L’UFC-Que Choisir hausse le ton avec Nintendo ! Ce mardi 5 novembre 2019, l’association française de défense des consommateurs a officiellement mis en demeure la firme nippone, via un communiqué sur son site Internet, de réparer gratuitement les Joy-Con victimes du “Joy-Con Drift”.

Il s’agit d’un dysfonctionnement où les joysticks des deux manettes envoient des commandes de direction en position neutre. Autrement dit : notre personnage bouge, alors qu’on ne touche même pas aux manettes !

Le “Joy-Con Drift”, une “obsolescence programmée”

L’UFC-Que Choisir constate dans un premier temps la récurrence du problème, en raison de témoignages négatifs peu de temps après l’achat de la console :

[…] Plusieurs témoignages ont porté à notre attention une grosse défaillance du joystick directionnel. Ces pannes apparaissent quelques mois après l’achat, quel que soit le profil du joueur (âge, fréquence d’utilisation, etc.).

Mais l’association pointe également du doigt la mauvaise foi apparente de Nintendo, dans sa gestion de l’incident. D’abord, en raison du coût élevé de la réparation des Joy-Con hors-garantie :

[…] lorsque le consommateur renvoie à Nintendo son « Joy-Con » défectueux, le fabricant lui propose son remplacement par une nouvelle manette moyennant 45 €. Le joueur a alors le choix entre trois options :

– Accepter cette proposition,
– Se faire renvoyer sa manette défectueuse moyennant 15 €,
– Ou laisser Nintendo détruire son produit.

Mais également en faisant la sourde oreille devant la fréquence du problème. L’association constate par ailleurs que le problème se produit aussi sur la toute nouvelle Switch Lite :

[…] la marque ne peut ignorer le défaut de fabrication de ses « Joy-Cons » compte tenu de la récurrence de cette panne. Elle ne semble pas vouloir mettre en œuvre de solution technique, car il apparaît que certains modèles de Switch Lite souffrent déjà de cette panne, alors que la console n’a été lancée qu’en septembre 2019.

Pour l’UFC-Que Choisir, Nintendo cherche à réduire volontairement la durée de vie des Joy-Con pour accélérer leur remplacement, et parle alors d’une “obsolescence programmée” :

L’UFC-Que Choisir considère que ces pratiques, visant à réduire délibérément la durée de vie du produit pour en augmenter le taux de remplacement, relèvent de l’obsolescence programmée.

En conséquence, l’association menace d’attaquer Big N en justice s’il ne propose pas la gratuité des réparations.

Quelle réponse de Nintendo ?

Au moment de la rédaction de cet article, Nintendo n’a toujours pas répondu aux revendications de l’UFC-Que Choisir. Il faudra attendre encore un peu pour connaître sa position sur le problème.

Si l’appel de l’association est suffisamment relayé, il se peut que la firme fasse un effort vis-à-vis du “Joy-Con Drift”. Déjà, en juillet 2019, la colère des joueurs l’avait poussée à modifier ses procédures internes et à faciliter les réparations et le remboursement des joueurs, rapportait Vice.

On te laisse la parole :