Développé et édité par Capcom, Monster Hunter Stories 2 Wings of Ruin est le second volet de la saga initiée en 2016 sur Nintendo 3DS. Cette suite bien plus ambitieuse reprend les codes de son ainé afin d’améliorer sa formule et d’accrocher les plus jeunes à l’univers de Monster Hunter. Est-ce un pari réussi ? C’est ce que nous allons découvrir dans ce test.

Test de Monster Hunter Stories 2 Wings of Ruin sur PC :

Monster Hunter Stories 2 : Ecran d'acceuil

Le pouvoir de l’amitié dans Monster Hunter Stories 2 :

Monster Hunter Stories 2 commence par la création de votre personnage. Bien que purement esthétique, cela vous permettra d’incarnez la petite fille ou le petit fils de Red, une légende dans le monde des Riders.

Monster Hunter Stories 2 - Création personnage

Alors que vous passez des jours paisibles sur votre île, le Rathalos gardien de votre peuple disparait ainsi que tous ses congénères. Au même instant vous assistez à l’apparition d’étranges lueurs rouges qui semblent rendre tous les monstres aux alentours agressifs. C’est dans ce contexte, que vous devrez tout faire pour devenir un rider de renom, tel votre grand père, et enquêter sur ces phénomènes inquiétants.

Vous vous baladerez de village en village pour faire avancer la trame principale. Chaque village vous apportera un nouveau compagnon pour la zone en cours et tout un lot de quêtes annexes à réaliser de jour comme de nuit.

On ne va pas se mentir le jeu est prévu pour les plus jeunes d’entre nous, d’où sa notation PEGI 7. L’histoire principale a un déroulé des plus classiques et est cousue de fil blanc. Cependant les très nombreuses cinématiques, même si elles cassent le rythme, rendent le tout plus interactif. Comptez environ un quarantaine d’heures pour finir le scénario.

On appréciera tout particulièrement la morale qui découle du titre, qui peut paraître niaise enfantine pour les amateurs d’œuvres plus matures. Tout tourne autour de la croyance en soi et du pouvoir de l’amitié. Faire confiance à son ami est important pour qu’il vous fasse confiance en retour. On ne communique jamais assez aux jeunes ce genre de « valeurs » et Capcom a réussi à faire une œuvre adaptée au public visé.

Attrapez-les tous !

Qui dit Monster Hunter dit monstres ou Monsties pour les riders. Ils sont la clé de voute du gameplay puisque ce sont vos compagnons de combats, vos ennemis, vos sources de matière première pour le craft ou la transmission de gène.

Dès le début de votre aventure, on vous apprend à vous lier d’amitié avec les Monsties. Pour cela rien de plus simple, rendez-vous dans une des nombreuses tanières générées aléatoirement sur la carte du monde, puis en ressortir avec un œuf que vous devrez faire éclore une fois rentrer au village. À partir de là s’engage une course effrénée pour agrandir votre collection. Vous vous surprendrez même à en oublier l’histoire principale.

Une fois suffisamment de monstres en votre possession, vous allez pouvoir constituer votre équipe. Cela dans le but d’avoir des bons combattants, mais également des monstres de compagnie pouvant vous aider lors de vos phases d’explorations. Car oui certaines zones ne sont accessibles que si vous possédez le bon monstre avec la bonne aptitude (nage, grimpe, saut).

Vous aurez également la possibilité de faire évoluer vos autres Monsties, ceux non présents dans votre équipe. Pour cela, vous pourrez les envoyer en expéditions dans les biomes terminés. Lors de ces expéditions, ils pourront au choix soit prendre de l’expérience, soit vous ramener du matériel, soit les deux. C’est vous qui décidez de tout dans ces expéditions.

Pour les plus perfectionnistes, vous avez la possibilité de sacrifier un de vos compagnons pour transmettre un de ses gènes au profit d’un autre. Cela dans le but soit de faire un Monstie polyvalent soit un spécialiste dans son domaine de base. Si tel est le chemin que vous souhaitez emprunter, sachez que cela vous demandera beaucoup d’heures de jeu pour farmer les tanières dans l’espoir d’obtenir enfin un œuf rare avec le gène manquant tant convoité.

Monster Hunter Stories 2 a un gameplay simple, mais efficace.

Le jeu présente une mécanique se rapprochant du célèbre « Pierre-Papier-Ciseaux ». Tous les monstres ont un type d’attaque de base (Force, Vitesse ou Technique). La vitesse bat la force, la force bat la technique et la technique bat la vitesse. L’objectif est donc de connaître et de mémoriser le type de vos adversaires et de sélectionner judicieusement votre Monstie pour toujours avoir l’ascendant.

Votre adversaire, après un certain nombre de dégâts reçu, peut passer en mode rage et changer ainsi son type d’attaque de base. À vous d’être bien vigilant pour ne pas perdre l’avantage. Pour vous aider dans ces changements de phases vous avez la possibilité changer de Monstie une fois par tour.

Lorsque vous ou votre monstre êtes pris pour cible par un adversaire, que vous choisissez le même type d’attaque que votre Monstie, que ce type bat celui de l’adversaire, alors une double attaque s’active pour faire un maximum de dégât. Cela remplit également votre jauge d’amitié qui fait office de « mana » et vous permet d’utiliser vos talents. Une fois cette jauge remplie, vous pouvez monter sur votre compagnon ce qui régénérera vos points de vie à tous les deux, mais surtout cela vous permettra de lancer votre attaque ultime.

Une autre composante importante des combats c’est la résistance/vulnérabilité des monstres ou parties de monstre, pour les plus coriaces, aux différents types d’armes (tranchant, perçant ou contondant). Votre personnage peut porter jusqu’à trois armes sur lui et comme avec ses Monstie, il peut changer d’arme une fois par tour.

Certains combats peuvent trainer en longueur du fait de trouver le bon type d’attaque et la bonne arme, plus le changement d’état de l’adversaire qui vous oblige à revoir entièrement votre stratégie en cours de combat. Pour les plus impatients, notez que vous aurez la possibilité d’accélérer les combats jusqu’à trois fois. Ceci aura pour conséquence de couper les cinématiques associées aux attaques ultimes.

Chatpristi !

La direction artistique sert à merveille le récit. Le choix du traitement graphique se rapprochant du shonen est très pertinent surtout lors de cinématiques qui donnent une vraie homogénéité. Les biomes sont inspirés et les couleurs sont chatoyantes ce qui caresse la rétine dans le sens de l’iris.

Malheureusement il y a un mais ! Et de taille… Techniquement c’est très en deçà des normes actuelles. Sur PC, nous sommes face à un portage Switch qui vient avec son lot de restriction : distance d’affichage, qualité des textures, etc. En d’autres termes le jeu ne fourmille pas de détails, on a même, par moment, une sensation de vide et de platitude.

Le second point noir, c’est la pauvreté du level design. Le monde est une succession de couloir qui se ressemblent tous de prêt ou de loin. Ce constat est d’autant plus vrai lorsque vous commencez à arpenter les tanières de manières fréquentes. Cette impression de déjà-vu ne vous quittera que très rarement lors de vos phases d’exploration.

Avis à tous les réfractaires des langues étrangères, le jeu ne possède pas d’audio en français. Seuls les sous-titres ont été traduits. Cependant les doublages japonais et anglais sont de très bonne facture. À noter toutefois que la synchronisation labiale est de meilleure qualité avec l’audio en japonais.

Enfin, musicalement le titre bénéficie d’une bande-son variée, entrainante, harmonieuse et cohérente. Le tout accompagne parfaitement la narration et les combats. On retrouve le charme d’antan des classiques du genre.

Monster Hunter Stories 2 : Wings of Ruin est disponible depuis le 9 juillet 2021 sur PC via Steam et Nintendo Switch.

Points Forts :

  • Une DA soignée et réussie…
  • Le système de combat au tour par tour qui pousse le joueur a changé de stratégie !
  • Le contenu généreux…
  • La durée de vie.
  • Le craft d’armures et d’armes.
  • Le système de manipulation des gènes.

Points Faibles :

  • … Mais graphiquement dépassé.
  • Pauvreté du level-design !
  • … mais des missions répétitives.
  • Histoire convenue.
  • Quelques bugs d’affichage lors des combats.

Aperçu
Graphismes
60 %
Durée de vie
90 %
Gameplay
80 %
Histoire
55 %
Bande-son
80 %
Grand amateur de jeux vidéo depuis mon plus jeune âge, mon côté curieux me pousse à être en recherche constante des petites perles que peuvent nous offrir les studios de développement, grands comme petits. Je suis amateur de jeux d’infiltrations, d’aventure et de RPGs, mais je ne boude pas mon plaisir devant un point-and-click, un MMO, un jeu de gestion, etc… Bref vous l'aurez compris je suis un véritable touche-à-tout du monde vidéoludique. Sauf peut-être les jeux d'horreur qui ne sont pas vraiment ma tasse de thé. Particulièrement sensible au scénario, à la mise en scène, à la DA et à la musique, ce que je recherche avant tout ce sont des sensations, des émotions et des expériences uniques qui resteront gravées dans mon esprit de joueur.

On te laisse la parole :