Test GreedFall The Dying World : Un monde à l’agonie

Cinq ans après la sortie du premier GreedFall, le studio français Spiders revient avec GreedFall: The Dying World. Ce préquel ambitionne de replonger les joueurs dans son univers sombre et mystique. Mais parvient-il réellement à sortir de l’ombre de son prédécesseur ? Réponse dans notre test.

GreedFall The Dying World

Un changement de point de vue et tout est différent

Alors que le premier épisode nous mettait dans la peau d’un diplomate venu du continent en direction de Teer Fradee, cette fois, la perspective est complètement inversée. Ici, nous incarnons un natif de l’île se retrouve sur le continent trois ans avant les événements du premier jeu.

Pour ceux qui auraient loupé l’opus précédent, les insulaires forment un peuple profondément liés à la nature et à ses esprits. Autant dire que lorsque les hommes du continent débarquent avec leurs gros sabots et leur histoire de conquête, la bonne entente n’est pas forcément au rendez-vous. Extraction minière, chasse intensive, déforestation, les dégâts sont nombreux et parfois mortels. Ah l’humanité, quelle merveilleuse invention.

GreedFall The Dying World

Comme dans le premier épisode, vos choix auront un impact direct sur le déroulement de l’histoire et sur les relations entre les différentes factions. Un système qui renforce l’immersion et pousse à réfléchir aux conséquences de ses décisions.

Alors oui, si cela vous rappelle des événements historiques réels, ce n’est pas un hasard. Les développeurs se sont grandement inspirés de l’âge d’or espagnol des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles pour la construction de cet univers et la transcriptions des tensions politiques, mais surtout la vie des colonisés face aux colons. Ce changement de perspective s’avère d’ailleurs particulièrement intéressant, puisqu’il permet de mieux comprendre la culture et les croyances des natifs.

Village natif GreedFall

Quoi qu’il en soit, si vous voulez vous lancer dans l’aventure, comptez entre 45 à 60 heures selon votre manière de jouer.

GreedFall The Dying World revisite ses combats

L’un des changements majeur de The Dying World est bien son système de combat. Alors que le premier était orienté action, le deuxième est beaucoup plus stratégique. Vous avez plusieurs possibilités pour aborder les affrontements. La première est de laisser libre cours à vos alliés pour qu’ils utilisent leurs compétences comme ils le souhaitent. La seconde est la pause tactique. C’est toujours du temps réel, mais vous avez la possibilité de mettre la pause pour avoir un aperçu global de la situation et d’adapter la réaction de vos alliés en fonction de ce qu’il se passe à l’écran.

Combat GreedFall

On l’accorde, c’est clairement old school, mais les nostalgiques des RPG à l’ancienne adoreront certainement cette fonctionnalité. Pour ceux qui n’apprécieraient pas ce mode, ou qui se sentent rapidement submergés, vous avez la possibilité de changer cela dans les options. En effet, vous avez trois modes différents :  Tactique, Focalisé et Hybride. Le premier porte bien son nom, le second se focalisera uniquement sur votre personnage et vos alliés seront en roue libre, bien que vous pourrez toujours mettre la pause. Le dernier mode est un mix entre les deux. En toute honnêteté, on n’a pas vu une grande différence entre les trois.

Le gros bémol que l’on peut mettre à cette mise à niveau, c’est que les mouvements sont plus lourds et ralentis. On a l’impression que les personnages, aussi bien le nôtre que les PNJ, sont alourdis ce qui fait perdre l’intérêt aux combats. Il n’y a plus de parades ni d’esquives, et c’est bien dommage. Pour couronner le tout, les animations sont vraiment rigides.

Une beauté contrastée

Comme vous avez pu le voir, cet opus reprend beaucoup d’anciens code du RPG, et cela est également valable pour les missions. Qu’elles soient pour vos alliés, principales ou annexes, vous allez devoir faire de nombreux allers-retours incessants avec des chargements très longs. De plus, il faut que vous soyez attentifs, car il arrive parfois que le PNJ à aborder se trouve dans une maison, ce qui empêche le pointeur de quête de s’afficher. Entre les explorations et les dialogues réguliers, trop réguliers et trop longs, on a tendance à perdre de vue l’intrigue. D’autant plus que notre personnage est presque obligé de se mêler des affaires politiques, faisant passer ses origines presque au second plan.

Péren

Durant votre aventure, que ce soit lors de vos explorations, ou des cinématiques, vous pourrez voir vos PNJ adopter de drôles de postures, ou carrément bloqué dans le décor. Il nous est arrivé quelques fois que nos alliés restent également bloqués en hauteur, incapable de descendre, car un combat a été lancé. Autant dire que c’est assez handicapant, surtout quand ce sont ceux au corps-à-corps qui restent coincés.

Chaque montée d’échelle devient presque un combat en soi, car si vous n’êtes au pixel près, vous ne pourrez pas grimper. Il n’y a pas que vos alliés qui sont dans les choux. L’IA l’est également. Il nous est arrivé parfois de combattre sans que l’ennemi ne lève la moindre arme sur nous. C’est sans parler des animations faciales qui ne sont pas régulières. Un coup elles seront rigides, un autre coup plus souple et ce pour un même personnage.

Cela dit, si il y a bien une chose qu’on ne peut pas enlever à GreedFall The Dying World, c’est la beauté de ses paysages. Les jeux de lumière, l’ambiance graphique et sonore sont vraiment incroyables. La musique composée par Olivier Derivière est vraiment plaisante, bien qu’elle ne marque pas les esprits. Les doublages quant à eux, sont platoniques, ils manquent cruellement d’émotions à notre plus grand désarrois.

GreedFall The Dying World

Cela dit, on tire notre chapeau à Spiders de vouloir créer un monde avec un lore vraiment incroyable et profond.

Le résumé de notre test sur GreedFall The Dying World

Bien que GreedFall: The Dying World propose une histoire complète en changeant de point de vue par rapport au premier opus, permettant de vivre la colonisation sous un angle différent, les thématiques abordées se montrent puissantes et pertinentes. Toutefois, ce tableau est taché par des allers-retours permanents, lassants et longs. Le nouveau système de combat tactique se révèle intéressant sur le papier, mais la lenteur des affrontements, la rigidité des animations et l’intelligence artificielle des adversaires viennent malheureusement casser ce potentiel. Un monde fascinant à découvrir, mais dont les mécaniques peinent encore à suivre l’ambition.

GreedFall The Dying World est disponible depuis le 12 mars 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series.

Points forts

  • Un monde magnifique
  • Des thèmes abordés intéressants
  • Un changement de vue par rapport au premier opus

Points faibles

  • Des combats qui manquent de punch
  • Les temps de chargements trop longs entre chaque zone
  • Des allers-retours interminables
  • Les doublages platoniques
Graphismes
80 %
Durée de vie
95 %
Gameplay
65 %
Histoire
80 %
Bande-son
90 %

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Amaranth
Amaranth
Je baigne dans les jeux vidéo depuis ma plus tendre enfance. Ma première console? La Méga Drive... Rassurez-vous, je ne suis pas encore un fossile.

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