Après avoir fait ses débuts sur Xbox Series et PC, Starfield débarque enfin sur Playstation 5 dans une version qui se veut plus complète. Entre ajouts de gameplay, contenus additionnels et optimisations techniques, cette édition entend proposer l’expérience la plus aboutie à ce jour. Dans les faits, elle reste pourtant très proche de celle que nous avions déjà connue, avec ses qualités… mais aussi ses faiblesses. Voici notre test.
Test Starfield PS5 : une version plus complète mais qui ne bouleverse l’expérience
Après notre test complet de Starfield sur Xbox Series, c’est donc sur cette mouture PS5 nouvellement arrivée que nous allons nous attarder. Dans la mesure où le jeu, dans sa proposition globale, ne diffère pas franchement de sa version originale, on vous renvoie donc à ce test. En revanche, il y a bien des nouveautés de conforts, en plus d’un nouveau DLC narratif, Terran Armada (Shattered Space, également disponible ici, l’était déjà depuis l’automne 2024). Mais si l’on excepte l’utilisation de la DualSense, ces nouveautés concernent toutes les plateformes.
Parmi celles-ci, on note l’arrivée d’un nouveau véhicule terrestre : le Moon Jumper, que vous pourrez débloquer auprès d’un technicien de vaisseau. Ce dernier permet enfin de parcourir les surfaces planétaires de manière plus fluide et surtout plus rapide. Le gain est réel sur le terrain : les déplacements sont moins contraignants et l’exploration gagne en rythme. Si le REV-8 était déjà disponible (vous l’obtiendrez d’ailleurs en même temps que le Moon Jumper), permettant une meilleure polyvalence sur le terrain, notamment avec son système d’armement, celui que l’on appelle le Sauteur Lunaire chez nous est davantage pensé pour composer avec la verticalité des planètes (il ne porte pas son nom pour rien.)

Pour autant, cette nouveauté ne change pas en profondeur la structure du jeu, d’autant plus que la prise en main des véhicules, en particulier le REV-8, nous a paru plutôt rigide dans l’ensemble. Le nouveau mode croisière s’inscrit dans la même logique. Il permet d’effectuer certains trajets spatiaux de manière plus naturelle, sans transition, tout en laissant le joueur libre de ses mouvements à bord du vaisseau pendant le déplacement. Cette approche apporte une touche d’immersion supplémentaire et casse légèrement le côté systématique des écrans de chargement, même s’il existait déjà des méthodes pour les limiter. Mais là encore, il s’agit davantage d’un ajustement que d’une refonte.
Une technique en progrès manette en main… mais encore instable à l’écran
Sur le plan technique, cette version PS5 propose une expérience globalement fluide. Grâce à des vidéos comparatives, on a pu voir que Starfield a bénéficié, y compris dans sa version PS5 Fat d’une très légère rehausse de textures, notamment sur les visages (mais il faut vraiment mettre les 2 côte à côte pour le voir, et encore…). Les performances sont solides dans la majorité des situations, l’intégration de la DualSense apporte un petit plus appréciable, notamment via les retours haptiques et les gâchettes adaptatives qui renforcent légèrement les sensations en jeu.
En revanche, et là, on va parler du point qui fait mal : en l’état actuel, on se doit d’être transparent et on ne peut pas encore vous recommander cette version PS5. La raison ? de gros problèmes techniques qui plantent le jeu sans raison apparente notamment en pleine exploration. Nous avons passé un peu plus de 40 heures sur cette version et nous avons noté un total de 17 crashs et freezes. Heureusement, les sauvegardes rapides étaient là pour limiter la casse, mais on peut très clairement parler de frustration à minima. Au passage, si vous avez déjà fait le jeu sur Xbox Series ou PC, vous n’aurez pas de cross-save possible, ce qui est quand même bien dommageable aussi.

Certains ralentissements peuvent aussi apparaître dans les zones plus chargées, accompagnés de petites saccades qui viennent rappeler les limites du moteur. Rien de catastrophique sur ce dernier point, mais pour une version qui arrive aussi tardivement, après de nombreux correctifs sur les autres supports, on pouvait légitimement attendre une expérience plus stable. Ces problèmes techniques ne rendent pas le jeu injouable, mais ils viennent régulièrement casser l’immersion, notamment lors de longues sessions. Une situation frustrante, surtout pour un titre qui demande autant d’investissement…
Free Lanes et Terran Armada : des ajouts utiles, mais inégaux
Cette mise à jour dans l’écosystème Sony s’accompagne donc de deux ajouts majeurs : la mise à jour gratuite Free Lanes, incluant les éléments de conforts susmentionnés, ainsi que divers paramètres ajustables pour personnaliser davantage l’expérience de jeu, mais aussi le DLC Terran Armada. Un ajout narratif qui introduit une nouvelle faction liée à l’Héritage de la Terre et propose un arc centré sur un conflit à l’échelle de la galaxie. Sur le papier, l’ensemble est prometteur, avec de nouveaux ennemis, des missions supplémentaires, des vaisseaux et plusieurs situations inédites à explorer. Dans les faits, le résultat reste plus contrasté.
Si certaines idées fonctionnent, comme le fait de forcer les entrées en croisière et que le contenu s’intègre correctement au reste du jeu, le DLC peine à réellement nous convaincre. Le scénario manque d’impact, les enjeux restent assez classiques et l’ensemble donne plutôt l’impression de prolonger l’aventure sans véritablement l’enrichir. Un DLC qui reste donc dispensable, un dommage eu égard de son caractère payant (10€ à l’achat). Notons qu’en plus, le DLC n’a pas été traduit en français. On ne connait pas officiellement les raisons de cette absence de FR, ce qui rend d’ailleurs la situation cocasse, puisqu’on parle d’une intégration dans un jeu qui, de base, a bien été traduit. Cela dit, la synchro labiale de la vf étant toujours complètement aux fraises, on se dit que ce n’est peut-être pas tellement un mal…

Résumé de notre test de Starfield sur Playstation 5
Comme lors de sa sortie initiale, Starfield reste un jeu à part. Son univers, sa richesse et sa liberté continuent de constituer ses principales forces. Il offre une aventure capable de vous absorber des dizaines d’heures, voire au-delà de la centaine, avec une vraie sensation de découverte et de progression ainsi que de véritables impacts sur nos choix. Mais en parallèle, ses limites structurelles sont toujours présentes. Les améliorations apportées par cette version PS5 viennent lisser certains défauts, sans jamais les corriger en profondeur. Néanmoins, Starfield nous est ici proposé dans sa version la plus complète à ce jour, avec des ajouts bienvenus qui améliorent le confort de jeu et enrichissent légèrement l’expérience.
Le nouveau véhicule terrestre, le mode croisière et les contenus additionnels apportent de nouvelles possibilités, sans toutefois bouleverser l’équilibre général. Mais au-delà de ces améliorations, le jeu reste fidèle à lui-même. Toujours aussi ambitieux et riche, il demeure aussi marqué par une technique encore instable. Pour le reste, il s’agit d’une version solide dans l’ensemble, mais qui confirme surtout que Starfield reste une aventure aussi fascinante qu’imparfaite. Si vous n’aviez pas adhéré à la proposition de Bethesda en 2023, il n’y a que peu de chances que vous soyez davantage séduits ici. Pour les autres, à moins de posséder la version PS5 Pro, qui a eu droit la première à son patch correctif, on vous conseillera d’attendre l’arrivée de ce même patch avant de vous (re)lancer dans ce Starfield en version PS5 Fat.
Starfield est disponible sur Playstation 5 depuis le 7 avril 2026.
Les points forts
- Les nouveaux véhicules, notamment le Moon Jumper, qui facilite l’exploration des planètes.
- Toujours aussi beau artistiquement
- les fonctionnalités Dualsense, qui offrent entre autres plus de punch aux affrontements.
- Le DLC Terran Armada, qui s’inscrit bien dans le lore du jeu et offre plusieurs heures de contenu en plus…
- Le mode Croisière, qui rend les voyages spatiaux plus fluides…
Les points faibles
- Du crash, du freeze, encore du crash et encore du freeze…
- … mais n’a pas été traduit en français, tout en étant intégré dans un jeu qui l’est.
- … sans totalement en bouleverser la structure.

