Comme chaque année, Activision nous offre un jeu Call of Duty, cette fois-ci, ce fut autour de Sladgehammer Games de développer Call of Duty  Vanguard, un nouvel opus sur la Seconde Guerre mondiale. Va-t-il survivre aux divers bombardements ? C’est ce que nous allons découvrir dans notre test sans attendre.

Test de Call of Duty Vanguard sur  PS5.

Une Seconde Guerre mondiale sous plusieurs points de vue.

Nous atterrissons à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Hitler vient de mourir et l’Allemagne brûle. Toutefois, un haut dignitaire nazi ne semble pas attristé par cette situation et semble vouloir fuir pour la survie du IIIe Reich, mais son échappée ne sera pas de tout repos. En effet, il sera traqué par la première unité des forces spéciales.

Ce sont les membres de cette escouade que nous incarnerons tout au long du jeu. Leur objectif est de récupérer une mallette qui se trouve entre les mains de votre proie, le nom de code est “Projet Phoenix”. À ce nom, on peut se douter que ce qu’elle contient ne sent vraiment pas bon pour la suite.

Malheureusement, nous ne jouerons pas les diverses missions de cette unité, mais nous vivrons sous forme de flash-back les batailles clés de ce conflit que chaque soldat de l’équipe a pu vivre aux quatre coins du monde.

Nous avons donc affaire à une histoire non linéaire dont chaque partie s’étendra de 30 minutes à une heure maximum. Chaque lieu, chaque objectif sera diamétralement différent du précédent. Le dépaysement est présent et vraiment très apprécié bien que la durée de vie soit assez courte, comptez 5 à 7 heures selon votre manière de jouer.

Le solo de Call of Duty Vanguard manque d’audace ?

Les cinématiques en images de synthèse sont époustouflantes, mais lorsque l’on prend les commandes, on constate rapidement que les techniques commencent à dater. Il n’ose pas sortir des clous et reste beaucoup plus soft que WWII sur les atrocités de cette guerre. Le rythme des diverses missions est également lent. Il suffit d’aller tout droit et de tuer les Allemands qui se trouvent en face, il n’y a aucun bonus à récolter ce qui rend l’exploration des zones inutiles.

Toutefois, à plusieurs occasions, vous pourrez avoir le choix de l’approche, soit vous foncez dans le tas sans trop réfléchir en espérant survivre seul contre tous, ou alors éliminer les nazis de façon discrète grâce aux exécutions. Vous n’aurez aucune récompense à faire cela, c’est juste un défi personnel.

Côté bande-son, on peut dire qu’elle manque de réglages, lorsque tout est à 100%, les dialogues ne s’entendent pas durant les phases de jeu. On doit donc s’arrêter et lire les sous-titres afin de comprendre ce qu’il se passe et par conséquent, ça casse le rythme du jeu. Toutefois, la bande originale composée par Bear McCreary à qui l’on doit celle de God of War, ou encore Battlestar Galactica, est quant à elle irréprochable et s’adapte parfaitement aux divers événements qui se déroulent à l’écran. Les personnages ne sont pas sur le même pied d’égalité en termes de narration, certains auront le droit à des séquences plus développées que d’autres, ce qui est franchement dommage. Par exemple, Polina Petrova aurait mérité plus d’attention et une histoire plus développée, ainsi que Wade Jackson, le pilote d’avion.

Sur le plan graphique, on constate peu d’évolution par rapport à Modern Warfare, surtout lorsque l’on joue sur la nouvelle génération. On se doute que les développeurs doivent réduire la qualité pour que les PS4 et Xbox One puissent suivre, mais il serait bien de couper le cordon à l’occasion. L’avantage, c’est que l’on peut faire tourner Call of Duty Vanguard à 120 FPS de manière très stable tout le long du jeu.

L’IA est souvent aux fraises, notamment à cause des différentes arènes de jeu beaucoup plus grandes. Si vous prenez la peine de bouger rapidement et assez souvent, vos ennemis ne sauront plus se placer correctement pour vous combattre. Ils hésiteront entre se couvrir, répliquer, ou se déplacer. D’ailleurs, lorsque cette dernière action est effectuée, il n’est pas rare que cela offre des cibles faciles.

Le multijoueur de Call of Duty Vanguard est-il aussi solide que ça ?

De nouvelles maps font leurs entrées, l’un des gros avantages, c’est qu’elles sont désormais sur plusieurs niveaux avec des passages de tous les côtés, il devient donc difficile de camper et offre de ce fait un jeu beaucoup plus rythmé. En termes de nouveauté, de nouveaux modes font leurs entrées et on peut dire que c’est un succès. Vous pouvez filtrer les parties que vous souhaitez en fonction de vos préférences de rythme de jeu. Cela va de l’affrontement en masse au duel deux contre deux dans lequel la tactique et l’esprit d’équipe doivent être dominants.

Les nouvelles zones de jeu sont inspirées du mode campagne, mais ont été modifiées pour le besoin des joueurs. Certaines parties des bâtiments peuvent être détruites ce qui permet de créer de nouveau passage, ou de nouvelles lignes de tir permettant de prendre n’importe qui à revers.

Deux nouveaux modes de jeux font également leur entrée et viennent compléter un panel déjà bien varié. Le mode Patrouille consiste à protéger une zone circulaire qui se déplace lentement sur la carte le plus longtemps possible. L’esprit d’équipe est vraiment très important, certains joueurs doivent garder cette zone, mais ils deviennent des cibles faciles, tandis que d’autres protègent les alentours afin d’éviter quelconque embuscade. Enfin ça, c’est en théorie.

Call of Duty Vanguard

La seconde nouveauté est le monde Champion sur la colline. Jouable en duo ou trio, ce mode est une espèce de petit Battle Royale qui permet à plusieurs équipes de s’affronter en même temps dans de petites arènes. Chaque équipe en affronte une autre et un nombre de vies est donné pour toute la durée de la partie. Le classement général évolue au fur et à mesure et les plus faibles sont évincées. Régulièrement, vous aurez le droit à de petites pauses pour acheter de nouveaux équipements et donc offrir plus de résistance à vos adversaires. Un petit îlot central est prévu à cet effet, mais permet également aux joueurs éliminés d’observer les combattants restants en train de lutter pour leur survie.

Autre nouveauté intéressante, désormais après vos parties en multijoueur, en plus de voir l’action de la partie, vous pourrez récompenser trois joueurs qui ont fait preuve de courage et d’audace. Plusieurs critères sont mis en avant et ces derniers changent à chaque fois selon ce qu’il s’est passé.

Un mode zombies basé sur l’occultisme.

Un haut commandant nazi s’est allié avec un démon dans le but de lever une armée de morts-vivants afin de prendre le pouvoir. L’histoire reste parfaitement banale, mais le gameplay lui a eu un petit coup de jeune en empruntant un système rogue-like. L’arène comporte un hub central permettant d’acheter des équipements, avec tout autour diverses zones qui s’ouvriront au fur et à mesure de votre avancée. À la fin d’une vague, vous retournez au centre dépenser vos deniers si précieusement gagnés puis retournerez au combat dans une nouvelle zone.

Au bout d’une quinzaine de minutes, vous arriverez à la cinquième vague et une exfiltration vous sera proposée. Vous serez alors amené vers une ultime destination qui vous permettra de sortir de Stalingrad. Si vous refusez, vous repartez pour 5 niveaux supplémentaires à la difficulté accrue, mais avec un contenu similaire.

Dans ce mode zombies, il n’y a aucun secret à percer, l’histoire se dévoile à travers quelques messages audios et aucune construction n’est possible. Nous ne doutons pas que le contenu s’enrichisse au lancement de la saison 1 qui arrive en décembre 2021, mais en attendant cela reste un peu pauvre.

Call of Duty Vanguard est disponible depuis le 5 novembre 2021 sur PC, PS4PS5, Xbox One et Xbox Series X|S.

Points forts :

  • Une bande-son de haute qualité.
  • Deux nouveaux modes en multijoueur.
  • De nouvelles cartes qui limitent le camping.

Points faibles :

  • Une campagne inégale avec ses personnages.
  • Un mode zombies pauvre en contenu.
  • Une IA à côté de la plaque !
Aperçu
Graphismes
65 %
Durée de vie
65 %
Gameplay
60 %
Histoire
65 %
Bande-son
70 %
Je baigne dans les jeux vidéo depuis ma plus tendre enfance. Ma première console? La Méga Drive... Rassurez-vous, je ne suis pas encore un fossile.

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