Prévu pour le 05 février prochain, Square Enix nous offre l’occasion de s’essayer à Dragon Quest VII Reimagined, le temps d’une demo plutôt généreuse, disponible sur PC, PS5 et Nintendo Switch 2. C’est sur PS5 que nous avons essayé les premières heures d’une refonte qui tranche artistiquement avec le remaniement visuel de la trilogie HD-2D. Voici notre preview de cette première prise en main.
Preview Dragon Quest VII : Seuls au monde ?
Avant tout, contextualisons cet essai: votre cher auteur n’a jamais touché à Dragon Quest VII à l’origine. C’est donc avec un oeil neuf et dénué de tout regard nostalgique que nous abordons cette preview. Sorti initialement en 2000 sur PS1, le titre, précédant l’Odyssée du Roi Maudit qui fera entrer la licence en Europe 6 ans après, marquait déjà un premier tournant majeur. La 3D y faisait ses premiers pas, à travers la modélisation des décors et ce même si les personnages étaient toujours modelisés en 32 bits. Comme pour respecter cet héritage, Dragon Quest VII Reimagined opère également un nouveau virage artistique pour cette remastérisation.

Exit la HD-2D, place à une 3D à l’allure chibi, baignant dans un monde diorama. Le tout, coloré et mignon tout plein flatte franchement la rétine. Peut-être que l’approche ne plaira pas à tous, puisqu’elle vient accentuer un aspect enfantin. Mais sous ses thèmes matures, Dragon Quest n’a jamais eu la vocation d’être la plus adulte des licences jrpg. En ce qui nous concerne, le seul aspect de cette DA qui nous rebutes (un peu) est le chara design de Kyllian. Le jeune prince heritier possède en effet une bouche aussi large que son visage, faisant de lui un personnage qui semble sorti tout droit des Thunderbirds (on vous laisse aux bons soins d’internet pour cette ref sf peu subtile).
Mais passons aux choses sérieuses. L’action du jeu prends place sur l’île de Melyor, perdue au milieu d’un très vaste océan. Selon toute vraisemblance, il s’agit du seul lieu vivable au monde, le reste n’étant que vaste étendue d’eau. Selon notre héros, fils de la star locale de la pêche ainsi que le prince Kyllian, qui donne bien du fil à retordre au roi et de la jeune espiègle Maribel, qui en fait de même avec ses parents, on y croit pas un mot. C’est donc dans une grande aventure à travers le temps que nos amis vont s’embarquer, afin de prouver que le monde est bien plus que cette minuscule île.
Une belle vocation
Si le scénario de Dragon Quest VII Reimagined se met doucement en place, le jeu nous invite dès ses premiers instants à partir à l’aventure, avec un aspect exploration qui se veut aussi dense que minimaliste. On tombe sur des petits coins verrouillés dont on sait qu’on reviendra plus tard, on rentre dans les maisons et autres bâtisses par toutes les entrées pour accéder à tous les recoins possibles, on taille la discussion avec absolument tout le monde, bref: c’est plein de vie. C’est alors qu’après avoir mis la main sur 3 fragments de pierre, on démarre réellement le voyage. Un voyage qui consistera donc à ramener dans le présent des îles qui, pour d’obscures raisons, ont été condamnées a errer à jamais dans le passé.
D’ailleurs, cette demo prenait fin peu de temps après que nous ayons révélé au présent l’île de Kerael, toute première de l’aventure. Evidemment, qui dit rpg dit combat et si le modèle ne chamboule rien, il n’en est pas déplaisant pour autant et tire notamment son épingle du jeu avec un système de vocation. Propre à chacun de nos héros, celui-ci permet entre autres d’activer une compétence qui permet de faire davantage de dégats. Il s’agit en fait d’un système de classe qui permettra à terme de spécialiser nos personnages. Pour le moment, nous n’avons donc fait que l’effleurer mais si l’on ajoute le système de double vocation, que l’on retrouvera dans l’aventure complète, les synergies et combinaisons promettent une belle variété.
Point appréciable, contrairement aux opus HD 2D, la caméra reste maniable. Ce qui est un peu normal au vu de l’aspect labyrinthique de la map, offrant souvent plusieurs points d’entrées. En revanche, il faut quand meme se contenter d’une rotation à 360°, le titre gardant alors sa vue du dessus, sauf pendant les phases de combat. Souvent aussi, une action contextuelle permet de lancer une petite saynete de dialogue (ou monologue plutôt) avec nos compagnons, un peu à la manière des Tales of. En revanche, on espère que le coté téléguidé du jeu ne le sera pas autant qu’il ne l’est dans cette démo à travers cette feature (le jeu semble déjà l’être beaucoup sans ca).
Resumé de notre preview sur Dragon Quest VII Reimagined
Cette première prise en main s’avère on ne peut plus concluante. Les combats s’annoncent vifs et intenses, d’autant plus avec pas mal de choix paramètrables et le système de vocations promet de nombreuses possibilités. Le titre tranche avec la DA des derniers remakes en date avec une approche différente et plus originale, tout en respectant le chara-design de feu Akira Toriyama. Le resultat est aussi mignon que chatoyant. Il nous tarde maintenant de voir si le voyage à travers le temps et les îles sera aussi riche et varié qu’escompté mais cette démo nous donne en tout cas très envie de retourner en exploration pour percer les mystères de ce monde.
Dragon Quest VII Reimagined sortira le 05 février 2026 sur PC, PS5 et Nintendo Switch 2.

