The Signifier un jeu développé par le studio indépendant Chilien Playme Studio, et édité par Raw Fury, disponible sur PC, il le sera courant 2021 sur PS4 et Xbox One. Le titre est un mélange d’aventure narrative et de puzzle game (certains le qualifieront de tech-noire). Restez avec nous et découvrez notre test sur The Signifier, sans spoilers c’est promis !

Test de The Signifier sur PC

The Signifier

Un détective pas comme les autres !

La première chose que l’on se dit en cliquant sur bouton “jouer” dans notre bibliothèque Steam et que l’on tombe sur l’écran titre de The Signifier c’est : «Est-ce un survival horror ?». En effet, l’atmosphère du titre est lourde, pesante et parfois complètement barrée, il faut le dire. Mais commençons par un résumé de l’histoire.

Vous incarnez monsieur Russel, Frederick Russel pour être précis, et vous faites des recherches, plus ou moins expérimentales, sur l’IA et la psychologie. Une machine, le Dreamwalker, que vous avez créée autorise un individu à voyager dans la mémoire, les souvenirs, d’une autre personne. Naturellement cette technologie est très controversée, néanmoins la police vous demande de l’aide pour résoudre des affaires étranges. En effet, Johanna Kast, la vice-présidente de Go-AT, une des plus grosses entreprises de la planète, est retrouvée morte dans son appartement. Les autorités jugent les circonstances et les raisons de sa mort suspecte.

Vous allez donc voyager dans la mémoire de la victime afin de savoir ce qui s’est réellement passé. The Signifier questionne sur l’arrivée de l’IA dans nos vies, et surtout sur les intrusions possibles. Qu’implique l’implantation de machines intelligentes sur notre Terre ? Avec ce titre, Playme Studio apporte (en partie) sa vision sur cette question.

The Signifier, un gameplay peu commun :

Dans The Signifier vous avez trois terrains de jeux : le monde réel, le monde objectif et le monde subjectif. Les deux derniers sont des versions de la mémoire de l’individu. Vous commencerez par aller sur place, comme l’appartement de Johanna Kast, afin de récolter des informations en jouant au détective. Vous poserez des questions aux forces de l’ordre, à certaines connaissances de la victime, mais vous allez aussi inspecter minutieusement les lieux.

Une fois cela fait, il vous faudra rentrer au labo et fournir toutes les informations récoltées à Evee, l’IA implantée dans le Dreamwalker. Cette intelligence artificielle vous aidera tout au long de l’aventure et aura besoin d’objets qu’il faudra lui scanner, ou encore du scan cérébral de la victime afin d’accéder à sa mémoire. Il sera ensuite possible de voyager sur une timeline de la vie de Johanna, en fonction de son âge les souvenirs seront différents. Plus vous explorerez sa mémoire, plus vous aurez accès à d’autres parties de son existence. Comme dit précédemment, vous voyagerez dans deux strates distinctes.

La première, la version objective sera la plus proche de la réalité. La seconde, la version subjective sera une difformité de la réalité altérée par les sens et la perception de la personne. Vous allez passer beaucoup de temps dans ces lieux. Dans ces fameuses strates, vous découvrirez des données brutes, sorte d’objets qui ne sont pas à leur place. Ces données ont été occultées par l’esprit de la personne et il faudra jouer avec un bouton qui agit comme une sorte d’avance ou retour rapide, cela aura pour effet de modéliser l’objet. Le but sera de trouver sa place dans la scène afin de pouvoir comprendre le subconscient de la victime.

En outre, les déplacements seront très sommaires : avancer, reculer, courir et interagir.  L’exploration sera lente, et parfois laborieuse, vous obligeant à être attentif aux moindres détails. L’environnement est très fourni jusqu’à faire de faux journaux, ou même des vidéos internet sur votre ordinateur. Le joueur curieux aura à cœur de tout lire, écouter, regarder, sachant que The Signifier bénéficie d’une localisation française (sous-titre). Sauf pour le clavier, il faudra donc switcher entre Qwerty et Azerty pour profiter du titre.

The Signifier, une technique d’artiste ?

Graphiquement beau et propre sans être magnifique, The Signifier s’acquitte largement des standards actuels. Le titre reste fluide en toute circonstance, cependant quelques textures sont peut-être passables. Là où le studio joue, c’est bien entendu sur l’atmosphère qui, comme dit plus haut, peut être très lourde, pesante, presque ésotérique par moment. Dans le monde réel, c’est très classique, mais dans la tête du patient c’est autre chose.

L’immersion est forte et prenante, certains endroits seront glauques, noirs, tandis que d’autres seront rêveurs, satinés. Vous aurez souvent plusieurs versions de la même pièce, reliées entre elles par des grottes obscures ou encore des couloirs qui rappelleront l’intérieur d’un cerveau. Des sons, des voix ou des musiques participeront à la dimension quelques fois horrifique de The Signifier. L’œuvre peut rappeler par moment le travail de Dali, avec son horloge dégoulinante par exemple.

On s’étonne par contre que le titre ne soit pas disponible pour la VR (Réalité Virtuelle) car c’est clairement une des premières choses que l’on pense lorsque l’on joue. D’ailleurs des avertissements sont présents dès le début du jeu. En effet, il est possible d’avoir des troubles à cause des sons ou des images proposés, et ce même pour une personne non sujette à l’épilepsie.

La durée de vie du titre sera difficilement quantifiable dans le sens où tout dépendra de la faculté du joueur à déceler les indices et résoudre chaque énigme, puzzle. Aussi la personne voulant tout découvrir et profiter du titre à 100% y passera beaucoup plus de temps. Cependant, une fourchette de cinq à dix heures de jeu parait raisonnable.

Découvrez un peu de gameplay, ainsi que la bande-annonce, juste en dessous :

Points Forts : 

  • Histoire prenante, digne d’un polar noir !
  • Ambiance graphique et sonore très recherchée.
  • Énormément d’objets à trouver et à parcourir (presse, vidéos, documents).
  • Atmosphère pesante, pratiquement ésotérique.
  • Les voyages dans les souvenirs, une idée originale et profonde.

Points Faibles :

  • Contrôle du personnage un peu basique, et quelques fois frustrant.
  • L’exploration pouvant être lente et laborieuse par moment.
  • Impression de jouer à un titre conçu pour la VR, ce qui n’est pourtant pas le cas.
  • Devoir switcher entre Qwerty et Azerty pour profiter pleinement du jeu !
Aperçu
Graphismes
70 %
Durée de vie
60 %
Gameplay
60 %
Histoire
80 %
Bande-son
75 %
Émerveillé par les jeux vidéo depuis toujours, la Super Nes fut ma première console. Fièrement fidèle à la firme nippone, je lui ai quand même fait des infidélités chez Sony et Microsoft. Les mmorpg ont aussi pris une grande place dans ma jeunesse. Finalement, l'amour du premier jour est revenu (il n'était jamais parti le bougre !) et je suis maintenant principalement sur Nintendo Switch, ainsi que sur PC.

On te laisse la parole :