuire à l’immersion, bien que vous pourriez les comprendre un peu plus tard.

La Bayo a du mal à prendre

Dans les deux derniers opus, nous avions un gameplay vraiment très rapide avec des combos très intéressants. Durant le test de Bayonetta 3, nous avons remarqué que cela était toujours d’actualité, mais un petit, voire grand changement a eu lieu. En effet, il vous est désormais possible de contrôler les invocations. Le hic c’est que beaucoup de créatures sont assez lourdes ce qui casse considérablement l’action dans laquelle nous nous trouvons. De plus, lorsque notre héroïne appelle l’une de ses créatures, elle est vulnérable étant donné qu’elle doit danser pour garder la main mise dessus. Dans le cas où notre sorcière bien-aimée reçoit un coup, l’invocation prend fin et vous fait perdre votre combo.

Gomorrah Bayonetta 3

En plus de ce gameplay quelque peu ralenti, le scénario l’est également. Comme dit plus haut, l’ambiance est bien plus lourde, les menaces prises plus au sérieux, ce qui enlève beaucoup de folie. Certes cela est justifié par l’ambiance, mais les fans de la première heure risquent d’être un peu déçus.

L’un des points forts du titre est sans conteste son arsenal. En effet, tout le long de l’histoire de nouvelles armes, ainsi que divers combos se débloquent pour correspondre à un maximum de joueurs. Un petit bémol accompagne cette nouveauté, il est désormais impossible de s’équiper une arme au pied, ainsi qu’aux mains. Tout n’est qu’un seul ensemble à partir de maintenant.

Bayonetta 3 cherche la variété et l’accessibilité

Il y a un point fort que l’on ne pourra pas retirer à ce titre, c’est bien sa variété. Tout d’abord, le multivers nous permet de varier les mondes et les plaisirs, mais également les personnages. Les cartes sont plus ouvertes et plus vastes. Il faut vraiment fouiller de fond en comble pour mettre la main sur divers coffres et autres objets. Plusieurs challenges vous sont proposés comme de petites phases de plateformes chronométrées, ou encore des failles. Ces espèces de petits portails vous permettront d’atteindre des Les abîmes du chaos, qui vous proposent des combats supplémentaires pour gagner plus de récompenses. Pour remporter la victoire, vous devez réussir le défi proposé, il n’y en a jamais deux identiques, à la clé se trouve une récompense.

En parlant de plateforme. Le plus gros reproche que l’on fait aux beat’em up c’est leur linéarité. Les développeurs de Platinum Game l’ont compris et ont ajouté plusieurs phases de jeu pour casser cette routine infernale. Lors de notre test de Bayonetta 3 nous sommes passés par rail shooter, mini-jeu de combat ou de rythme.

On retrouve cette diversité dans les personnages.  Car oui dans cet opus, vous ne contrôlerez pas que Bayonetta. Vous pourrez incarner Jeanne, ainsi que Viola. Cette première nous fait la joie de devoir s’infiltrer dans les locaux tel un agent secret, le tout dans un monde en 2D. Pour contrôler la seconde, il faudra un peu plus de timing. Pour réussir à parer, il faut être vraiment précis, de plus, lorsqu’elle combat avec Chouchou son démon, elle le fait à mains nues.

gameplay Jeanne Bayonetta 3

Le jeu se veut également plus accessible au niveau de la difficulté. Le facile l’est vraiment trop pour les habitués du genre, mais les difficultés les plus hautes donnent pas mal de challenge. On retrouve également la transformation de chauve-souris du deuxième épisode qui permet d’éviter de recevoir quelques dégâts. Il est possible d’acquérir un objet qui bloque automatiquement les attaques lorsque vous appuyez toujours sur la même touche.

Bayonetta 3 fait des sacrifices pour certaines faveurs

La rédaction se demandait si avec beaucoup d’éléments à l’écran, plus la vivacité du gameplay, la Nintendo Switch allait suivre. La réponse est oui ! Les ralentissements sont presque inexistants et tourne à 60 FPS tout le long. Cependant, pour arriver à une telle stabilité il a certainement fallu faire des concessions et ce sont les graphismes qui en prennent pour leurs grades. Ils manquent clairement de finesses et les textures sont parfois baveuses.

En revanche, nous tirons notre chapeau pour la bande-son qui est juste magnifique et parfaitement adaptée. Les notes qui accompagnent les combats nous grisent, donnant envie de tout exterminer durant une vingtaine d’heure de jeu.

Bayonetta 3 est disponible depuis le 28 octobre 2022 exclusivement sur Nintendo Switch.

Points forts

  • Un 60 FPS parfait…
  • Une grande variété sur les armes et les personnages
  • Des niveaux qui poussent à l’exploration
  • Une bande-son splendide
  • Un titre plus accessible qui garde du challenge pour les habitués

Points faibles

  • … au détriment des graphismes
  • Un gameplay un peu lourd lors des invocations
  • Un scénario plus sérieux et moins déjanté

Le résumé de notre test sur Bayonetta 3

Bayonetta 3 nous a surpris quant à la diversité de son gameplay. Malheureusement, le rythme des combats se casse à cause des invocations rendant les affrontements lourdauds. Cependant, le titre se veut bien plus accessible sur le point difficulté et de son gameplay. De plus, les niveaux sont bien plus ouverts et ne demandent qu’à être explorés pour que l’on découvre tous leurs secrets. La fréquence d’image régulière à 60 FPS rend cette nouvelle aventure très plaisante, mais pour arriver à ce niveau, il a fallu sacrifier les graphismes. Certaines textures sont baveuses et manquent parfois de finesses. Pour terminer, l’histoire est beaucoup plus sérieuse que les autres opus, avec une mise en scène vraiment intéressante.

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Graphismes
60 %
Durée de vie
70 %
Gameplay
75 %
Bande-son
85 %
Histoire
85 %

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Amaranth
Amaranth
Je baigne dans les jeux vidéo depuis ma plus tendre enfance. Ma première console? La Méga Drive... Rassurez-vous, je ne suis pas encore un fossile.

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