Chers amateurs (et amatrices) d’horreur et d’épouvante, vous allez avoir votre dose d’effroi ! Sorti le 28 mai 2019 et créé par Bloober Team (connu aussi pour le jeu Observer), leur jeu Layers of Fear 2 a fait un tabac. Digne successeur du premier opus, il s’agit toujours et encore d’horreur psychologique à la première personne. Un jeu qui se veut narratif, mais où l’on sent une nette amélioration sur certains points. Voici notre test de Layers of Fear 2, qui est loin de nous avoir laissé indifférent !

TEST – Layers of Fear 2 sur PS4

Et.. ACTION !

L’histoire commence sur un paquebot, en plein océan. Vous incarnez un acteur déjà célèbre qui doit tourner un film ici même, en plein milieu d’une croisière. L’improvisation n’est pas de mise : vous êtes accompagné d’un metteur en scène plus que douteux. Ensuite, à vous de choisir. Obéir ou ne pas obéir, telle est la question ! Dans tous les cas, vos actions auront une incidence sur le déroulement de l’intrigue. De ce que l’on a pu découvrir de Layers of Fear 2, deux chemins bien distincts vous attendent.

Votre expérience de jeu sera quasiment identique à celle du premier opus, c’est-à-dire de l’exploration, de la marche, et encore de la marche. Nous vous mettons néanmoins en garde, la lassitude aura du mal à vous gagner. En effet, tout a été pensé pour faire passer aux joueurs un moment disons.. anxiogène au possible. Layers of Fear 2 se découpe en cinq chapitres, avec des décors différents mais centrés autour d’un même but : vous faire souiller votre pantalon. Voire un deuxième.

Course-poursuite à bord

Effectivement, votre metteur en scène est un petit coquin ! On plaisante, c’est la pire chose qu’on ai jamais vu. Pour commencer, vous l’entendrez du début à la fin. Une sorte de conscience qui juge vos actes et vous pousse au vice. Il fera apparaître de manière abrupte une espèce de masse informe durant votre exploration qui vous poursuivra. Dans le premier opus, on ne pouvait pas mourir : il ne faut pas attendre ce genre de clémence ici. Quand cela arrive, une scène de quelques secondes se déclenche avant de vous ramener au précédent checkpoint.

Cette scène est particulièrement dérangeante, et ce n’est pas la bande-son qui viendra vous réconforter. En effet, cette dernière a des airs de cirque, comme si vous étiez un monstre de foire dans un cabinet de curiosités. Parfois, la musique peut totalement disparaître, ce qui vous plonge dans un malaise profond. Vous êtes sur le qui-vive, vous vous demandez ce qui va se passer. La plupart du temps, ça ne vous plaira pas du tout. Il est rare de trouver une telle ambiance dans un jeu d’horreur. Avec ou sans casque vous serez mis à mal à tous les coups, ce qui rend Layers of Fear 2 particulièrement immersif.

Histoires multiples et clin d’œil 

Layers of Fear premier du nom avait un DLC à propos de la fille du personnage principal. Ici c’est une toute autre histoire : à bord de ce paquebot vivent deux enfants, de manière clandestine. Des apprentis pirates qui tentent de survivre à la traversée, mais où rien ne se passe comme prévu. C’est là où l’exploration prend tout son importance : ne négligez aucun objet ou document pour assimiler l’entièreté de l’intrigue.

Vous incarnerez d’ailleurs les enfants à certains moments, ce qui était loin de nous déplaire. Un endroit du bateau ressemble étrangement à la maison du premier opus ! Nom des clés, agencement de pièces, les clins d’œil sont nombreux sur le navire. Vous pouvez trouver des tableaux, ainsi qu’une chambre de peintre, mais le tableau sera vide.

Quelques détails frappants, à condition de bien écouter : vous pouvez entendre des mélodies qui semblent venir du premier opus. Le thème du peintre et même celui de quelqu’un d’autre : on vous laisse le loisir de chercher. Enfin, vous retrouverez vos compagnons les plus fidèles : il n’y a qu’à regarder les images !

Layers of Fear 2

Layers of Fear 2 et l’illusion du cinéma

Ce qui dérange certainement le plus, c’est le domaine impliqué. La peinture avait un effet visuel dérangeant dans le premier jeu, avec une dégradation des portraits. Le cinéma rend hommage à ce sentiment de malaise : après tout, le cinéma n’est que de la peinture ou de la photo avec du mouvement. Vous pourrez donc tomber sur des scènes de tournage diverses, des mannequins et même des objets du monde du cinéma.

C’est aussi ce qui amène la thématique du jeu, l’identité. Votre metteur en scène joue avec ça sans aucun scrupule : seriez-vous prêt à abandonner ce que vous êtes pour convenir à un rôle ? À quel point peut-on briser quelqu’un afin de lui faire oublier qui il est ? Vaut-il mieux mourir que de faire semblant d’être ? Toutes les questions qu’il vous pose influencent vos choix. Il ne tient qu’à vous de refuser sa vision des choses ou de l’accepter.

À de nombreux moments, vous ne saurez pas ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Layers of Fear 2 a gardé son (très gros) grain de folie qui ferait sombrer n’importe qui si cela nous arrivait. On assiste dans chaque chapitre à la déliquescence de votre univers, vos croyances. Et chaque personnage viendra en remettre une couche avec des paroles cinglantes. On retrouve également les éternels chemins qui s’ouvrent dans votre dos, des jumpscare ainsi que des sons assourdissants et terrifiants à la fois.

Points forts :

  • Des intrigues sombres et intéressantes.
  • Une ambiance horrifique réussie.
  • Une bande son travaillée minutieusement.
  • Un Gameplay simple mais efficace.
  • Une colorimétrie choisie avec soin dans des décors somptueux.
  • Des graphismes de qualité.
  • Des items divers à collectionner.

Points faibles :

  • Peu d’action en dehors de l’exploration.
  • Certains passages peuvent être du die and retry.
  • Un jeu qui n’est pas pour les moins courageux.
Aperçu
Graphismes
85 %
Durée de Vie
75 %
Gameplay
70 %
Histoire
90 %
Bande-son
90 %
Fan de littérature et de films d'horreur, je vous transmets ma passion pour les jeux vidéo ;) Peace !

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