Quantum : Recharged, remake soigné ?

Comme une promesse à tenir

Atari, qui œuvre depuis 1972 à nous offrir pains aux raisins et jeux vidéo bichonnés par des passionnés, sort l’artillerie lourde (?) en ce maussade été 2023 avec… un remake de son propre jeu de 1982, Quantum, et l’affuble d’un Recharged pour dire que c’est la même chose mais en pas pareil mais quand même c’est un peu la même chose mais bon en plus beau. Ils nous sortent ça l’air de rien, ou sinon celui de dire que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Mais tout de même, la version originale vous a-t-elle marqués au point que vous en chantiez les mêmes louanges qu’un Pacman ou un Tetris ? Il est permis d’en douter… et pas seulement parce que 1982 c’est ‘achement loin. Cruel ? Certes… Il reste tout de même intéressant de noter qu’on fait les fonds de tiroir chez Atari. A moins que ce ne soit une politique particulière de prise de risque face à la marée photo-réaliste et le reflux kikoo-lol. Bref, Quantum : Recharged est dans les tuyaux et son lancement est prévu pour le 17 août sur PC (via Steam ou Epic, au choix), Switch, PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series.

Il est possible que certains routards aient gardé l’original dans leur coeur, enfin… au tréfonds de leur coeur si l’on en croit son absence totale des débats nostalgeeks. Serait-il honteux d’avoir aimé ce jeu ? Le gameplay était pourtant original à l’époque. Après, il faut bien dire qu’en cette période dorée l’originalité était mise en avant à tout crin. C’était le bon temps comme le disent nos grands-pères, qui tenaient cette information de leurs propres grands-pères. Il était convenu qu’il faille en faire sinon l’apologie au moins l’annonce au regard du passé glorieux de la firme, au niveau du software comme du hardware. Les vrais comprendront. Pour les autres (et pour les vrais, en tout cas les vrais curieux), de quoi s’agit-il ? D’un OVNI vidéo-ludique à n’en pas douter. Le principe ? Vous pilotez un vaisseau dans une arène bi-dimensionnel un peu étriquée et vous encerclez vos ennemis pour les faire disparaître sans trop comprendre quel est le rapport avec un quelconque système de rationnalité. Ce qui en fait par ailleurs l’originalité. On est là pour jouer de toute façon.

On nous promet de la « résolution rapide de problèmes », comprenez le long de vos aventures destructrices (« dans l’espace il y a des batailles » – Sankukai), sans laser ni quelque arme létale. Etrange ? L’ennemi, lui, est sous testostérone : des Quarks et des Neutrons vous pourchassent au rythme de musiques qui, nous dit-on, ont été composées par une lauréate du genre nommée Megan McDuffee. Le jeu proposera deux modes : Challenge et Arcade. Selon votre préférence, vous traverserez 25 niveaux préétablis ou ferez du survival dans une arène unique, pour l’éternité si vous y croyez très fort. Et l’éternité c’est long, surtout vers la fin (Woody Allen). Pas grand-chose à dire de plus pour l’instant, on verra bientôt (17 août) s’il sera de bon ton d’en causer ou de retourner chasser des Pokemons à Bourg-en-Bresse le lundi au soleil.

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