Nouveauté sur Netflix arrivée au mois de mai 2019, la série What/If a fait forte impression, il faut le dire. Mike Kelley, créateur et co-producteur de la série, laisse apparaître la mini-série le 24 mai 2019. La rédaction n’a pas regardé la série : elle l’a dévorée. Faisons un petit tour d’horizon sur What/If ou la série de la honte. Une honte dont vous n’avez pas idée.

Cela veut dire que What/If, c’est mauvais ?

Haha, non. Pour What/If , cest même tout le contraire ! Il n’y a rien à jeter, allant de l’intrigue à l’acting des personnages. Commençons par vous mettre l’eau à la bouche ! Lisa (Jane Levy) est la fondatrice d’Emigem, une entreprise pharmaceutique dangereusement proche de la faillite. Pourtant, sa vie n’est pas trop mal : une famille aimante, des collègues motivés, et un mari (Blake Jenner) débordant d’amour et de soutien pour sa femme.

Mais voilà, le problème d’argent grossit. Aucun investisseur ne veut se mouiller malgré le caractère révolutionnaire des travaux de Lisa. Sa vie change un soir, quand son mari rencontre une certaine Anne Montgomery (Renée Zellweger). Elle propose de financer l’entreprise de Lisa à une condition qui frôle le scandale : passer une seule nuit avec son mari.

What/If, le digne héritier de Revenge ?

Si ce nom vous dit quelque chose, pensez bien que What/If prend le même chemin.. à une nuance près. Revenge, ça parle de complots, d’argent, de destruction. Cependant, les séries du même acabit possèdent leur lot d’insanités : adultère, meurtre, drogue. Le problème n’est pas l’acte, bien qu’il soit sale et menacé de finir sur le devant de la scène. C’est la honte qui en découle. What/If véhicule ce sentiment dérangeant de la pire des manières, et pourtant on adore ça.

Il est difficile de qualifier l’atmosphère qui règne dans cette série. Une chose est sûre : en la visionnant, vous comprendrez où l’on veut en venir. Il faut saluer vivement les performances de Renée Zellweger pour cela ! Créatrice de cette ambiance quasi palpable, les spectateurs sont à la fois envoûtés et assaillis d’émotions contradictoires.

La loi de Murphy pour le bien commun

Le titre peut vous sembler barbare, mais il est légitime. La loi de Murphy stipule grossièrement que si vous pensez que rien ne peut être pire, cela le sera. Dans What/If, trois histoires de couples se mélangent pour donner libre cours à des catastrophes sans précédent. Et si l’on vous disait que c’était affreusement nécessaire ? Difficile d’y croire, encore plus de l’imaginer. Pourtant, la mise en pratique est spectaculaire.

Voyez-vous, le principe de la série repose sur une chose : il n’y a pas de début sans fin, et inversement. Chaque protagoniste semble vivre dans un cadre parfaitement équilibré malgré les aléas du quotidien. Mais c’est faux. Jusqu’au dernier moment, vous ferez fausse route, vous tomberez de haut. C’est néanmoins ce qui vous plaira le plus : c’est comme ouvrir les yeux une seconde fois grâce à un petit coup de pouce. Un pouce absolument démoniaque.

Que reste-t-il à dire ?

Eh bien, peu de choses en somme. Retenez que What/If est à mettre en priorité sur votre liste des séries, vous manqueriez une sacrée dose de malaise qui vous fera regarder la sérié d’un seul trait. Composée de 10 épisodes de 50 minutes chacun, vous aurez le temps de vous immerger dans un certain suspense, plongé dans la décadence de l’élite de ce monde. Des décors luxueux, une bande-son intelligemment utilisée et une intrigue plus que déstabilisante : que voulez-vous de plus ?

On notera tout de même un bémol dans ce petit bijou : What/If semble se baser sur une trame majoritairement narrative d’où proviennent nombre de discussions ambiguës. Tellement nombreuses qu’elles ont tendance à ralentir le rythme dans des situations où cela n’a pas lieu d’être. Autre bémol qui ne gâche pourtant rien à la série : sa prévisibilité. Cela ne vous empêchera de rester bouche bée, rassurez-vous !

On te laisse la parole :