Annoncé en mai 2018, et pratiquement 10 ans après son grand frère, RAGE 2 arrivent enfin sur nos machines, à savoir PC, PS4 et Xbox One. Edtié par Bethesda Softworks (The Elders Scrolls, Fallout), et développé par Avalanche Studios (licence Just Cause) et id Software (Doom) le jeu se trouve plus ouvert, plus coloré, plus fun, plus nerveux que son grand frère, ce qui les rend vraiment différents. Un pari risqué ? Certainement. Un pari réussi ? Nous allons voir ça.

TEST de RAGE 2 sur PC

No RAGE, no désespoir

L’action se déroule une vingtaine d’années après Rage premier du nom. La nature reprend ses droits, et la civilisation essaie doucement de refaire surface à certains endroits. Mais le méchant General Martin Cross fait son apparition, ne semblant pas si mort que ça finalement, et attaque Vineland : un conclave isolé où se trouve votre héros -ou héroïne selon votre choix- ayant pour identité Walker (ça ressemble un p’tit peu au pseudo de votre rédacteur, vous en conviendrez). Vous revient alors la lourde responsabilité de sauver le Wasteland de l’emprise de l’Autorité et de vous débarrasser une bonne fois pour toute du général.

Rage 2
L’antagoniste principal, le général Cross.

Loin d’être un naufRAGE

Niveau scénario, ça n’ira pas vraiment plus loin. Les rebondissements se comptent sur une seule main, voire même sur un seul doigt. La narration est ici réduite à la manière la plus simpliste qui soit, et la mise en scène des cinématiques n’est pas non plus meilleure que les points précédents.
Mais est-ce important ? Pas tellement, car ce n’est pas vraiment l’objectif de Rage 2. C’est même pleinement assumé, petites punchlines par-ci, petite référence pop culture par là, gros flingues et hémoglobine partout ! Rage 2 ne se prend pas au sérieux, et cela se ressent dès les premières minutes du jeu. C’est décomplexé, ça dézingue à tout va, ça défoule.. et au final, ça marche ! La chose que l’on pourrait finalement regretter, c’est la répétitivité des objectifs, que ça soit dans les missions principales ou annexes. Cela se résume dans 95% des cas à dézinguer du méchant ou détruire quelque chose. Heureusement, même si l’objectif est toujours le même, la situation dans laquelle vous êtes est suffisamment renouvelée pour redonner de l’intérêt. Autre ombre au tableau : la durée de vie du soft, entre 10 et 15 heures pour le finir. Ajoutez-y une dizaine d’heures si vous désirez tout explorer et faire toutes les petites quêtes annexes. Pas vraiment énorme pour un open-world. Mais ne vous inquiétez pas, Rage 2 et son univers loufoque en a quand même dans le slip !

Rage 2
RAGE 2 ne brille pas forcément par sa narration

Les verts pâtuRAGEs

Le vaste open-world de Rage 2 se dénote beaucoup du premier opus. Oubliez les couleurs grisâtres et l’univers quasiment vide, car le deuxième se trouve bien plus coloré et varié en termes de biome, avec ses montagnes, marais, déserts… avec chacun sa petite palette de couleurs bien à lui. C’est un petit plaisir pour les yeux tant les paysages sont beaux. Graphiquement, les paysages du jeu sont très agréables à l’œil, sans faute de goûts, même avec ses quelques couleurs flashies bien prononcées auxquelles on se fait vite. Malheureusement nous ne pouvons peut-être pas en dire autant des intérieurs, moins inspirés pour le coup.

Rage 2
Il n’y a pas que du désert dans RAGE 2.

Le level design permet au Ranger Walker d’utiliser son arsenal et ses pouvoirs comme il le désire. Vous commencerez avec un pistolet et un fusil d’assaut, pour le garnir plus tard de nouvelles armes : lance roquettes, fusil à pompe, revolver… et le pouvoir « ruée », celui-ci vous permettant d’effectuer un petit dash, très pratique pour éviter les roquettes et les grenades pouvant vous exploser dessus. Ce pouvoir pourra aussi être complété avec d’autres : le défibrillateur par exemple qui, en cas de mort imminente, vous permettra de vous relever pour reprendre le combat, ou le double saut, et bien d’autres, mais nous vous laissons le plaisir de la découverte.

Tout est question de calibRAGE

Pour débloquer de nouvelles armes et nouvelles capacités, vous devrez explorer le monde qui vous entoure et trouver des arches, la plupart gardées par des ennemis. Une fois ces arches ouvertes, vous aurez accès à un didacticiel rapide pour vous familiariser avec ce que vous venez de récupérer. Rapide et intuitif. Sachez d’ailleurs que la plupart des armes proposent des modes de tirs différents pour la plupart. Le lance-roquette par exemple, en tir simple, lance une ogive directement là ou vous avez pointé le curseur. Si en revanche vous visez avant de tirer, cela vous permettra de locker des ennemis et de lancer deux missiles à têtes chercheuses à la fois.

Affrontez vos ennemis avec couRAGE

Si nous devions qualifier en un mot l’association des pouvoirs et des armes dans les gun-fights, ça serait « jouissif ». En effet, ce que nous pouvons définir comme un fast-FPS pour ce qui est des combats prend tout son sens. C’est nerveux, c’est rapide, intense, ça explose dans tous les sens, le sang giclant des ennemis et leurs démembrements nous procurent ce petit quelque chose de « satisfaisant ».

On sent que id Software est aux commandes et que le studio s’y connait en pétoires ; on sent la Doom-touch dans Rage 2, que ça soit au feeling des armes ou au niveau du design de certains boss.

Rage 2
Les gunfight sont nerveux et jouissifs !

Parlons des ennemis d’ailleurs ! Ceux-ci sont relativement nombreux : vous avez les marécageux, les cramés, les suaires, les mutants… Bref, la palette est suffisamment conséquente. Certains ennemis se concentrent plutôt sur le corps à corps alors que d’autres préféreront l’artillerie lourde, ou de simples fusils. Et ce seront probablement eux qui vous donneront plus de fils à retordre lorsqu’ils se feront nombreux, tant les boss sont anecdotiques et manquent d’originalité.

Attention au viRAGE

Parlons de la personnalisation maintenant, à commencer par celle de votre voiture.
En effet, bien que vous ayez vos petites jambes et des voyages rapides pour parcourir le Wasteland, c’est surtout en véhicule que cela s’effectuera. Vous pourrez voler ou récupérer des voitures ou des motos dans des camps ennemis ou bien au bord d’une route. Seulement, si vous désirez les ajouter à votre garage, vous aller devoir les apporter à une ville marchande. Une fois cela fait, vous gagnerez des pièces mécaniques, et aurez par ailleurs un nouveau véhicule à disposition où vous le désirez. En effet, si vous vous retrouvez perdu au milieu de nulle part, vous pourrez faire appel à une livraison de véhicules en échanges d’un peu d’argent.
En effet, les pièces mécaniques mentionnées plus haut vous serviront à personnaliser le Phénix, le véhicule que vous utiliserez vraisemblablement le plus souvent. Cette voiture sera la première que vous débloquerez et sera tout comme votre personnage, dotée d’un arbre de compétence. En échange de pièces mécaniques, vous pourrez la rendre plus résistante, ou lui installer un lance-missile supplémentaire. Très pratique lorsque l’on sait que le Wasteland est truffé de convois à détruire, mais gardés par d’autres voitures armées. Ces séquences de courses poursuites n’ont d’ailleurs rien à envier aux gunfights classiques. Très nerveuses et explosives grâce à la conduite très « arcade », vous vous croirez très vite dans Mad Max Fury Road.

Rage 2
Vous aurez la possibilité de participer à des courses de voitures.

Au-delà des véhicules, vous pourrez aussi faire évoluer vos pouvoirs et vos armes, en échange de nanotrites (que vous trouverez en parcourant le monde très facilement) et de pièces d’armes.
Sans compter un petit système de craft pour vous fabriquer des infusions de santé et des grenades, pour ne citer que ça.

Il y a de l’oRAGE dans l’air

Côté bande-son, le jeu est entièrement en français. La BO est nerveuse pendant les combats, les coups de feu des armes et le vrombissement des voitures sont réussis. La technique aurait pu quant à elle, être parfaite. Si le jeu ne freezait pas quelques fois, ou si un ou deux crashs n’étaient pas intervenus (sur PC).

Points forts :

  • Un open-world coloré
  • Le feeling des armes
  • Les gunfights nerveux
  • Les pouvoirs
  • Le Phénix
  • Les améliorations proposées
  • Les courses poursuites

Points faibles :

  • La mise en scène simpliste
  • Des intérieurs moins inspirés
  • Les boss anecdotiques
  • La répétitivité des missions
  • La durée de vie
Aperçu
Graphismes
90 %
Durée de vie
65 %
Gameplay
90 %
Histoire
60 %
Bande-son
85 %
Fan de cinéma et de jeux vidéos, j'ai aussi un amour très fort envers Batman et Geralt de Riv, ce qui parfois peut entrainer des conflits avec ma femme. Comédien de théâtre pendant 15 ans, je suis de nature sociable et ouverte. Je suis également possesseur de N64, Xbox 360, PS4, Switch, PC, PSVR et Oculus Rift.

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