Annoncé pour la première fois durant l’E3 2019, Tales of Arise avait été porté disparu en 2020, notamment à cause de la pandémie. Toutefois, il en fallait bien plus pour arrêter le titre qui allait fêter les 25 ans de la saga Tales of. Bandai Namco a souvent déclaré que ce nouvel opus nous montrerait le futur de la licence, est-ce vraiment le cas ? C’est ce que nous allons voir dans notre test.

Test de Tales of Arise sur PS5 :

Tales of Arise

Une guerre qui dure depuis 300 ans.

Dahna et Rena sont deux planètes jumelles qui vivaient en harmonie, mais un jour les Renniens ont décidé d’envahir la planète Dahna, notamment pour ses ressources, mais également pour asservir la population. Depuis 300 ans, les Dahniens sont désormais esclaves et vivent dans une peur permanente. Il y a bien eu quelques rébellions, mais avec peu de moyens et surtout affaiblis, ces dernières sont rapidement tombées à l’eau et dans l’oubli de tous.

C’est dans ce contexte que nous ferons la connaissance d’un homme mystérieux dont le visage est enfermé dans un masque de fer. De plus, il est amnésique et ne ressent aucune douleur, même la plus horrible et intense. Pris d’une immense colère, il décide un jour de se révolter contre l’oppression et fera la connaissance d’une jeune femme, une Rennienne.

Tales of Arise

Cette demoiselle est en fuite, car elle est recherchée par les plus hautes autorités de Rena, certainement à cause de sa malédiction. Personne ne peut la toucher sans souffrir, au moindre contact des épines électriques sortent de son corps pour venir gravement blesser, voire tuer, tous ceux qui oseront mettre la main sur elle. Seule une seule personne peut entrer en contact avec elle sans souffrir : notre homme mystérieux au masque de fer. Ensemble, ils forment le duo le plus improbable de ce monde, un Dahnien et une Rennienne qui luttent ensemble pour la liberté.

Les épines

D’apparence le scénario a l’air assez basique, mais en réalité il est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait, tout est nuancé et subtil, rien ne vous sera révélé d’un seul coup. Le jeu fera évoluer votre point de vue petit à petit grâce à plusieurs rebondissements et révélations qui vous laisseront sans voix au cours de ces 40 heures de jeu, rien que pour l’aventure principale. Si vous souhaitez le terminer à 100%, comptez une bonne soixantaine d’heures.

Tales of Arise signe le début du futur de la licence ?

Visuellement, le jeu nous caresse les yeux avec douceur. Les paysages sont splendides, notamment grâce au travail de luminosité de haute qualité qui fait ressortir les couleurs, on est souvent bluffés par plusieurs panoramas. Chaque région dispose de son propre design et nous dépayse à chaque fois, les traverser est un véritable bonheur pour nos pupilles. On reconnait bien là la patte de la saga au niveau du design, mais également grâce au ton pastel chatoyant des différents lieux. De plus, chaque zone dispose d’une bande-son qui bien que discrète parvient à nous envoûter. Motoi Sakuraba, compositeur pour la saga Tales of depuis des années, a encore une fois accompli une véritable prouesse sur les diverses pistes que l’on peut entendre. Les doublages sont également d’une grande qualité, que ce soit en version japonaise ou anglaise.

Les personnages n’ont rien à envier aux décors, ces derniers étant tout aussi réussis. Leurs mouvements sont réalistes et dans les cinématiques, les émotions, ainsi que les animations faciales sont incroyables, du jamais vu pour un Tales of. Cela renforce l’attache que l’on peut éprouver pour eux. Dans les combats, les animations sont également extraordinaires, mais le sommet est atteint lorsque l’on arrive à déclencher une frappe bonus qui achèvera les monstres et nous fera pétiller les pupilles.

Grâce à la PS5, le jeu atteint les 60 FPS sans aucun problème et reste stables, et ce, même si c’est le déluge lors des combats, la console parvient à maintenir l’affichage sans montrer de signe de faiblesse. Terminé les temps de chargement au début d’un combat, on passe directement dans le feu de l’action, en plus le voyage rapide d’un bout du monde à l’autre est réalisé de manière instantanée.

Bien que visuellement très aboutit, ce n’est pas parfait, quelques problèmes de clipping se font sentir avec des morceaux de décors qui apparaissent tardivement. Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais lorsque nos yeux se baladent pour observer ce qui entoure notre personnage, ça peut être gênant et cela casse l’immersion.

Pour les versions PS4, la résolution affichée est beaucoup plus basse en ce qui concerne les premières séries, ce qui peut dégoûter certains joueurs, mais la PS4 Pro remontre le niveau, bien que la différence soit notable entre chaque console. En revanche, avant chaque combat, vous aurez le droit à un petit temps de chargement et les voyages rapides seront un peu plus longs, alors que sur PS5, ces derniers sont inexistants.

Des combats très nerveux.

Ce qui a permis à la saga Tales of d’être aussi populaire, en plus de ces histoires fantastiques, ce sont surtout les combats. Tales of Arise fait honneur à ses aînés en proposant des interactions inédites qui augmente la nervosité des affrontements.

Plusieurs outils sont mis à disposition, les attaques normales qui peuvent être enchainées de manière simple et rapide, mais aussi des Arts, les capacités magiques des personnages. Le système de combat est basé sur le principe du combo. Le but principal est de faire une chaîne de coup la plus longue possible pour que votre adversaire soit affaibli pour que vous puissiez l’achever avec une attaque bonus. Pour y arriver, il faut tout d’abord assimiler que vous ne pouvez que faire 4 attaques normales avant que votre personnage récupère un court moment, mais cela suffit à rompre le combo. Pour compléter ces attaques simples, vous devez utiliser les Arts. Dans cet opus, il n’y a pas de PM (point magique), mais une jauge de JA définit par de petits cristaux bleus au-dessus de votre barre de santé. Selon la puissance de l’attaque choisie un, ou plusieurs, cristaux disparaîtront et se rechargeront plus ou moins rapidement selon les actions que vous ferez.

Le travail d’équipe est également de mise, puisque vous pourrez faire appel à un allié à l’aide d’une simple touche, chacun de vos compagnons étant plus ou moins efficace face à un type d’ennemi particulier. Un de vos amis sera également en mesure de vous soigner, mais pas de manière illimitée. Une jauge nommée PS (Point de Soutien) fait son arrivée, celle-ci est commune à toute l’équipe. Elle diminue à chaque sort de soin, ou de soutien qui sera lancé, pour la régénérer il vous faudra utiliser des objets que vous trouverez éparpillés au fur et à mesure de vos explorations, ou vous reposer dans une auberge ou a un feu de camp.

Tales of Arise

Cette suppression de jauge PM est surprenante, mais permet de mettre en place de nouvelles stratégies et permet d’aborder les divers affrontements de manière différente en fonction des points qui vous restera. De plus, cela renforce l’esprit d’équipe, notamment grâce aux “PS” qui sont primordiaux dans les combats les plus délicats. En plus de cela, vous pouvez contrôler n’importe quel personnage et chacun dispose d’un gameplay unique, paladin, mage, sniper, maître des arts martiaux, il y en a pour tous les goûts. Le nouveau système de stratégie mis en place permet de faire faire des actions à vos alliés sur-mesure en fonction des situations que vous pourrez rencontrer, bien que de base, l’IA gère très bien vos coéquipiers. 

Cependant, durant certains combats, notamment contre les boss, lorsque votre équipe sera complète, il sera difficile de voir ce qu’il se passe réellement tellement que les attaques tombent sur votre ennemi. N’hésitez pas à prendre du recul et à analyser ce qu’il se passe avant de retourner dans la mêlée.

L’exploration est également importante dans Tales of Arise !

Au cours de vos différents pèlerinages, vous croiserez dans le coin d’une carte : des hiboux, de toutes les tailles et toutes les couleurs. Ces derniers vous donneront des éléments de personnalisation pour vos personnages, tels que des lunettes, chapeaux et autre accessoire purement décoratif. Le plus important dans cette chasse aux hiboux, c’est qu’il existe un refuge pour ces petits animaux qui est géré par le roi et la reine hiboux, dans un monde à part accessible uniquement à des endroits bien spécifiques. Pour vous remercier d’avoir sauvé ses protégés, le roi vous donnera des récompenses de plus en plus intéressantes au fur et à mesure que vous trouverez ces petits animaux égarés.

Que serait une aventure sans feu de camp et sans nourriture ?! Vos personnages peuvent cuisiner des plats et vous faire découvrir leur spécialité. Ils tiennent les recettes de leur famille, ou région natale. Vous devrez trouver les ingrédients par vous-même aux quatre coins des différentes zones pour ensuite pouvoir les préparer autour d’un bon feu de camp, ou à l’auberge. Le monde de Dahna est pauvre, les auberges n’ont pas de quoi vous nourrir. Ces mets ne sont pas là pour la décoration ou le plaisir d’imaginer les personnages manger, chacune de ces préparations aura un effet spécifique comme augmenter votre attaque, ou votre défense par exemple. Les effets durent assez longtemps et peuvent se cumuler si vous faites plusieurs feux de camp.

De plus, vos alliés et vous-même pourrez tisser des liens plus forts en parlant de tout et rien. Ce sera l’occasion d’en apprendre plus sur ceux qui vous ont rejoint. Les saynètes sont toujours présentes et parfois trop présentes, heureusement ces dernières sont facultatives, mais vous pouvez également en apprendre plus sur une situation donnée en la regardant. 

Tales of Arise est disponible depuis le 10 septembre 2021 sur PC, PS4PS5, Xbox One, Xbox Series X|S.

Points forts :

  • Des graphismes éblouissants…
  • Une bande-son discrète, mais envoûtante.
  • Des combats nerveux.
  • Une histoire vraiment intéressante.
  • Des animations impressionnantes.

Points faibles :

  •  Mais avec des problèmes de clipping.
  • Un peu trop de saynètes.
  • Trop d’action en même temps durant un combat de boss.
  • Une trop grande différence graphique entre PS4 et PS5.
Aperçu
Graphismes
75 %
Durée de vie
90 %
Gameplay
90 %
Histoire
95 %
Bande-son
100 %
Je baigne dans les jeux vidéo depuis ma plus tendre enfance. Ma première console? La Méga Drive... Rassurez-vous, je ne suis pas encore un fossile.

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