Développé par Gunfire Games et édité par Perfect World, Remnant : From the Ashes est un jeu de type action-survie façon “melting pot”. On y trouve différents genres de jeux et il vaut la peine que l’on s’y intéresse de près. Seul ou à plusieurs, le monde est enfoui sous les ténèbres et les monstres qui le garde : un long parcours vous attend. Un parcours dont nous revenons, et qui nous a enchanté ! Retrouvez ici notre aventure au cœur d’une bataille sans fin dans Remnant : From the Ashes.

Test de Remnant : From the Ashes sur PS4

La fin du monde est déjà passée

Le jeu ne livre pas des informations si facilement. Tout ce que vous savez après avoir créé votre personnage, c’est qu’un mal rémanent a pris possession du monde sous le nom de Racine. On ne sait pas d’où elle vient ni pourquoi, mais vous pouvez déjà en constater les dégâts : des créatures, surpuissantes pour certaines, hantent les parages à la recherche de victimes à abattre. On vous demande de partir à la recherche du Guerrier, une personne digne de vaincre cette épidémie. Vous irez en bateau, mais votre arrivée se fera avec fracas, terrassé par une vague.

Des résistants viendront vous porter secours, mais vous devez les aider en retour. Une fois cela fait, vous êtes libre de voyager et de participer à l’élimination de la Racine. Attention à vous cependant, rien dans Remnant : From the Ashes ne vous laissera en paix. Tout est prétexte à vous tuer, vous blesser gravement. Vous nuire tant que cela est possible. Il faudra donc trouver de l’équipement, de quoi vous soigner, et surtout comment tenir la distance. Pas une mince affaire, croyez-nous.

Pour les amateurs de Die N’ Retry : la commande est prête

Pour résister à l’oppresseur, vous avez le choix entre trois archétypes :

  • Le Baroudeur : conçu pour le corps-à-corps, vous tapez moyennement fort mais vous absorbez beaucoup de dégâts. Vous êtes le premier au front ! Votre but ? Faire une trouée dans la mêlée.
  • L’Ex-cultiste : ses armes de semi-distance offrent des dégâts plus importants. Il s’adapte à tout types de monstres, mais les attaques se feront sentir. C’est un support parfait en cas de Boss ou de meutes sanguinaires.
  • Le Chasseur : comme son nom l’indique, ce personnage est particulièrement doué pour taper du monstre, tant que c’est à très longue distance. Le corps-à-corps lui vaudra une mort certaine, si bien que son rôle en coopération est de “terminer la horde”.

Pas de panique pour les indécis et les débutants, vous avez la possibilité de changer de tactique au fil du temps. Il suffira de changer votre armure et d’acheter les bonnes armes. Tout a un prix dans Remnant : From the Ashes, et vous allez vite vous en rendre compte. Pour acheter ou améliorer votre équipement, il faut des pièces de récupération (la monnaie locale). Pour en avoir, combattre et fouiller les zones sont les meilleures solutions. Vous pouvez toujours vendre des ressources, mais cela est fortement déconseillé.

Faire les courses ? C’est dangereux !

Si cela est proscrit, ce n’est pas pour rien. Certaines ressources sont aisées à trouver dans les zones du jeu, d’autres nécessitent de battre des Boss qui sont infaisables en early game. On pense notamment au fer, ressource nécessaire pour améliorer votre équipement, indispensable à votre progression. D’autres éléments sont disponibles, mais ils sont moins rares (la liste suivante n’est pas du tout exhaustive) :

  • La sanguinaire : une potion qui vous rend des PV pendant quelques secondes.
  • Le tonique cireux : protège de la Putréfaction pendant 10 minutes.
  • Les bandages : arrêtent les Saignements.
  • La poussière de frénésie : permet de tirer et recharger plus vite pendant 30 secondes.
  • Le tome de connaissance : donne automatiquement un Point de Trait.
  • Les cœurs draconiques : remplissent votre barre de vie en quelques secondes. Attention, vous n’en avez que 3 en début de jeu.
  • Et encore plein d’autres choses à découvrir..

La grande aventure et la défaite qui l’accompagne

Maintenant que vous connaissez quelques mécaniques du jeu, il est temps de partir au combat, ou plutôt à la boucherie. Pour voyager, il suffit de toucher une Pierre de Passage : elles font le lien entre plusieurs univers dont nous ne vous parlerons pas, pour garder la surprise. Sachez juste qu’ils sont variés et vous promettent des paysages sublimes ! Nous nous contenterons de vous montrer ce qu’il y a au début du jeu, c’est-à-dire après le Repaire du Fondateur.

Vous avez trois armes : deux à feu, et une de récupération. Nous avons joué en solo et en coopération, ce qui rend l’aventure très différente. Pour la coop, n’oubliez pas que la fonction n’est disponible qu’avec un abonnement PS Plus. Étant trois rédacteurs sur le test, nous allons vous conclure brièvement notre pensée sur le jeu :

“Les petits monstres sont faciles à battre en solo. Mais au bout de 9 tentatives pour tuer un Boss, on s’est dit que c’était mieux en groupe. Enfin mieux : le jeu a été clairement pensé pour la coop. Les monstres comme Le Broyeur ou Le Linceul sont à la portée des habitués aux jeux comme Dark Souls, mais pour les autres, c’est presque impossible.

Et puis y en a marre de crever ! On en a gros !”

Attention, la Pierre de Passage est à double tranchant. Quand vous la touchez, celle-ci vous rendra toute votre vie, vos munitions et ressuscite les alliés morts aux combats. En revanche, elle ranime tous les monstres de la zone qu’elle couvre. Si le ou les joueurs meurent tous, vous serez ramené à la dernière Pierre que vous avez touché. Si vous voulez améliorer votre équipement mais que vous n’avez pas fini le donjon, pas de panique : il sera sauvegardé.

Remnant : From the Ashes, un sombre portrait belligène

Nous en sommes tous venus à dire que les graphismes ne “cassaient pas trois pattes à un canard”. Malgré cela, ils collent parfaitement à l’intrigue et se distinguent des autres jeux pour sa diversité. Plusieurs mondes sont à notre portée, et ce qui nous importait n’était pas ce que l’on voyait, mais comment. Certaines zones sont faites pour que l’on ne voit pas les ennemis arriver, si bien que l’on se fie très vite à ce que l’on entend. Chaque monstre a son “cri d’identité”, allant du rugissement simpliste au son strident de violon.

La bande-son varie selon les endroits, notamment en face d’un gros monstre. Une musique épique qui rappelle bien les combats dantesques de Dark Souls, avec un air de fin du monde façon Oblivion. Il y a également des phases de silence qui font naître de la pression. Ennemi, pas ennemi ? Problème en approche ? Il faut être constamment sur ses gardes, donnant du challenge aux plus aguerris. D’ailleurs, les développeurs ont pris soin de remplir les “donjons” de façon aléatoire : il n’y a jamais le même boss à la fin. Idem pour les boss intermédiaires qui sont là pour vous freiner.

Résident par-ci par-là des défauts de texture, mais pour une fois, personne n’en a tenu rigueur. Pourquoi ? Parce que ça nous a sauvé la vie plus d’une fois ! Quand on sait qu’une seule attaque peut vous enlever les 3/4 de vos PV et que les potions ne poussent pas sur les arbres, ça fait plaisir. L’esquive est aussi un bon moyen de survivre à un assaut, mais cela consomme de l’énergie, tout comme courir. La fuite est dangereuse et surtout limitée : un détail qui participe à rendre le Gameplay réaliste.

Une question de timing

Nous avons apprécié l’agencement des touches qui reste complet sans pour autant être chargé. Gâchettes L2 et R2 pour viser, tirer ; L1 pour l’arme de récupération ; triangle pour changer d’arme, croix pour esquiver, carré pour recharger, rond pour s’accroupir ; touches directionnelles pour les raccourcis et joysticks pour se déplacer et bouger la caméra. Point. Cela semble peu, mais c’est réellement tout ce dont vous avez besoin. Les ennemis étant assez violents / nombreux / sanguinaires, il ne faut pas se tromper de touche.

Un exemple simple réside dans l’esquive. Certains monstres courent plus vite que vous et ont le temps de vous asséner un coup : écoutez le bruit de leurs pas pour savoir quand esquiver l’attaque. D’autres donnent deux coups au lieu d’un, ou ne s’arrêtent pas de taper tant que vous n’avez pas esquivé un coup. Pour viser, c’est pareil : prenez le temps de viser la tête quand personne ne vous a remarqué, dégâts assurés. Jaugez également la distance par rapport à votre classe. En tant que Baroudeur, inutile de tirer de l’autre côté de la map.

Points forts :

  • Une histoire insistant sur la fragilité de l’espèce humaine et ce qui pourrait résider dans notre univers
  • Des graphismes satisfaisants et originaux
  • Un Gameplay efficace
  • Un inventaire varié à remplir soi-même
  • Un bestiaire effrayant

Points faibles :

  • Quelques bugs de texture
  • Plutôt fait pour la coopération qu’en solo, il faut donc un abonnement
  • Une difficulté peu adaptée pour les novices
Aperçu
Histoire
75 %
Graphismes
75 %
Gameplay
90 %
Bande-son
85 %
Durée de Vie
100 %
Fan de littérature et de films d'horreur, je vous transmets ma passion pour les jeux vidéo ;) Peace !

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