Test Pragmata : quand la fusion donne ce qu’il y a de mieux

Annoncé pour la première fois en 2020, Pragmata s’est rapidement imposé comme l’un des projets les plus intrigants de Capcom. Entre reports successifs et apparitions mystérieuses, le titre a su nourrir autant l’attente que la curiosité. Six ans plus tard, l’heure est enfin venue de découvrir cette nouvelle licence. Mais une question demeure : cette longue attente était-elle réellement justifiée ? C’est ce que nous allons découvrir dans notre test.

Pragmata

Quand le génie de l’humanité se retourne contre elle

Vous incarnez Hugh Williams, qui part en direction de la Lune. L’humanité a installé une base nommée le Berceau, riche en électronique et en intelligence artificielle. Seulement voilà, l’IA a évolué et s’est retournée contre les humains. Tout, ou presque, est bloqué, il n’y a plus une âme qui vive sur place, hormis notre héros. Heureusement, qu’il trouvera sur place une alliée de taille, Diana, une androïde ayant l’apparence d’une fillette.

Bien que le contexte soit tendu, la relation entre Hugh et Diana est vraiment au cœur de l’histoire. Il nous arrive même de temps en temps d’oublier que Diana n’est pas une humaine, tant ses réactions sont touchantes. Ce n’est pas tout, vous en saurez plus sur le Berceau et comment la situation a dégénéré en découvrant des documents éparpillés un peu de partout. En somme, vous découvrez l’histoire du lieu en même temps que le binôme.

Hugh Diana

Par ailleurs, certains documents soulèvent le sujet de l’exploitation de l’IA et nous font poser des questions. Un sujet vraiment d’actualité. En ce qui concerne sa durée de vie, vous pouvez clôturer l’histoire entre 10 et 15 heures si vous prenez le temps de chercher tous les collectibles et de monter votre personnage au maximum.

Pragmata plie le TPS à son style

Pragmata ne séduit pas seulement par son scénario, mais aussi par son gameplay. Ne pensez pas que vous pourrez foncer dans le tas sans réfléchir… vous vous trompez lourdement. Alors oui, c’est un TPS, mais pas seulement, les développeurs ont ajouté quelques petites touches pour rendre ce jeu unique. Et quel plaisir ! Chaque affrontement devient une véritable réflexion.

Tout d’abord, le choix des armes. Vous avez en tout un total de quatre armes sur vous. Celle de base qui a des munitions illimitées, mais nécessite un temps de recharge, et les autres réparties en trois catégories, offensif, soutien, défensif. Une fois que vous avez épuisé toutes les munitions, Hugh se débarrasse de l’arme en question. Pensez donc bien à choisir la bonne arme pour la bonne situation, car vous ne trouverez pas forcément de remplaçante d’ici le prochain combat.

Pragmata

Toutefois, la réflexion ne concerne pas seulement l’arsenal, mais aussi Diana. Perchée sur le dos de Hugh, elle est capable de hacker vos ennemis, car oui, n’oubliez pas que l’IA et les robots ont pris le contrôle du Berceau, et qui d’autre qu’un androïde pour contrer un ennemi non humain ? Dès que vous viserez votre adversaire, vous aurez accès à un tableau sur le côté de votre écran dans lequel vous devrez atteindre des points précis, appelé nœuds de hacking, pour infliger des dégâts, ou un changement d’état. Plus vous passerez par les objectifs définis, plus les dégâts seront élevés. Attention, tendez l’oreille, car Diana vous prévient si vous allez subir une attaque. Heureusement, vous n’avez pas besoin de fermer la fenêtre pour esquiver. De plus, la difficulté est vraiment progressive.

Pragmata

Chaque adversaire a son propre tableau avec sa forme et un nombre de nœud défini, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est vraiment très fourni. Il faut tout le temps s’adapter et rester à l’affût. Bien entendu, on tire notre chapeau et on fait notre plus belle révérence aux boss. Les combats sont dantesques, on souffre, on transpire, on réfléchit beaucoup sur la meilleure approche à avoir, et à la fin, c’est une véritable satisfaction.

Une plastique parfaite, mais classique

La science-fiction nous permet des choses incroyables et ça, Capcom l’a bien compris. Au début, le fait que nous soyons sur une base lunaire nous faisait craindre des biômes monotones et répétitifs, mais il n’en est rien. Vous allez naviguer à travers différents éléments, tous en rapport avec la Terre ce qui pourra vous offrir un peu de dépaysement. Que ce soit synthétique ou naturel, parfois, la différence est inexistante.

Pragmata

L’un des points noirs de ce jeu, parce qu’il y en a, rien n’est parfait, est la manière dont est construit cet univers. Tout est découpé, segmenté, par zone, puis par secteur. À chaque fin de mission, ou à chaque mort, vous serez transporté au Refuge, le hub du jeu. Certes, vous pourrez dire que c’est logique étant donné que c’est une base lunaire, et dans le fond vous aurez raison. Cela dit, une petite pointe de moins structure et plus de liberté aurait été un petit plus.

Côté bande-son, les chansons sont discrètes, mais si l’on tend un peu l’oreille, on se rend compte que les BO sont juste ravissantes.

NY

Et si jamais vous n’en avez pas assez, attendez le post générique, vous repartirez pour une nouvelle aventure dans un mode New Game +. Au programme, encore plus de difficulté, qui vous permettra de voir la réelle puissance du gameplay, mais aussi une nouvelle arme et d’autres surprises.

Le résumé de notre test sur Pragmata

Après six années d’attente, Pragmata ne se contente pas de répondre aux attentes : il parvient à surprendre. Porté par un duo attachant et une direction artistique soignée, le jeu propose surtout une approche du TPS rafraîchissante, où réflexion et action ne font qu’un. Malgré une structure parfois trop cloisonnée, le titre de Capcom réussit à imposer son identité et à marquer les esprits. Une nouvelle licence prometteuse, qui prouve qu’il est encore possible de renouveler les codes du genre.

Pragmata est disponible depuis le 17 avril 2026 sur PC, PS5, Switch 2 et Xbox Series.

Points forts

  • Des protagonistes très touchants
  • Un gameplay efficace
  • Une difficulté progressive
  • Un New Game + qui donne du challenge
  • Des combats de boss époustouflants

Points faibles

  • Une structure de jeu trop coupée

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Amaranth
Amaranth
Je baigne dans les jeux vidéo depuis ma plus tendre enfance. Ma première console? La Méga Drive... Rassurez-vous, je ne suis pas encore un fossile.

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