Break’intellect #9 : La technologie de Georges Orwell existe bien

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Bonjour les lecteurs, ravis de vous retrouver pour un nouvel épisode de Break’intellect ! Aujourd’hui, petit retour sur un sujet que personne ne croyait devenir réalité, même à la fin du 20ème siècle : la domination de la technologie. On avait à l’époque le téléphone de Graham Bell, les bateaux à vapeur, la révolution industrielle en somme ! Nos ancêtres pouvaient-ils pour autant imaginer que notre téléphone pourrait condenser un jour presque tous les aspects de notre vie ? Et surtout, y-a-t’il une limite à ne pas dépasser pour ce petit auxiliaire qui tient dans une poche ?

1984, les premiers avertissements

On parle bien évidemment ici de l’oeuvre de Georges Orwell. Une intrigue dans un monde dystopique où le langage prend la forme d’une atteinte au pouvoir. Plus encore, la population se voit « dressée » pour correspondre aux dogmes :

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« La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force » (1984)

Sans compter la toute puissance de Big Brother, cet entité qui contrôle tout et tout le monde. La phrase « Big Brother is watching you » est un euphémisme face au cadre de l’intrigue : ce sympathique « grand frère » n’est pas une figure de protection ou de bienveillance, et il ne fait pas que regarder. De nos jours, nous savons que tout nos faits sont catalogués : les endroits où nous allons, ce que l’on achète en ligne, nos centres d’intérêts. Bien que les puissances comme Google affirment que c’est à des fins publicitaires, il y a de quoi se poser des questions… essayons tout de même de pousser le vice en rendant la technologie plus qu’indispensable.

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Black Mirror, ce n’est plus de la fiction

Nous allons nous intéresser au premier épisode de la saison 3, Chute Libre. L’opus nous livre la vision d’une société qui n’agit pas naturellement, mais par notations. Chaque rencontre sera notée par rapport à votre gentillesse, votre politesse ou même vos bonnes actions. Ces résultats forment un score qui vous donne des avantages : un loyer moins cher, des événements prestigieux. Une vie plus facile. En contre-partie, un mauvais comportement fait baisser drastiquement votre note, jusqu’à finir en prison pour la protagoniste de l’épisode. 

Cela est devenu réalité en Chine avec le « crédit social » : des bons ou des mauvais points influencent vos voyages en avion, vos déclarations fiscales, vos autorisations de prêts bancaires et on en passe ! Il s’agit d’une expérience qui sera effective dans tout le pays d’ici 2020, aidée par des caméras de surveillance à reconnaissance faciale. Les punitions sont rudes : une sanction peut durer de quelques mois à quelques années. Pour les gamers par exemple, c’est la douche froide : trop de temps sur les jeux vidéo ou la modification de votre connexion internet fait baisser la note !

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Gattaca : la technologie vous fiche

Partons maintenant pour San Francisco, en 2018. Si vous ne connaissez pas le film Gattaca, nous vous résumons rapidement le principe : le monde a connu une évolution scientifique telle que l’on peut modifier les gènes de son enfant avant sa naissance : couleur des yeux, des cheveux, les aptitudes intellectuelles, le nombre d’enfants en cas de grossesse multiple.

“Vous voulez donner à votre enfant le meilleur départ possible. Croyez-moi, nous avons assez d’imperfection comme cela. Votre enfant n’a pas besoin de tare supplémentaire. Pour 5 000 dollars de plus, nous pouvons ajouter le don musical ou mathématique.“ (Gattaca)

Dans la réalité, tout ceci n’est pas encore possible : mais on y arrivera peut-être un jour, et cela fait froid dans le dos. Depuis l’année dernière, la ville prélève un échantillon d’ADN sur les nouveaux-nés pour que les informations génétiques soient transférées dans une biobanque.

Bien évidemment cet échantillon peut être refusé et demandé à être détruit, mais certains médecins n’hésitent pas à « oublier » de prévenir les parents de la procédure. Elles seront utilisés pour les disparitions, les identifications de corps, ou même certaines affaires policières. Deux éléments viennent pourtant noircir le tableau. Les données collectées sont anonymes, sous un numéro d’identification. Néanmoins, si la base de données (votre ADN) est utilisée pour un test, ce dernier est considéré selon la loi comme une « propriété de l’État ». Second point, la biobanque est considérée comme un service public. Cela n’empêche pas des entreprises privées d’acheter votre ADN pour une somme comprise en 20 et 40 dollars ! 

Rassurez-vous, ceci est interdit en Europe pour l’instant. La Convention européenne des droits de l’Homme considère que ce qui appartient à notre corps ne peut pas faire l’objet d’un « patrimoine ».

L’évolution technologique et son cache-misère

Personne ne peut renier le caractère utile et fantastique de la technologie actuelle. La VR en est un parfait exemple : sans bouger de votre canapé, vous pouvez voyager, visiter des musées, et jouer en immersion totale. Le cinéma en a fait un sujet particulièrement sombre. Prenons deux mises en scène différentes.

Ready Player One, tout est beau dans mon casque

C’est l’histoire d’un adolescent qui tente de gagner une récompense faramineuse : un développeur de jeu VR a caché un Easter Egg dans son jeu, et celui qui le trouvera gagnera un très grosse somme d’argent. Nous sommes alors en 2045, et le monde n’est qu’une immense ruine où la survie se veut difficile. La VR sert ici d’échappatoire à l’univers qui entoure les personnages pour se plonger dans un monde où tout va bien, où le mot maître est liberté. Bien que le film de Spielberg soit une pure fiction, on peut y voir un certain parallèle avec notre société actuelle et l’utilisation des réseaux sociaux et les jeux toujours plus réalistes qui nous coupent du monde.

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Sword Art Online : amour du jeu et casque mortuaire 

Dans cet animé, l’histoire est relative à Ready Player One : un jeu où l’on peut s’immerger d’une telle façon que tout nous paraît réaliste, toujours grâce à une technologie avancée. Il suffit d’un casque branché à notre ordinateur et d’installer le jeu. Un jour pourtant, ce MMORPG prend des allures de cauchemar. Le développeur du jeu a retiré l’option Quitter, et les joueurs se retrouvent coincés dans cet univers. Cela va même au-delà, puisque enlever le casque assure une mort cérébrale immédiate à son utilisateur. Le seul moyen de s’en sortir est de terminer la tour principale jusqu’au dernier étage.

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Dans Sword Art Online, l’humanité se retrouve en quelque sorte prise à son propre piège. Beaucoup de joueurs veulent échapper à la réalité, et c’est ce qu’à choisir de leur « offrir » le développeur : un moyen quasi éternel de ne plus participer aux activités du monde extérieur. Comme on peut l’imaginer, cela ne plaît à aucun des personnages, ce qui prouve un tant soit peu que l’être humain n’est pas encore prêt à se laisser submerger par la technologie.

C’est tout pour aujourd’hui ! N’hésitez pas à nous proposer de nouveaux sujets où à donner votre avis.

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SmockingOwl
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Fan de littérature et de films d'horreur, je vous transmets ma passion pour les jeux vidéo ;) Peace !

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