Depuis quelques temps, les nouvelles sur la réalisation d’un film d’horreur commencent à s’ébruiter : une adaptation du Momo challenge sur grand écran. Pour certains, cela ne doit pas vous dire grand-chose, et l’on peut comprendre. À vrai dire, beaucoup de challenges ne durent que quelques semaines, voire quelques mois pour les plus populaires. Aujourd’hui, la rédaction vous propose un petit moment d’intellect’ à la fois analytique, mais surtout satirique. Bienvenue dans ce premier épisode de Break’intellect.

Le film Momo tiré d’un vrai challenge, tiré d’un mensonge.

Voilà comment cela se déroule : Momo serait une personne que l’on peut contacter sur WhatsApp. Une fois que vous l’avez appelé, il ne décrochera pas. Envoyez-lui un message, vous pourrez espérer une réponse. Et cela viendra, jusqu’à frôler le harcèlement. Une horreur telle que cela s’arrêtera uniquement par votre suicide : ne changez pas votre numéro de téléphone, cela ne sert à rien. Momo sait tout de vous : votre nom complet, votre adresse, votre famille. Rien ne lui échappe, et vous ne faîtes pas exception. D’autres disent que Momo vous donne des défis à réaliser, de plus en plus dangereux.

En effet, Momo serait adapté par les studios Orion Pictures, que l’on connaît pour avoir réalisé Le Silence des Agneaux. Mieux encore, Takashige Ichise (The Ring, The Grudge) et Roy Lee (Ça, Ça Est Revenu) vont participer à ce projet. Un projet qui n’a pour base qu’une sculpture assez effrayante d’une femme à corps d’oiseau :

Momo

Cela vous fait peur ? On s’en serait douté, cela a été « fait »pour cela. Nous mettons l’emphase sur ce mot qui peut signifier tellement plus qu’il ne voudrait dire.. Voyez ici le sens de « fabriqué, monté de toutes pièces ». Si vous ne le saviez pas, il s’agit effectivement d’un fake monstrueux, et il l’est. Pas pour son histoire non, mais à cause des gens qui l’ont amplifié . Vous pouvez trouver des témoignages de parents dont l’enfant est décédé, sans jamais avancer la moindre preuve sur un dénommé Momo. Pourquoi mentir dans ce cas ?

Syndrome inquiétant pour et par la population

Il existe un syndrome que l’on nomme « psychose collective ». Une masse populaire donnée peut facilement tomber dans la folie à partir d’un événement A qui peut même enclencher un événement B, allant toujours plus loin. Le but est multiple : si celui-ci est intelligent, ce n’est pas à nous de le dire.

  • La popularité :

Qui ne rêve pas d’avoir du succès, peu importe le moyen ? Certains se tournent vers le cinéma, les actions humanitaires ou même les études. D’autres en revanche préfèrent la facilité et les failles humaines, comme les illusions pour les magiciens par exemple. Ces illusions provoquent de l’étonnement, de la stupeur, de l’admiration ! Ici, c’est pour engranger de la peur : un sentiment qui s’accroche souvent plus facilement à vous, car il est négatif. Si vous prenez dix fois un plat que vous adorez, vous ne l’aimerez pas plus la dixième fois. Prenez dix fois un plat que vous n’aimez pas, vous en serez de plus en plus dégoûté à force d’en manger, et cela vous restera en tête.

  • La postérité :

Ce n’est pas tout d’être populaire à un instant T, il faut que ça dure dans le temps ! Certains acteurs ou chanteurs sont encore acclamés 20 ans après le début de leur carrière après tout. Pour ce qui est des challenges, c’est très souvent une histoire à court terme, car les gens se lassent. Le Momo challenge fait peur, donc il choque. Mais ce genre de concept perd fatalement ses fans un jour ou l’autre. Le Blue Whale Challenge en est une parfaite illustration : une liste de tâches à accomplir qui gagnent en dangerosité, jusqu’à la dernière tache qui demande de sauter du haut d’un immeuble, menant fatalement au suicide.

  • Les mythes :

Il existe forcément un folklore un peu effrayant qui vous vient facilement à l’esprit : Bloody Mary, la Dame Blanche, il en existe trop pour tous les citer. Parfois, la tentation d’en créer un est puissante. Le Slenderman fait partie de ces mythes infondés, car il n’a pour origine que la créativité d’un internaute. Malgré tout, cela a tellement bien fonctionné que l’on en parle encore aujourd’hui, jusqu’à en faire des jeux !

Les conséquences se multiplient déjà

Enfants, adolescents, parents, frères et sœurs, vous devez en avoir entendu parler. Cela se passe déjà, mais pas au même niveau de dangerosité que les challenges précédemment cités. Pour autant, c’est une gangrène qui germe depuis plus de vingt ans, en particulier dans les écoles. Le Jeu de la tomate : se priver d’air le plus longtemps possible dans la cour de récré, quitte à s’évanouir. Le Jeu de la gomme : se gommer la peau pour finir brûlé. Les réseaux sociaux en facilitent la propagation, comme pour le Bottle Challenge qui consiste à être tagué, faire un cul-sec sur un verre d’alcool, et taguer une autre personne, peu importe l’âge que vous avez. Plus récemment, on peut trouver le Jeu de l’olive.

Être populaire, cool, impressionner quelqu’un, se prouver quelque chose. Voilà le pourquoi de ces challenges, peu importe si l’on se blesse, s’évanouit, si l’on perd un doigt. Dans le pire des cas, ce sera une preuve de votre « courage ». C’est un problème grave, mais qui est là pour recouvrir une première couche de problème : la dépression, l’isolement et le harcèlement.

4 Commentaires

  1. Très bon article, structuré et explicatif. Même si le sujet ne m’intéresse pas plus que ça j’ai lu jusqu’au bout par curiosité. Donc bravo 😉

    • Merci beaucoup Paul, c’est très gentil de votre part ! L’équipe a pris plaisir à écrire sur le sujet, et on espère que les suivants seront tout aussi intéressants 😉

On te laisse la parole :