Test – Assassin’s Creed Valhalla La Colère des Druides : un DLC dans le brouillard ?

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Première extension d’Assassin’s Creed Valhalla : La Colère des Druides nous emmène en Irlande, dans la suite des aventures d’Eivor. Que nous propose Ubisoft sur cette suite ? Découvrons-le maintenant dans notre test.

Test – Assassin’s Creed Valhalla La Colère des Druides sur PS5

Bienvenue en Irlande du Nord

Après avoir unifié l’Angleterre, et que notre héros alterne entre soirées alcoolisées et partie de pêche, Eivor est appelé par un de ces proches en Irlande. Il semblerait que ce dernier ait besoin de notre Viking préféré pour accomplir certaines tâches. Tout comme dans l’opus principal, vous serez rapidement immergé dans les intrigues politiques du pays et affronterez de nouveaux ennemis. Tout comme l’Angleterre, ce pays est divisé en plusieurs régions, au nombre de quatre, elles-mêmes dirigées par un roi différent. Entre les Danois voulant s’approprier ces terres et le catholicisme qui essaye de se faire une place, autant dire qu’Eivor a du pain sur la planche.

Les deux premières heures peuvent paraître longues, celles-ci sont dédiées à planter le décor, le tout accompagné de marche aux côtés de divers PNJ lents, très lent. Rapidement, vous vous rendez compte que Dublin est encore une cité assez faible, mais son roi est bien décidé à en faire la ville la plus importante d’Irlande, au niveau du commerce maritime. C’est là que vous entrez en jeu.

Assassin's Creed Valhalla La Colère des Druides
Dublin

L’avantage de ce DLC est que l’aventure peut arriver assez tôt dans l’histoire, par rapport à l’opus principal. Le niveau conseillé est 55. Malheureusement, si vous avez déjà terminé la partie concernant l’Angleterre, l’exploration de l’île risque d’être expéditive et sans pitié, les ennemis étant prévus pour les joueurs débutants. Pour information, à la fin de la saga d’Eivor, vous êtes autour votre puissance avoisine les 400 points.

Faites de l’Irlande un pivot pour le commerce international !

La première personne que vous croiserez sera Azar, un homme venu des pays exotique, spécialisé dans le commerce international. Bien qu’énigmatique au passé trouble, « N’a qu’un Œil », comme le surnomme Eivor, vous proposera de l’aider à ramasser diverses marchandises, ce qui vous donnera l’opportunité d’accroître l’influence de Dublin.

Azar

Pour ce faire, vous devrez ouvrir des comptoirs commerciaux à divers endroits de la carte, mais ce ne sera pas chose aisée. Ces derniers sont en ruine et occupés par des bandits ou des animaux sauvages. Il faudra donc éliminer tous ces intrus et vous mettre à la recherche d’un acte de propriété. Être païen ne signifie pas forcément être un hors-la-loi.

Les actes de propriété peuvent être n’importe où. Un indice vous sera donné à chaque fois localisant automatiquement votre objectif sur la carte. Une fois ce petit bout de papier récupéré, vous pouvez commencer à agrandir votre nouveau comptoir. Bien entendu rien n’est gratuit. Pour développer votre commerce, vous devrez avoir en votre possession des ressources marchandes que l’on trouve dans les monastères. Alors à vos navires et pillez tout ce que vous trouverez !

Bien que les monastères vous donneront des ressources en plus grand nombre, vous pourrez également les obtenir à travers diverses missions royales. En effet, lorsque vous aurez rencontré le roi, d’autres souverains vous soumettront leurs doléances par le biais d’un pigeonnier, joli clin d’œil aux premiers Assassin’s Creed. Malheureusement, les demandes tourneront rapidement en boucle : exterminer tout un camp de bandit, éliminer seulement quelques cibles, et récupérer des bijoux royaux, avec des objectifs secondaires comme ne pas subir de dégâts, ne pas se faire voir, ou encore pas de morts inutiles. Si vous parvenez à les accomplir, vos récompenses seront doublées.

Qu’en est-il des druides ?

Les druides sont des êtres étranges et l’on sait peu de chose sur eux, hormis qu’ils sont considérés comme des païens aux yeux des catholiques. Durant votre aventure, vous croiserez le chemin d’un culte druidique radical appelé les Enfants de Danu. Ces derniers apportent une partie sombre à l’extension mêlant, mystère et mystique.

En effet, à chaque fois que vous approcherez d’un de leur campement, une brume verte envahira la zone de jeu. D’après certains, elle donnerait des hallucinations à tous ceux qui se trouvent dedans. Ce que l’on peut remarquer, c’est que ces nouveaux ennemis sont dans leurs éléments et pourront se déplacer à une vitesse ahurissante. De plus, certains seraient capables de se transformer en loup-garou.

Les camps des Enfants de Danu est bien le seul challenge qu’Assassin’s Creed La Colère des Druide nous offrira. En plus d’être assez nombreux sur une zone restreinte, ils sont souvent plusieurs sur un même point précis, ce qui complique les assassinats, sans parler de la brume qui ralentit Eivor. Si jamais vous vous faites repérer, ils seront rapidement sur vous et vous risquerez d’être débordé si vous n’éliminez pas les premiers venus. Les garous quant à eux développent une force impressionnante et vous causeront de lourds dégâts. Il ne faut pas sous-estimer les autres adversaires qui restent en retrait, en plus d’être rapides, tous manipulent le feu ou le poison. Vous devrez vous tenir sur vos gardes.

Malgré tout cela, Assassin’s Creed Valhalla La Colère des druides ne peut s’empêcher d’être redondant. 

Entre les grandes étendues boisées, les vastes prairies et les collines, rien ne change spécialement de l’Angleterre. Ramassez les trésors pour augmenter votre richesse, ainsi que votre équipement, des artefacts divers, faites une offrande aux autels et créez des cairns. Deux Drengirs ayant appartenu à l’équipage de Thorgest et une bête légendaire tirée du folklore local ont également été ajoutés. Tout comme le reste, cela manquait de challenge et nous en sommes venus à bout sans la moindre difficulté.

Heureusement, la carte n’est pas si grande et vous pourrez tout explorer avant de commencer l’histoire principale. Certains bâtiments vous seront fermés dans un premier temps, vous bloquant l’accès à certains coffres, mais en avançant dans l’aventure les portes s’ouvriront, mais ceux-ci sont peu nombreux. En une douzaine d’heures, il est parfaitement possible de terminer ce DLC une bonne vingtaine d’heures si vous êtes au niveau maximum, entre 30 et 40 heures si vous êtes au niveau 55.  

La carte dans son ensemble

Trois nouvelles aptitudes sont entrées en jeu : un coup de tête étourdissant l’ennemi, l’invocation d’un chien-loup et l’utilisation de flèches à bombe fumigène. L’arbre des compétences se retrouve également agrandi.

Côté bande-son, on peut dire qu’elle est identique à l’opus principal. Les bruits environnants sont réalistes et les musiques, de même que les graphismes, n’hésitent pas à nous transporter dans cet ancien temps. Cependant, ces dernières ne sont pas forcément présentes et hormis la résonnance des sabots de notre monture, le calme est absolu.

Assassin’s Creed Valhalla La Colère des Druides aurait pu être un stand alone.

Pour ceux qui l’ignorent, un stand alone est un DLC qui n’a aucunement besoin du jeu principal pour vivre et c’est un peu ce qui se passe ici. La fin de la saga d’Eivor nous laissait plein d’interrogations en tête sans qu’aucune réponse ne soit donnée. On aurait aimé quelques indices histoire de combler notre faim, mais Ubisoft ne nous fera pas ce plaisir.

L’opus principal n’est jamais cité, les exploits accomplis en Angleterre non plus. Il est donc légitime de se poser une question : à quoi sert ce DLC, mis à part contempler de joli paysage ?

Azar est une connaissance d’Hytham, on espérait là trouver un petit lien avec « ceux que l’on ne voit pas ». Encore une fausse joie. On vous voit venir et nous sommes obligés de casser votre élan, non il n’y a aucun temple ou artefact Isus, ni même d’histoire concernant les Assassins. Juste des Vikings souhaitant plus de terres.

Que serait un Assassin’s Creed sans les bugs ! Nous n’avons pas eu de gros problème, mais plein de petits qui à certains moments peuvent nous gâcher l’expérience. On s’est retrouvé bloqué par un petit caillou se trouvant sous la surface de l’eau en plein combat. Certaines animations pour les coups de grâce nous loupent une décapitation de temps à autre, mais cela n’est pas bien important. Il nous est arrivé de voir un PNJ que l’on devait ramener, coincé dans le sol. Pour contrer ce problème, la seule solution a été de charger la partie.

Impossible de le sortir de là.

Assassin’s Creed Valhalla La Colère des Druides est disponible depuis le 13 mai 2021 sur Xbox Series X|S, Xbox One, PlayStation 5, PlayStation 4, PC via l’Epic Games Store et l’Ubisoft Store, ainsi que sur Stadia.

Points Forts :

  • Des graphismes toujours aussi sublimes.
  • Une bande-son agréable.
  • L’arrivée des comptoirs commerciaux.
  • Une intrigue qui mélange bien la politique et religion.
  • Le retour des pigeonniers

Points Faibles :

  • Pas de réelles difficultés lorsqu’on a terminé l’Angleterre.
  • Des bugs.
  • Aucune référence à l’opus principal.
  • Aucun rapport avec les Assassins.
  • Les missions des pigeonniers manquent d’imagination.
  • Un DLC redondant.
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Résumé

Assassin’s Creed Valhalla La Colère des druides est surtout conseillé aux joueurs qui ont entre 50 et 70 heures de jeu si vous aimez le challenge. Pour ceux qui ont déjà terminé l’aventure principale, vous risquez de vous ennuyer un petit peu. Hormis le fait qu’Eivor soit le protagoniste, il est difficile de trouver un rapport entre ce DLC et un Assassin’s Creed. Il n’y a pas de référence aux Isus, aux templiers, ou à ceux que l’on ne voit pas. Il s’agit véritablement d’une histoire à part. De nouveaux évènements ont été ajoutés comme les comptoirs commerciaux, ou les demandes royales, mais cela ne retire pas la redondance de cette nouvelle aventure. Les graphismes ainsi que la bande-son sont aussi sublimes que le premier opus, bien que l’Irlande soit un pays brumeux, les paysages sont tout de même à couper le souffle. 
Graphismes
90 %
Durée de vie
60 %
Gameplay
70 %
Histoire
60 %
Bande-son
85 %

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Amaranth
Amaranth
Je baigne dans les jeux vidéo depuis ma plus tendre enfance. Ma première console? La Méga Drive... Rassurez-vous, je ne suis pas encore un fossile.

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Assassin’s Creed Valhalla La Colère des druides est surtout conseillé aux joueurs qui ont entre 50 et 70 heures de jeu si vous aimez le challenge. Pour ceux qui ont déjà terminé l’aventure principale, vous risquez de vous ennuyer un petit peu. Hormis le fait qu’Eivor soit le protagoniste, il est difficile de trouver un rapport entre ce DLC et un Assassin’s Creed. Il n’y a pas de référence aux Isus, aux templiers, ou à ceux que l’on ne voit pas. Il s’agit véritablement d’une histoire à part. De nouveaux évènements ont été ajoutés comme les comptoirs commerciaux, ou les demandes royales, mais cela ne retire pas la redondance de cette nouvelle aventure. Les graphismes ainsi que la bande-son sont aussi sublimes que le premier opus, bien que l’Irlande soit un pays brumeux, les paysages sont tout de même à couper le souffle. Test - Assassin's Creed Valhalla La Colère des Druides : un DLC dans le brouillard ?