La licence Metro revient sur le devant de la scène cette année, avec le nouveau titre de Deep Silver. Troisième jeu de la série Metro faisant suite au roman Metro 2035 de l’écrivain Dmitri Gloukhovski, le jeu promettait un monde post-apocalyptique en plein cœur de la Russie (plus précisément Moscou) pourtant magnifique grâce au travail acharné du studio ukrainien 4A Games, permettant d’afficher une résolution 4k voire 4k native ! Découvrons alors dans ce test si Metro Exodus porte toutes ces promesses à l’écran, sachant que le jeu a été testé par nos soins dans des conditions optimales : sur un PC Gamer équipé d’un processeur Intel Core I7-6700 cadencé à 3,40 GHz et d’une carte graphique Nvidia GeForce GTX 1080 8Go, le tout relié à une TV 4k !

Synopsis de Metro Exodus :

Le jeu se passe en Russie et plus précisément dans la capitale de ce pays : Moscou. Suite à la guerre froide, Metro Exodus se place dans un futur alternatif où des missiles nucléaires ont été lancés sur le monde entier, bouleversant à jamais l’écosystème de la Terre que l’on connait. Désormais, il est impossible pour l’humain de vivre à l’extérieur, sans porter d’équipement, pouvant supporter les radiations. Dans Metro Exodus les humains ont été forcés de vivre et de créer une communauté dans les métros de Moscou pour justement survivre. Des années passèrent et le monde que l’on connait a été totalement modifié, ainsi que ses habitants. En effet, les êtres vivants qui se trouvaient à l’extérieur lors de l’attaque nucléaire ont été affectés par les radiations ou ont été annihilés. Des créatures sont alors nées à cause des radiations omniprésentes sur la Terre donnant naissance à des mutants avides de la chair de toute créature vivante. Différentes espèces de créatures sont alors à découvrir dans Metro Exodus, car en plus de l’environnement qui vous est hostile à cause des radiations, de nouveaux ennemis vont se dresser sur votre chemin. Vous pourrez évidemment vous protéger de ces menaces grâce à des équipements et des armes.

Vous incarnez dans Metro Exodus Artyom, un humain vivant dans le métro de Moscou qui est persuadé d’avoir entendu un signal sur une radio. Artyom va alors tout tenter et prendre des risques, afin d’en savoir plus sur ce signal, quitte à sortir et explorer le monde !

Un monde post-apocalyptique offrant des paysages dévastés, mais magnifiques.

Dès les premières minutes de jeu Metro Exodus nous plonge tête la première dans son synopsis, ainsi, si vous ne connaissez pas la licence Metro, jouer à Metro Exodus ne devrait pas être un problème. Nous pouvons même constater, grâce à une sublime cinématique, la qualité graphique générale du jeu, que nous ne pouvons que saluer ! Cependant, comme il s’agissait d’une cinématique, il pouvait y avoir un downgrade graphique une fois dans le Gameplay. Pourtant, la transition entre la cinématique et le Gameplay ne s’est quasi pas fait sentir et l’on sent que Metro Exodus a respecté sa promesse en offrant un jeu avec des graphismes de très haute qualité. Non seulement les décors, le héros, les paysages, les ennemis sont très réussis, mais c’est aussi le cas pour tous les personnages présents dans le jeu ! La direction artistique est maîtrisée sur le bout des doigts pour tous les éléments du jeu, et ce, dans n’importe quelle situation. Le studio 4A Games a rempli sa part du marché en offrant des graphismes époustouflants et en qualité 4k native, sans pour autant que Metro Exodus ne subissent des problèmes de fluidité, car au contraire et même en 4k, les images par secondes défilent et restent stables, une très belle performance pour Metro Exodus qui tient ses promesses pour la partie technique du jeu.

Malheureusement, offrir des graphismes et une fluidité d’une telle qualité ne suffit pas à faire un bon jeu. On va effectivement déplorer tout le long du jeu, des personnages certes bien modélisés et très réalistes, pourtant démunis d’expressions faciales à la hauteur des graphismes. C’est une déception, quand on constate le travail réalisé sur les graphismes, puisque les expressions faciales des PNJs ne sont ni satisfaisantes ni réalistes. C’est très dommage surtout lorsque l’on se rend compte que beaucoup de scènes du jeu se font avec les PNJs qui s’adressent souvent à vous, mais cela manque de sentiments, qui ne sont pas correctement retranscrits sur les visages des personnages.

Autre chose qui a été très étonnante et frustrante, c’est le fait que le héros soit muet ! Bien que celui-ci soit le narrateur du jeu, lors de la cinématique et des rappels d’histoire lorsque vous chargez votre partie, Artyom sera totalement muet tout le long du jeu, alors que vous allez rencontrer beaucoup d’interaction avec les PNJs de Metro Exodus.

Des graphismes haut de gamme accompagnés d’une bande-son dynamique !

En plus d’offrir des graphismes à la hauteur des espérances des joueurs les plus exigeants, Metro Exodus offre également une bande-son immersive. Faire croire aux joueurs que l’on vit dans un monde hostile, en montrant un monde post-apocalyptique c’est bien, mais l’accommoder avec une bande-son de qualité pour renforcer l’immersion, c’est mieux. 4A Games l’a très bien compris et a réalisé un très bon travail sur la bande-son qui colle parfaitement à l’univers de Metro Exodus ! Chaque son que vous allez entendre, que ce soit un objet qui tombe, le craquement d’une toile d’araignée, les pas de vos ennemis, le cri des Hurleurs, toute la bande-son du titre va vous imposer d’être tout le temps sur vos gardes. Nous sommes loin d’un jeu d’horreur, mais cela ne va pas vous empêcher de vous faire sursauter dans certaines situations.

Metro Exodus

Si les bruitages du jeu sont réussis pour vous donner l’impression d’une ambiance malsaine, c’est aussi presque le cas pour le doublage français des personnages. Loin d’être aussi performant que le doublage en anglais (car nous perdons tous les accents russes en français), le doublage français reste à la hauteur, mais aurait pu être de meilleure qualité. Si vous jouez en français, vous allez même reconnaître quelques voix, présentes dans d’autres jeux.

Combattre le mal avec parcimonie.

Metro Exodus est un jeu de survie dans un monde post-apocalyptique, ainsi il faudra gérer correctement votre équipement pour pouvoir tenir et progresser dans ce monde. Pour y parvenir, vous devrez continuellement jeter un œil à votre bras gauche où se trouvent une montre et un compteur Geiger. Le compteur de radiations (Geiger) va vous indiquer si vous êtes en zone irradiée et donc si vous avez besoin de porter votre casque pour respirer. La montre, quant à elle, offre un  »timer de survie » représentant votre temps d’oxygène, qu’il faudra gérer. Avec son masque, Artyom peut respirer, même dans des zones irradiées. Malheureusement, il faut souvent remplacer les filtres de votre casque pour continuer à respirer sans subir les radiations. Ainsi, le timer va vous indiquer quand changer le filtre et vous devrez bien sûr en avoir toujours un ou plusieurs de rechange sur vous. Il faudra gérer ce stock de filtres, en fouillant des corps, des boites ou encore en trouver lors de vos explorations.

En plus de l’environnement qui vous est parfois fatal, de nombreux ennemis vont se dresser contre vous. À vous de décider si vous voulez les combattre face à face, les éliminer ou les assommer discrètement, voire les éviter. Gardez à l’esprit que vous avez peu de ressources et que vous ne gagnez rien à tuer des créatures, contrairement aux humains, que vous pouvez en plus épargner et quand même récupérer leurs ressources (filtres et munitions).

Metro Exodus possède de nombreux ennemis et il est possible d’utiliser différentes façons pour s’en débarrasser, sauf que l’intelligence artificielle adverse ou alliée est assez limitée. En effet, si vous décidez de procéder discrètement pour assommer ou tuer vos ennemis, c’est presque trop simple, car ceux-ci vous voient au dernier moment, si vous restez dans l’ombre. De plus, vos alliés ne prennent même pas en compte votre stratégie, car si vous voulez faire le jeu sans tuer personne et en restant discret, vos alliés en décideront autrement en tirant partout et sans sommation. D’ailleurs ceux-ci semblent jouir de munitions infinies, ce qui n’est pas votre cas. Ce qui est étrange, c’est que vos ennemis ont du mal à vous toucher (mutants comme humains), ce qui est moins le cas de vos alliés, même si parfois, ils sont capables de tirer dans les murs.

Recycler pour mieux régner.

Dans Metro Exodus il n’existe plus de boutiques où vous pouvez facilement acheter vos armes et vos munitions, car ce temps est révolu. Suite à l’apocalypse, il est impossible d’acheter quoi que ce soit et ce sera à vous de vous débrouiller pour obtenir de nouvelles armes et munitions. Pour cela, Metro Exodus offre un système élaboré qui vous permet non seulement de récupérer simplement les armes trouvées, mais aussi de pouvoir les recycler. En effet, plutôt que récupérer bêtement une arme, vous pouvez récupérer ses composants, qui seront ensuite compatibles pour vos armes. Grâce à ce système de recyclage, vous pouvez ainsi personnaliser à tout moment vos armes, en rajoutant ou en enlevant des composants tels que : viseurs, crosses, butées, gâchettes, silencieux, etc. Le nombre de composants à trouver pour vos armes dans Metro Exodus est assez impressionnant, ce qui vous permettra de modifier rapidement et en temps réel vos armes pour être le plus efficace possible contre vos ennemis.

Le système de recyclage du jeu ne s’arrête pas là, puisqu’il est aussi possible de récupérer énormément de ressources, qui vont vous servir à fabriquer de nombreux outils qui vous seront très utiles tout le long du jeu : kits de soins, couteaux de lancer, leurres et cocktails Molotov. N’hésitez surtout pas à explorer de fond en comble l’immense univers que Metro Exodus vous offre afin de trouver ces fameuses ressources !

Points Forts :

  • Des graphismes stupéfiants, vraiment très réalistes !
  • Une direction artistique maîtrisée pour tous les éléments du jeu, peu importe la situation.
  • Aucun problème de fluidité.
  • Une qualité 4k native belle et bien présente !
  • Une bande-son dynamique, immersive et collant à l’univers de la licence.
  • Des bruitages glauques, qui vous feront sursauter à coup sûr !
  • Un monde post-apocalyptique tellement vivant grâce à ses graphismes et sa bande-son de qualité.
  • Le réalisme du système de survie : casque, filtres, timers et compteur Geiger.
  • Le système de recyclage et des ressources permettant de personnaliser les armes.
  • Une durée de vie raisonnable : environ 15 heures pour terminer le jeu.

Points Faibles :

  • Des personnages aux expressions faciales quasi inexistantes, loin d’être à la hauteur des graphismes.
  • Un héros qui ne devrait pas être muet !
  • Manque de crédibilité lors des discussions avec les PNJs.
  • Un bon scénario que l’on n’arrive pas à suivre à cause de la performance risible des personnages.
  • Une intelligence artificielle globalement décevante.
Aperçu
Graphismes
100 %
Durée de Vie
70 %
Gameplay
75 %
Histoire
70 %
Bande-son
80 %
Je suis Kévin alias Monky et rédacteur bénévole depuis plus de deux ans maintenant. Le jeu vidéo fait pleinement partie de ma vie, et je pousse toujours plus loin cette passion en commençant la voie du stream sur Twitch et YouTube ainsi qu'à écrire des news et des tests ! Les jeux vidéo, je suis tombé dedans quand j'étais tout petit, grâce à mon père qui a un jour ramené une "console" à la maison : une PS1 ! J'ai commencé avec la première console de Sony ainsi qu'avec les GameBoy de l'époque ! Je n'ai jamais lâché les jeux vidéo et je suis aussi devenu un collectionneur et un rétro gamer, je possède ainsi beaucoup de consoles et de jeux ! Désormais, je joues principalement sur PS4, PC, Nintendo Switch et 2DS !

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