Test Atomfall : que vaut ce « Fallout-like » ?

En attendant la sortie hypothétiques d’un Fallout 5 qui n’arrivera pas avant plusieurs années, les aficionados de jeu d’apocalypse en monde ouvert peuvent se tourner vers Atomfall. Qu’on s’entende : si la nouvelle production de Rebellion n’est pas vraiment comparable au RPG AAA de Bethesda, il embarque néanmoins quelques solides arguments dans sa besace. Voici donc notre test de Atomfall sur PS5.

Test Atomfall : Breath of the Wind(scale)

Atomfall s’inspire d’un évènement bien réel, l’explosion de la centrale nucléaire de Windscale en 1957 afin de transposer le joueur dans un version alternative de la campagne anglaise des années 60. Ici, nous incarnons donc un personnage amnésique qui se réveille dans un bunker, ne sachant ni où il est et pourquoi il y est. La visite d’un mystérieux scientifique plus tard, nous voici dehors, à respirer l’air libre et frais d’une charmante région verdoyante…

Atomfall screenshot gameplay ps5

Enfin, libre et charmante, pas vraiment.  Puisque l’on comprends très vite que derrière cette apparente paisibilité se cache une sorte de prison à ciel ouvert dans lequel tout le beau monde qui l’entoure est confiné pour une raison que l’on ignore. Si ce n’est bien évidemment que tout est en lien avec une catastrophe nucléaire dont nous ignorons tous les aboutissants. Notre tâche principale consiste donc à quitter les lieux, aidé (ou pas) de certains locaux.

Le premier point que l’on se doit de souligner dans ce test de Atomfall, c’est la liberté totale qui est laissée au joueur quant à la narration du titre. Celles-ci,  qui fait fi de toute cinématiques en cours d’aventure, si ce n’est durant son intro, évolue en fonction de la direction choisie.

Tout comme dans Breath of the Wild et sa suite, il n’y a pas d’impératifs dans l’avancée de l’histoire. Une fois « dehors », on se retrouve avec 4 zones ouvertes à explorer et à se lancer dans diverses quêtes qui, parfois seront secondaires, parfois nous dirigeront un peu plus vers la sortie. Des quêtes, souvent à ne plus savoir qu’en faire, qui dépendent alors de nos trouvailles. Ca peut être une lettre trouvée par-ci par-là, ou après une discussion intéressante avec les pnj. Une liberté qui se paie toutefois au prix d’un gameplay qui manquent sacrément de profondeurs, malgré quelques touches originales.

Atomfall screenshot gameplay ps5

Un gameplay qui manque de profondeur

Pourtant, tout démarre très bien. Une fois que l’on sort du bunker, on admire la beauté du panorama qui, pour le coup, n’est pas que du tape-à-l’oeil. Sur PS5, Atomfall est plutôt joli, malgré son cachet AA assez évident. L’ambiance de la campagne anglaise/sauce apocalypse semble bien retranscrite, notamment avec ses cabines téléphoniques typiques, source de bien des mystères, et on prendrait presque plaisir à les parcourir si toute la faune et les habitants qui la compose ne cherchaient pas tous à nous nuire.

Mais c’est justement là que les choses se corsent, dans tous les sens du termes. Déjà parce que Atomfall propose un défi non négligeable, même dans son niveau de jeu le plus facile et ensuite parce que le gameplay, notamment dans ses combats, manque franchement d’éléments pour rendre le tout un minimum excitant. C’est bien simple, en phase de combats, on ne peut absolument rien faire d’autre que tirer avec nos armes à distance ou frapper avec nos poings, nos pieds ou avec nos armes blanche. Un fait d’autant plus frustrant que la difficulté est souvent exagérée, avec des ennemis qui nous repèrent à 100km à la ronde et font preuve d’une précision surhumaine lorsqu’ils nous tirent dessus.

Atomfall screenshot gameplay ps5

Même en privilégiant l’infiltration, ce n’est pas mieux puisqu’à part s’accroupir parfois dans l’herbe, parfois derrière les décors, rien d’autre, pas même les mécaniques les plus éculées du genre, ne sont de la partie. Ca en limite tout de même le plaisir de jeu à ce niveau-là. Et comme des ennemis, on en affronte dans le soft, vous comprenez alors qu’il ne vaut mieux pas en attendre beaucoup sur ce gameplay. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir voulu se démarquer avec certaines mécaniques qui pour le coup, se montrent plutôt originales et ajoutent à l’immersion  que le jeu offre.

Un aspect survie plus engageant

Là où l’on se doit en revanche de féliciter Rebellion, c’est vraiment dans la crédibilité et l’immersion d‘Atomfall. Petit exemple. Comme dans tout soft du genre, il est possible dobtenir des ressources auprès de certains marchands. Seulement,  la monnaie n’ayant pas tellement cours ou intérèt au vu du contexte social, les achats se font ici par échanges. Cette recette d’antidote vous fait de l’œil ? Alors il faudra accepter de vous séparer de certains objets de votre inventaire jusqu’à équilibrer suffisamment la balance.

En parlant d’antidote, votre personnage risque souvent de subir les maux de ces lieux et souvent, des antidotes et autres gels anti-brûlures seront nécessaires pour stopper vos blessures. Atomfall met aussi en place une jauge de fréquence cardiaque qui, lorsqu’elle est trop élevée, peut vous jouer de bien mauvais tours, surtout lors des combats. Il vous suffit généralement de rester quelques instants sans bouger pour la faire rapidement baisser. Vous devrez également composer avec un système de crafting qui ne réinvente pas la poudre mais à le mérite d’exister. Quant à vos munitions,  jeu de survie oblige, elle sont somme toutes très limitées.

Atomfall screenshot gameplay ps5

Atomfall peut se finir assez rapidement, avec environ 10h, selon les compteurs de notre test, si l’on met quelque peu de côté les quêtes alternatives, bien que le début de l’aventure nous a paru brouiller régulièrement les pistes entre ce qui appartient à l’histoire principale et ce qui constitue le coté annexe. Il existe 6 fins, nous en avons découvert 2 qui étaient radicalements différentes l’une de l’autre. Notez que l’approche de la liberté jusqu’au personnages à qui vous déciderez ou non d’accorder votre confiance, pouvant même éliminer de manière irrévocable (tuer, quoi) des gens qui semble jouer un rôle important dans votre quête. Enfin, pour mettre la petite cerise sur le gâteau,  sachez que comme c’est de plus en plus le cas désormais, l’expérience de jeu est entièrement personnalisable et modifiable à tous moment dans les options.

Résumé de notre test de Atomfall

On en parle pour le plaisir du référencement mais Atomfall n’a en réalité pas grand chose à voir avec Fallout, ne partageant même pas ses mécaniques de RPG. En fait, le soft AA brille surtout par son approche narrative, totalement laissée à la liberté des joueurs mais à malheureusement tendance à s’oublier sur plein d’aspect manette en main. C’est notamment le cas des combats, où le service minimum est assuré.

À l »inverse de l’infiltration qui, pourtant encouragée par les ressources limitées et les ennemis qui constituent un certain challenge, se voit dénué de ses mécaniques les plus élémentaires. Mais ce serait faute de prétendre que l’expérience eut été complètement déplaisante. Puisque si l’on excepte le gameplay,  Atomfall offre un certain dépaysement et peut se targuer d’être particulièrement immersif dans son genre. De plus, si l’on a évoqué la beauté relative du soft, malgré de petits écueils, AA oblige, sa fluidité n’a jamais été prise en défaut durant nos 2 parties

Atomfall est disponible depuis le 25 mars 2025 sur PC, PS5 et XBOX Series X|S, inclus dans le Gamepass Ultimate.

Les points forts

  • Très immersif
  • La liberté narrative
  • Les 4 biômes à visiter, jolis et emprunts d’une ambiance prenante.
  • Quelques mécaniques originales
  • L’aspect survie
  • 6 fins différentes
  • Techniquement irréprochable
  • La possibilité de personnaliser entièrement la difficulté
  • Un arsenal d’armes conséquent

Les points faibles

  • On ne sait parfois pas où donner de la tête,  avec toutes ces pistes lancées en même temps
  • Le gameplay combats et infiltrations,  bien trop peu engageant
  • L’IA des ennemis exagerée.
  • Pour certains éléments,  notamment le design des pnj et leurs visages figés, ce n’est pas trop ça graphiquement.
Graphismes
70 %
Durée de vie
70 %
Gameplay
60 %
Histoire
75 %
Bande-son
60 %

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Maximus
Maximus
Quelque part, dans un des millions d'univers infinis qui composent notre multivers, je déteste les jeux vidéos. Je n'y éprouve aucun intérêt et pire, je me montre particulièrement condescendant envers les "gamers". Mais c'est un autre univers.

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