La Chine entend lutter contre l’addiction aux jeux vidéo, et elle n’y va pas de main morte !

Le 6 novembre 2019, le gouvernement chinois a annoncé des mesures drastiques pour “protéger la santé physique et mentale des mineurs”. Le GAPPRFT (General Administration of Press, Publication, Radio, Film and Television), entité chargée de surveiller les activités des industries culturelles, a annoncé le dispositif via un portail officiel.

Les plateformes gaming disponibles en Chine auront la responsabilité d’appliquer ces nouvelles mesures.

Pas plus d’1h30 par jour pour les mineurs de Chine !

La Chine, dans ses mesures, s’attaque dans un premier temps aux mineurs. En effet, elle impose aux personnes de moins de 18 ans une limite de jeux vidéo d’1h30 par jour en semaine, et de 3 heures par jour pendant le week-end et les “vacances nationales”. De plus, les jeunes gamers devront éteindre leur console tôt dans la soirée : pour eux, les jeux vidéo seront bloqués de 22h à 8h du matin.

Les restrictions touchent aussi au portefeuille des mineurs : les moins de 16 ans n’auront pas le droit de dépenser plus de 200 yuan par mois (soit environ 25 euros) en nouveaux jeux et/ou microtransactions. Entre 16 et 18 ans, la limite passe à 400 yuan par mois (environ 50 euros).

Les adultes également dans le viseur

Mais certaines mesures gouvernementales s’appliquent également aux majeurs. En effet, il sera pour tout le monde interdit de jouer à des jeux contenant du contenu “à caractère sexuel explicite, sanglant, violent”, ainsi qu’aux jeux d’argent. Par ailleurs, tous les joueurs chinois devront s’inscrire sur les jeux en ligne avec leur vrai nom et leur numéro de téléphone, permettant ainsi au gouvernement de surveiller leur temps de jeu.

Dans un communiqué, le gouvernement chinois déclare :

Le GAPPRFT travaille avec le Ministère de la sécurité publique pour créer un système universel d’identification, qui prodiguera des services d’identification des utilisateurs aux entreprises de jeux vidéo, leur permettant de vérifier avec exactitude l’identité des mineurs. Nous allons également améliorer et enrichir les fonctionnalités de ce système d’identification, pour permettre le partage de données sur le temps de jeu à travers les différentes plateformes. Ainsi, nous pourrons connaître et donc limiter le temps total de jeu de chaque mineur à travers les plateformes.

Ce n’est pas la première fois que les jeux vidéo sont étrillés par les institutions publiques. Déjà, en mai 2019, et plus proche de chez nous, l’OMS avait qualifié l’addiction aux jeux vidéo de “maladie mentale”. Reste à voir si le couvre-feu chinois s’étendra dans la durée.

On te laisse la parole :